RECORD: Darwin, C. R. 1877. Des effets de la fécondation croisée et de la fécondation directe dans le règne végétal. Ouvrage traduit de l'anglais et annoté avec autorisation de l'auteur, par le Dr Edouard Heckel. Paris: C.Reinwald et Cie.

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FÉCONDATION CROISÉE

DANS LE RÉGNE VÉGÉTAL.

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DES EFFETS

FÉCONDATION CROISÉE

DANS LE RÈGNE VÉGÉTAL

r Edouard HECKEL

ion of the Trustée, of the Natural History Muséum

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TABLE DES MATIERES

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IVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

Le nouveau livre de Ch. Darwin, dont nous donnons aujourd'hui la traduction, n'est à proprement

parler que la suite et le complément de son étude sur la Fécondation des (h-chidèns dont la deuxième édition vient, de paraître. enrichie d'une nouvelle série d'observations intéressantes, qui imites viennent corroborer les premières conclusions. Il n'était pas possible qu'après avoir expérimentalement dégagé une loi dent l'action profonde semble s'être accusée d'une manière particulière dans tout le remarquable groupe des Orchidées, le savant auteur de \'On)/i>ic des espaces ne fut pas conduit à porter son observation sur les autres ternies de la série pour y poursuivre dans leur manifestation les résultats de cette < horreur de la nature- pour les perpétuelles autofécondations. • Le nombre des familles assujetties à l'expérimentation la plusseru-puleuse est suftisant, le choix en a été fait, avec le plus judicieux discernement, tant parmi les végétaux rclativcmeni peu élevés en organisation qu'au

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milieu do eeuv qui occupent le sommet de l'échelle. Il existe cependant quelques groupes qui ont pu se dérober à l'observation cl aux recherches de l'auteur, en bénéficiant d'une disposition spéciale des organes reproducteurs, qui semble interdire toute introduction ou accidentelle ou même expérimentale d'un pollen étranger.

Quoiqu'il en soit, des faits nombreux que l'auteur met au jour de la science, il se dégage sans conteste, pour tout esprit non prévenu, â la fois la loi que nous avons déjà énoncée, et cette vérité non moins importante que le croisement n'est pas favorable par lui-même, niais bien par l'introduction d'un élément cellulaire fécondateur présentant quelque différence avec les éléments propres à la plante fécondée. A tous les points de vue, ces faits bien acquis sont d'une valeur indiscutable.

De même que les fonteniers de Florence savaient que la nature a horreur du vide, nous avons conquis, par les expériences de ('h. Darwin, cette notion certaine que la nature a intérêt à éviter, par tous les moyens possibles, les autofècondations perpétuelles dont l'action est funeste au développement de

les causes de cette horreur. Quelle est la limite exacte de cette antipathie, dans quelle direction se

produit-elle, quelles conditions la guident en l'accentuant ou la font varier en troublant les résultats ordinaires de la fécondation croisée, quelle est enfin la cause vraie, matérielle, tangible de cette

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préférence pour un pollen étranger développé sur une plante génératrice qui a véeu dans des condi-i ii ms légèrement différentes de la pi nde-gra i ne '. V< >i là maintenant ce qu'il nous faut apprendre, voilà ce qu'il nous faut elierclier dans l'intérêt de la biologie générale. Kn entreprenant res recherches dans les végétaux, dont les mystères de la reproduction m Mit plus accessibles à notre observation directe, n'avons-noiis pas l'espérance (stimulant bien légitime!) de pouvoir étendre au régne organisé tout entier un fait qui se serait, dans eci. ordre d'idées, nettement ilegagi'' de l'expérimentation? La voie se trouve largement et magistralement ouverte par les résultats consignés dans le présent livre, les travailleurs ne manquent pas et la gloire des Torrieelli et des Pascal est bien faite pour exciter l'envie : à l'œuvre

Pour nous en tenir aux plantes, il est certain qu'il

existe entre espèces voisines des. <t/fi».îf,>s s}i>>çifi/<>s (mots euphémiques destinés à masquer notre ignorance) qui se traduisent ouvertement par la formation constante d'un même hybride, alors que rien n'explique jusqu'ici l'inégale diffusion de la forme réciproque. Ce fait est bien évident, pour n'eu citer qu'un exemple, dans le Slochys palus-tri-sijlcidica Rchb. que l'on reileontre toujours au voisinage des générateurs, tandis que le Stnch;/s ï_i//n>tico-i>tiii.ts/,-i.v esi excessivement rare; et cependant les parents sont également visités par les insectes. T'est, à mon sens, en recherchant les causes

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peut-être plus accentuées de ces anomalies bien eon-

plusrapideet plus lacile.àconnaitre les Yi-.ii do l'hurreurdela nature pour les perpétuelles auto-fécondations, car. en effet, .sur ce terrain, les raisons matérielles qui excitent, toutes choses égales d'ailleurs, les préi'érenées de l'ovule pour tel ou tel pollen se manifestent d'une façon qui, éveill;ini plus immédiatement l'attention, doit les faire tomber plus facilement sous nos sens.

Ouant a la loi elle-même, aujourd'hui rendue indiscutable par les résultats que l'on trouve ici longuement et savamment développés, elle était déjà généralement pressentie, depuis l'apparition delà Fèci.iniltrfion "V.s Orchi<!rc*, par laplupari des naturalistes philosophes. On sent qu'en dehors de toute expérimentation, la généralité s'en dégage, pour tout esprit en quête des résultats du perfee-lioimemenl organique dans la série végétale, à- la suite d'un examen attentirde la direction spéciale qu'affecte ce perfectionnement dans les organes reproducteurs. Toutes les Heurs gamopétales, pour ne parler que des plus parfait.es entre toutes, avec

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i multiples que variés qui, au ins, en ornent la corolle, ne îaites, en effet, pour assurer, toute particulière, l'intervention fructueuse des insectes? N'est-ce pas dans les Gamopétales surtout qu'on rencontre ces artifices admirables par lesquels le végétal, perdant en apparence sa nature spéciale pour se rapprocher de l'animalité, voit ses organes mêles ou femelles devenir le siège de mouvements qui ont évidemment pour but un croisement assuré? N'est-ce pas un groupe particulier de ces même-; <eimopetales qui est caractérisé (nouvelle et surprenante division du travail!) par le stigmate bilamellaire et irritable dont les lèvres saisissent avec avidité le pollen étranger ' ? Une loi que consacre à la fois le raisonnement et l'expérience ne saurait être ébranlée par quelques exceptions qui ne demandent qu'à être mieux étudiées. Pour toute intelligence capable d'embrasser la nature dans une faible portion de son vaste ensemble et d'eu percevoir les grande* harmonies, il n'est pas nécessaired'insisterisur l'im-

-loirc personnelle de ("-h. Darwin n'avait plus à l'ambitionner, celle de l'humanité nous poussait à la désirer pour notre époque de progrès scientifique. Car, on le remarquera, nous ne sommes pas ici en

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présence d'une pure conquête île l'ordre spéculatif-, toutes les sciences tributaires de la botanique devront, en effet, dans une large mesure, bénéficier immédiatement des résultais indiqués dans ce livre et de l'importante découverte qui les couronne.

On peut, sans se faire illusion, prèvoi r déjà que le croisement des [liantes, abandonné jusqu'ici au caprice des éléments ou aux seules forces de la nature, sera, désormais méthodiquement effectué, avec le succès qu'il promet, par toute la légion intelligente des prii iieie-iis, horticulteurs ou agriculteurs justement, préoccupes de conserver à leurs variétés certains caractères importants obtenus à- grand'peine. En un mot, toute une série d'applications non velles. quotidiennes et d'une utilité primordiale doit surgir de la mise en oeuvre des faits observés, (''est là un des plus beaux privilèges presque toujours assures, tôt ou tard, aux grandes découvertes péniblement acquises: celle dont le savant anglais a enrichi la science biologique, moins que toute autre, par sa nature même, ne saurait manquer d'en profiter.

Après ce que je viens de dire, la valeur de l'ouvrage me semble démontrée et sa traduction suffisamment justifiée. Pour ce qui me concerne, je n'ai cru mieux pouvoir témoigner mon admiration pour la patience des recherches qui y sont exposées, indépendamment de toute idée philosophique, qu'en acceptant le rôle modeste de traducteur qui est peu en harmonie avec mes habitudes de travaux personnels. J'offre donc ce livre avec confiance a ce

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public, dont L'espril large et indépendant sait apprécier les grandes choses, quelle qu'en soit l'ori-

Ki»n, ai'.i. 1IECKEL.

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les i; iii. i s

SE ET

CHAPITRE PRKMIKU.

11 est de toute évidence que l.-s Heurs -lu plus erund noml,rr des plant™ sont construites de façon à être acei-

di-uldU-iiu-nliiuJialiilu.-.......ont fécondées parcroken.entau

moyeu du pollen d'une autre tlour située soit sur uu inouïe pied-soit plus généralement, eonime nous le verruns dans la suite, «or un pied distinct. Quelquefois la fdeondation eroiséo est assurée par la séparation des seses; dans nu grand nomluv rie eas, elle l'est par la iion-eoineidonee de la maturilé dues le pollen el dans le stigmate, lie pareilles

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deux sons-classes : les protérandres, dans Lesquelles le pollen est mûr avant

dans l,-si[Ht-lU'S le- contraire a lion : cette dernière espèce de iliclioL'amit' n'est, ilu reste pas. ;i beaucouj commune que la première. La fénu: assuré.', dans de noml-r.                                          i'ioiis méca-

niques d'uni' remarquable beauté ayant pour résultat dp prévenir l'imprégnation des hVurs parleur propre pollen. Il existe une petite classe il.' plai iJ!ii>i-t,-j<]ics et /r/ii'ûi'jshesj mais auxquelles .. a donné le nom mieux approprié classe renferme des végétaux présentant ! : formes distinctes adaptées pour la fécondation réciproque. si bien que, comme les plantes ù sexes séparés. .-difficilement èttv pri\> -

génération.                                                               • quelques

rieurs sont irrilalilrs. et les insectes ipii les touchent se saupoudrant de pollen dont le transport sur les autres .-.-: efïeciué. D'autre part, il y a une classe de jdantes dai -

l'ini prestation parle pollen delà même plante, mais peuvent .-ire féi.ouilés par un autre individu île la même espèce. Il existe aussi quelques espèces qui sont partiellement stériles avec l.-iir propre pollen. Enfin, il est une nombreuse elasse dans laqm!!                                               ' aucun obstacle appa-

rent de quelque sort.' que ce soif a la fécondai;

s ml fréquemment en n eause de la prépondérance du polL individu ou d'une autre variété, sur le pollen plante.

Comme, parées moi plantes sonl

en conclure qu'elles doivent tirer un yraud pr manière-d'être, et c'est l'objet du pr-

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livi' la nature et l'importance de ces avantages. Il y a cependant quelques exceptions j.;ta rlïï 1rs végétaux eons-i mils île façon à permettre ou à favoriser la fécondation croisée, car quelques plantes semblent éhv invariablement auUtfécoudées, quoiqu'elles portent 'les traces indiquant qu'elles mit été autrefois adaptées poui1 la fécondation croisée. Ces exceptions ne sont pas île nature à jeter du doute sur la justesse de la règle ci-dessus IVhtmii[i'-i- : il faudrait plus que l'existence de quelques plantes hVuri«an1 sans jamais donner de graines, pour élucider cri le vérité que 1rs fleurs sont adaptées pour la production des semences et la propagation de l'espèce.

-Nous devrions toujours avoir présent à l'esprii ce t'ai! évidrnl que la f'ruçlitiralion est le principal but île l'acte fécondai if, el que Ce but peut et fe a! trial, elle/ les piailles hermaphrodites, ;Lvre uiiecertilude incomparablement pi as grande, par la fécondation propre .pie pur l'union des éléments sexuels apparteiiani à deux Heurs on ù deux plantes distinctes. De plus, il esl d'une vérité incoutrstable 'pie d'innombrables tlnirs sonl adaptées |,(.hiir la fécondation croisée aussi bien que les dents ri les serres d'un animal Carnivore sont faites pour saisir une proir, ou que les ai-gretlrs. les plumulesrl les crochets d'unr graine soûl adaptés pour sa dissémination. Les fleurs sont donc construites de façon à alteindre deux luils .|ui jusqu'à un certain point sont antagonistes, ce qui explique certaines anomalies apparentes dans leur structure. L'étroite

proximité îles anthères ri du stigmate dans .....: rnulli-

tude d'espèces favorise ri rend souvenl oldigatoire I'.aulo-frcinidation, mais ce bu< <<'{• '' .mi.;.,! i.jrSi plus sûrement si les fleurs avaient ri .-,.,! closes, car alors le pollen n'eût jamais été ,-M ,,., ,, . .„ t.,,1, malfaisanir île la pluie, ou à la dent des insectes, cuimue cela se produit souvent. De plus, dans i.v cas, une très-petite quantité de l'olleu mil été' snllisante pour assurer la fécondation,

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taudis qu'il s'en produi! des millions de grains. Au contraire, l'<.'l|iario\iissi.'iiu'iLl des fleurs et In production d'une grande abondance de pollen sont nécessaires pour la fécondation croisée. Ces remarques sont bien mises en lumière parla manieiv d'et i'e des pl;uilesditese/,!/s-/oyéojc'.ï ', (jui portent sur le même pied deux espères de fleurs. Les unes smit petites e( complètement fermées, aussi ne peu-vent.-elles pas être croisées, mais elles sont très-fertiles, malgré la minime quantité de pollen qu'elles produisent. Les Hciiis de l'autre espèce renferment beaucoup de pollen et Sont ouvertes: celles-là peuvent être et sont, en effet, souvent, fécondées par croisement.", liormann Millier a aussi découvert ce l'ail, important qu'il existe des plantes se. présentant sous deux formes, c'est-à-dire qui produisent sur des pieds distincts deux espèces de lieurs hermaphrodites. La première l'orme porte des petites Heurs construites pour la fécondation directe, tandis que l'autre entendre des fleurs plus grandes et [dus remarquables, évidemment construites en vue de la fécondation

L'adaptation des Heurs à la féconda sujet qui m'a intéressé pendant les tre:

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jservations, rendues du reste superflues

par la pul il libation récente 'le plusieurs excellents mé-.....ires sar cette matière. En 1857, j'écrivais ' un petit article sur lii fécondât i.....lu haricot, ri. en lSl(i2, paraissait

mon travail sur les artifices par lesquels les Orchidée? exotiques cl indigènes (de la Grande-lJrclagne] sont fécondées par les insectes. Il nie sembla qu'étudier un groupe de plantes aussi soigneusement ijiie possible était un meilleur plan que de publier une km une série d'observations mêlées et imparfaites. Le prése-nl ouvrage est. le

eondation sont peul-élrr plus apparentes rbe/ lesi U'ch idées ipie dans quelques nui n s groupes de plantes; mais c'est nue erreur que île dire, comme quelques ailleurs l'ont l'ail, qu'elles constituent un cas exceptionnel. L'action comparable à relie d'illl levier îles étamines de Sulrin (ilécrite par lîiblelirand. In W, 0;;lr. <<i d'autres), par Eaquelle les nnlliércs se Iroimuil ahaissét-s et frottées sur le dos îles abeilles, montre une struelure aussi parfaite que celle qu'on peut, rencontrer dans quelques Orchidées. Les Heurs

partieulier M. T. IL r'arrer, ofl'renl d'innombrables adap-lalions fort curieuses pour la. fécond a lion croisée. Le ras du l'osvt/itei-i't f'miji-ruis (Ilubiacée) est aussi remarquable que celui de h plusétouuaulel Ircllidée. Lesétainines, d'après l-Vit/ Miiller'\ sont irritables, de façon que dès qu'un papillon visite une (leur, les anflmres érlalenl. et l'ouvrent l'Jnsecle de pollen : un des filets, qui est plus

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large que les autres, se met alors en mouvement, e lu fleur pendant- environ douze heures, pour r

temps écoulé, à su position initiale. Dès lors, le sligmale ne peut plus être fécondé par le pollen de La même fleur, mais seulement par celui qui est apporté d'une uuuv ileur siii' mi insecte. Hniiu d'autres remarquables dispositions pour le mémo luit pourraient être encore énumérées.

Bien avant que je ne me fusse occupé de la fécondai icn .les fleurs, avait paru, en Allemagne, l'an 171)3, un remarquable livre île ('. K. Sprengel ; f)n\ r,i/,/f;-/;/c (ic-fwiinnis.v :/cr X"/t>.i''. dans lequel il prouve elairemeni., pur d'innombrables observations, le rélo essentiel que jouent les insectes dans la fécondation île beaucoup de (liantes. Mais il éiait en avance sur sou temps et ses découvertes passèrent longtemps inaperçues. Depuis l'apparition de mon livre sur les Orchidées, un grand nombre d'excellents travaux sur la fécondation (tels que ceux de Hildeltrand, Delpiuo, Axel et. Hcrmann Millier''), aussi bien que de nombreux petits articles, oui été publiés. Une liste de ces travaux remplirai! plusieurs pages, cl ce n'est pas le lieu de donner ici leurs litres, car nous

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n'avons pas en \ uo I'-- moyens, niais bien les ri-s.ull.als 'le la i'éc.....lation croisée. Quiconque s'intéresse aux mécanismes par lesquels la nature arrive à ses Uns, lira ces livres et ces mémoires avec le |.lus vif intérêt.

Par mes propres observations sur les (liantes (observations guidées jusqu'à un certain [toini par l'expérience îles éleveurs d'animaux), je suis, ilepnis de longues années. arrivé à être couvai uni qu'une loi générale, rie ta nature veut que les fleurs soient adaptées pour le croisement, au moins accidentel, par le pollen d'une plai'.te distincte. Sprengel. dans son temps, entrevit cette loi. niais eu partie seulement, car il ne parait pas qu'il lit ia moindre différence entre le pouvoir du pollen de la même plante et celui d'une plante distincte, llaus l'introduction de son livre (p. -1), il dit. au sujet des sexes qui sont séparés dans beaucoup de ilcurs. et au sujet de beaucoup d'attirés tleurs (pli .^.inl dieliogames : « Cela montre que la nature n'a. pas voulu que chaque Ib'ur (Vu fécondée par son propre pollen, ii Du l'esté, il était loin d'avoir toujours eu cette conclusion présente à l'esprit ou, du moins, il ne lui accorda pas toute son importance (quiconque ]|| nés observa-lions avec soin en esl frappé) ; aussi se méprit-il sur la signi lient ion de quelques dispositions variées. Mais ses dé-couM'Hes sont si nombreuses et son travail si excellent, qu'il ne perd rien à supporter quelque critique. Un juge très-compétent. 11. Millier, .lit également1 : « Il est remarquable ,1e voir le grand nombre rie cas ,l;,ns lesquels Spreugel a nettement compris que le pollen meut transporté sur le stigmate des autres Heurs <

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mémo espèce par les insectes qui les visitant, et cependant il no s'imagina pas que ce transport pût être rie quelque utilité ;iux pltuit.es elles-mêmes. »

André Knight' vit, la vérité plus clairement, quand il dit : « La nature veut que des rapports sexuels s'établissent entre des pituites voisines de la mémo espèce. » Après avoir fait allusion, autant que le lui permettaient les con-naif.sîL......s imparfaites de l'époque, aux procédés différents par lesquels te pollen est. porté d'une fleur à l'autre, il ajoute : « La nature a en vue quelque chose île plus «pie de faire servir chaque niàlo à féconder sa propre ileur. » En 1*1 1. K-'dreuter taisait clairement allusion à la même loi. comme le fit plus tard un autre célèbre hvbrideur de plantes, Herbert '. Mais aucun de ces distingués observa-leurs ne narair. a\oir été assez imbu de la vérité et de la

p-jiui

l. je lecrois vrai, quoique ox-mient, et j'aurais dû ajouter elle-même, que la propaga-

st le but capital. H. Millier, en insi e dernier point, a rendu grand ser Il me vint souvent à l'esprit qu'il si

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les fleurs croisées seraient, eu quelque façon, eux provenant des fleurs autoféoondées. Mais.

, effet apparaissant, îles la première généra-ite il'uu croisement même le plus rapproché

ries piaules, pendant de nombreuses geiiératnms successives, pour arriver à quelques résultais, .finirais dû réllé-cliir à ceci, que tant de précautions .accumulées pour favoriser la fécondation croisée (nu les trouve ilaus un grand nombre de plantes) ne pouvaient pas avoir étc prises dans le liul soil d'atteindre quelque avantage médiocre cl éloigné, soil d'éviter un mal léger ou à longue échéance. Du reste, la fécondiilion d'une fleur par son propre pollen correspond ji une i'ornie plus rapprochée d'etitn.-rroisemenl qu'il n'est possilile de l'obtenir avec des animaux bisexuels ordinaires, de façon qu'un résultat, plus pronipl pouvait. être attendu.

Knfinje fus conduit à commencer les exjiériences que je rap|iorle ici, par les circonstances suivauics. Dans le bul d'éclaircir certains points avntil irait, à l'hérédité, et sans aucune pensée d'étudier les effets dos enfre-eroisenionls rap-proehés. j'éfaldis très-près l'une de l'autre deux couches de semis autofi'coudés et croisés [ii'ovenaid. du même piod de Itiiiri.rki i-iilj/ari.s. A ma surprise, les phmis croisés parvenus à l'état adulte f'ureul bien plus grands el bien plus

V m.....'eux que les plaids autoférmulés. l.es abeilles visitent

incessaiiiinenl les Heurs de celle liuaire. transportant le pollen de l'un à l'autre sIi-miiule : si ces insectes sonI écartés, les tleurs produisent Irès-peu île graines, de sorte que les plantes sauvages, donl |irovenaieui mes semis, devaient avoir été entre-croisées durant Uni les les générations précédentes. Aussi me parui-il abs..lumeiil inadmissible que la.

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lesileuxCOUidiesite semis put el n

i'i un seul acleilnutolecouilalion, etj'attribuai t'es résultats;'! l'imparfaite maturité iirs graines :ïiii<liV^-.Muli'-cs (il était cependant 1"'U probable que tOUles fussent dans cri état), OU i'i

louic autre cause accidentelle et inexplicable. L'année suivant, j'établis dans le même but. comme antérieurement, lions grandes plnles-hmides hvs-râpe roc bées contenant îles semis autoféeondés ci croisés d'ieilh . . caryo-phyllus). Cette plante, comme I» I in , n -que stérile en dehors île l'action îles insectes, el nous pouvons tirer i]e ce faii la même conclusion i[iie ci-dossns, à savoir, nue les plnnis général eurs doivenl avoir été mire-croisés à ehaijne génération nnlérieure ou à peu près. Néanmoins, les semis autoféeondés lurent neilernenl iule-rieurs aux croisés connue taille cl connue vigueur.

Mon attention était, maintenant unit à l'ail éveillée, car je pouvais iliilieilc.....ni mettre en iloiite que la différence entre les deux couches ne fin uttribunblc à ce qu'une série de piaules était In descendance des llelirs croisées el l'autre celle des Heurs nutoférondéos. l'ai conséquence, je choisis, presque au hasard, deux autres plantes qui venaient de fleurir dans ma serre ; un Mi„u,lun ln.h-n.s et un !/">,,i'r/i /.a,-j.itfi't: : (eûtes deux, dillérnul eu cela de la lin.'iireei de l'œillet, sonl partailemenl 1'eHiles en dehors de l'action des insectes. Quelques fleurs, sur une seule piaule des deux espèces, l'uivul fécondées avec leur propre pollen; d'autres furent croisées avec le pollen d'un individu distinct : les deux piailles linvul. du reste, protégées contre les insectes par un tissu, t in seum les graines croisées et iint.ot'éc.ofulées ainsi produites dans deux points np-

arrivées. a l'état adulte, ces piaules l'urenl mesurées cl comparées, l.Mns 1rs deux espèces, coinme pour le cas de la liiui.ii'o et de i'reilf/'t, les semis émisés l'urenl remarquablement supérieurs, pour la taille el pour Ions les au ire-

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[joints, aux plants autoiécondés. Je résolus alors do commencer avec dos plantes variées ..... longue série d'expériences, '|iii furent continuées pendant on/e anm sives. Nous verrons dans l:i. suile (jus; les plantes croisées l'ouï emporté, dans la plus grande unij.icii'' des cas. sur 1rs plantes autofécondécs. Du reste, rjUrl^neseasexceptionnels dans lesquels 1rs piaules croisées n'ouï pas en la victoire pourront, être expliqués.

Je ferai observer .|ue par al>révialion j'ai parlé et que je

laisdeboutun toujoursquel.

, propre polie,

menl de Heurs (deux ou trois dans le cris contraire), lui placée sous une iii\/.v tendue suc un châssis et assez lar^e pour la rouvrir, die et son pot (|iiand elle en comportait, sans la toucher. (.V dernier poinl est iin]ioclant, car si les fleurs lonehenl la en/e. elles peuvent être croisées par les abeilles, comme je l'ai constaté, et i|uaud le tissu est humide le pollen peut èlre eiulaiiina:.'é. Je me servis d'abord d'un tissu de coton blanc à mailles Irès-tlnes. mais j'employai ensuite une r;a/e rlonl les mailles avaient un diamètre de 0'".l)0:?2 : ce tissu, je l'ai appris par expérience, est un obsi^iele pou rions les insectes, excepté pou Mes Thrips i|n'aih une gaze ne peu.1 arrêter. Sur les plantes ainsi pi-o-lépV's. beaucoup île Heurs Curent uiac|uées, puis fécondées avec leur propre pollen; en même temps, sur la même

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fie rapprocher autant i|uc possible ces expériences de ce qui se passe dans l;i nature avec les piaules fécondées par l'intervention des insectes. Dans ers conditions, quelques-unes drs Heurs qui furent croisées peuvent avoir manqué d'être fécondées, et ont été, plus tard, aiitofécoinlées. Mais celle source d'erreurs, et quelques autres encore, seront bientôt discutées. Dans quelques rares ras d'espèces sponlané,nei)l

iiomlire de cas encore, de

les visitent incessammei me suis trouvé de varie procéder, présente des a avanlaires; mais lorsque dans le mode de fraiten développements afférents

(nlrnves.au milieu du sable liunnde, ni dmiN points <q>-|iosés d'un grand verre recouvert, avec, une glace, en avant soin île séparer les deux lots : le verre l'ai placé sur une cliendure dans une pièce chaude, -le pouvais ainsi observer la Lterminalion des graines. Il arriva quelquefois que écriantes semences gennèreni. avant 1rs autres: elles furent l'cjrlik's. Mais, chaque fois que deux graines levèrent eu même temps, elles lurent semées dans le nièrnr pot, en deux points opposés et. avec une séparation superlicielle. Je procédai ainsi jusqu'à ce que. au total, six à vingt sujets et plus, du même âge, fussent plantés dans des poinl.s opposées de diflercuts pots. Si un des jeunes plants devenait malade oc se trouvail endommagé d'une façon quelconque, il était arraché, puis jeté, et son antagoniste placé dans le côté opposé du même pot partageait le même sort.

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Comme un grand nombre de graines furent, enterrées dans le sable pour y germer, beaucoup y restèrent après l'enlèvemenl des couples choisis. (Juelfpues-unes étaient en état de germination et les au 1res intactes; elles furent semées dru dans des points opposés d'un ou de deux pots plus grands, ou encore en pleine terre, en deux longues rangées. Dans ce eas il se produisait, d'un côté du pot, parmi les et, de l'autre côté, parmi les mêmes un combat très-acharné pour l'oxis-gnlomenl entre les deiiN lots végétant le même vase. I"n grand nombre pèles plus grands, parmi les survivants des deux côtés, nt mesurés après leur complet développement. Les plants traités de cette manière furent ainsi assujettis à peu g marnes conditions gueceux qui vivent à l'état de dont le sort est de eondia.tl.rc pour la maturité au l'une foule de concurrents.

d'autres circonstances, par manque de temps, les , i|U"ii|iie destinées à germer dans le sable humide, -.mers dans des points opposés du même pot, et îles complètement développées furent mesurées. > procédé csl moins exact, car les graines ger-i|uel(|uet'ois plus rapidement d'un côté que de Il fut, cependant, <[iicl<|iict'tiis nécessaire d'agir ainsi elipics espèces dont les graines ne lèvent pas bien lies sonl exposées ri In lumière, r|iioii]ue les verres contenaient fussent conservés sur une cheminée, il côté de la chambre, et ri ipioli].....listance île deux

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lesquels les sujets vernis de graines furent. plantés ou

'>, afin d'offrir

composition uniforme. Les plants des deux, cotés furenl toujours arrosés sùaultanimenl et aussi également r^ui-

possible, et même quand cette pivciuilioii n';i |>u et ri' |H'i.M', les pois n'élanl pas ri'' dimension considérable, l'eau dut être répandue presque également suc Ions les points. Les plants émisés et aulofécondés fuivnl séparés par une bar-l'ii'i'i' superficielle qui rcslu toujours oi'ieniér vers la principale source ilr linnn'w. de façon que [es plauls reçus-,,m 1 nu éclairage égal i]es deux cédés. Je ne ends pas qu'il s,.il possible de soumettre deux planls à. des conditions plus élroileincnl égides .j(II- celles ilont furenl entourés nies pieds croisés et autoiéeoudes. eullives ainsi qu'il a été décrit ci-dessus.

Dans la comparaison îles termes des deux séries, l'œil ne l'ut jamais eonsullé seul. Cénernlemeut, des deux cotés, la titille de luejne plante fui mesurée avec soin et plus d'une l'ois, c'est-à-dire dans sa jeunesse, quelquefois à l'étal un peu plus vieux, el eiiliu après son entier ml presque entier développement. Cependant, dans quelques eas (ils ont toujours été spécifiés), pour- piquer du lemps, nue seulement ou deux des plus grandes piailles, de chaque coté, fut mesurée. Ce procédé, qui n'es! pas recoin mandai île, ne fui jamais suivi, si ce n'est avec les plantes provenant des -'raines restant après le choix des couples, el cependant les plus grands pieds de chaque côté paraissent iietionienl re-pivsenli-r la différence moyenne entre ceux des deux côtés. Il a, du reste, nu grand avantage, c'esl que les plants malades ou accidentellement endommagés, aussi bien (pie la descendance des graines mal mûries, se trouvent ainsi éliminés. Lorsque les plus grandes piaule-chaque côté furent-mesurées, leur hauteur iira sans aucun doute, celle de Ions les n.ulrrs planls du mémo noté pris ensemble. Mais dans le cas îles planls provenanl

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1rs graines restant, la hauteur moyenne des plus grands pieds était moindre que relie des plantes accouplées. ;'i cause des conditions défavorables auxquelles elles luroiil soumises par leur grand rapprochement. Du iv.tr, pour uoli-e but. qui est la comparaison entre plants croisés et auto fécondés, leur hauteur absolue a peu d'impor-

Les moyennes, ou mieux les hauteurs moyennes, furent l'Uleulees pur I:.....'thode ordinaire approximative, c'est-à-dire en additionnant toutes les mesures el divisaui If produit par le nombre, de plantes mesurées; le résultai est donné en fraetions d/'eimales. Ooinme les différentes luiii'iii '1rs hauteurs diverses, j'ai toujours donné par surcroît, en vue d'une comparaison facile, la hauteur moyenne pour cent des plantes croisées de chaque espèce, et ta taille moyenne des plantes autofé-eondées a été calculée sur la même buse, l'our ce qui regarde les plantes émisées provenant des graines restant, après que les couples ont été prélevés, et parmi lesquelles quelques-unes seulement ries plus grandes furent mesurées de part el d'autre, je n'ai pas pensé, qu'il fui utile lie compliquer les résultats en donnant séparément leurs moyennes el celles des couples; j'ai seulement additionné Imites les hauteurs et obtenu ainsi un seul idiilfre

.le me suis longtemps demandé' s'il y avait utilité, à donner les mesures de chaque plante séparément, et je me suis arrêté a relfe dernière manière de l'aire, utin de bien montrer ipie la supériorité de. plantes croisées sur les autoférondées ne peut ordinairement dépendre de la pré-seuee. d'un eè-té, de deux ou trois plantes extra.>r>Iinairefi. ou. de l'autre, île quelques sujets mal venus. Quoique plu-

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Il" tl'U'l])* (11.'-"!

ils n'onl donné aucune mesure précise '; aussi ai-je réuni les individus de la même variété sans aucune observation, ont, ni sur leur auto fécondation. Du sde cotte nnfuredemaudent beauoou|i s ont duré on/.e ans) ; il n'est don.-, pas 3 qu'elles soient répétées bientôt. Un petit nombre de plantes croisées et aatofécondées ayant été mesurées, il était pour moi très-important d'apprendre jusqu'à quel point mes moyennes oiaienl dignes do confiance. Je doniandai donc à M. Gai ton. qui a acquis une grande expérience dans les recherches statistiques, d'examiner quolques-uns de mes tableaux de mensuralioti, au nonilur de sept-, oi suriont <vtix relatifs à Yf-pointea, au hitjitaiix. aux Rcsetla lu/en, Viùln . I.<y,ituinthe.v, l'e-lunia cl Zen. Je puis établir que. si nous prenons au hasard une douzaine ou une vingtaine d'hommes appartenant a deux iml.ions ililFerenl.es el iji.ie nous les .....surions,

il serait, je crois, téméraire de vouloir, d'après un si pelil nombre, asseoir une appréciation sur leur taille moyenne. Mais le cas est. quelque peu différent avec mes plants croisés et auto fécondés, pii furent pris du même âge. assujettis du commencement jusqu'à la fin aux mêmes conditions, et qui enfin provenaient des mêmes parents. Lorsque les mesures n'ont été prises que sur deux à six paires seulenn-nt., les résultats n'ont manifestement que peu ou point de valeur, excepté en lani <|u'ils confirment les expériences faites sur une grande échelle avec les autres espèces ou nu'ils sont confirmés par el|. maintenant reproduire ici le rapport sur nies sept tableaux de mensuration, que M. lïaUoii a eu la bonté de rédiger

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it'oliteiiil' '! • variabilité. (|iuiif[iH: l'aisa

i dans clia'iiie cas, pont' 0

- il.' |.:U'I<T

M. Galton m'a envové on même temps des tracés yra-phi^uos i|u'il ;i ôtaHlis d'après mes mesures., et ([ui forment évidemmciil dos courlies parfaitement réuulières. lia appliqué la qualilication « tres-lionncs » à colles du mais ot du Liiiiunnthfs. Il a aussi, dans les sept taldeaux. calculé la hauteur ni'>\eime des plantes croisées et au tu fécondées, par uuprocédi ' reeti celui dont je me servais, pani-eiiliéi'i'iin-ri' .           , . .m;, comme il est conforme aux

ivl(L's de la Mnù-lhp.o. li- 1 [ailleurs de i|Uel(|iies plants (|iti uiuurureut avaul d'être mesurés, tandis que i lans le mien (oui siiii|ileiiieiH le- liauleurs des sur\ivants et

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iaaî [e total patf leur nombre. La différence qui existe

,-,. nos résultais csi lirs-suiisfiii.sruitr ;'i un |>oLnt île vue, les hauteurs moyennes des |d:uiU's nui

s par M. Galion, -ont îniVTÏr-iiivs aux mie......- dans

s les cas, excepta un seul où les eliiu"res soni l«-s mèm.-s,

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mères, fin- :                                            ' mi!'.'.....ni rjiu' ju.smI.1c

;'l i'li;n|Ui' p''nrfal.ioii. cl je ne crois |i,u- ;iM.iir <lt''|iassé mon luit. Mais, an lieu de ffVi.iidcr une S -^ fiantes croisées ave une antre .•!.-'            m. .h ,Ti>isiT les piaules anlofé-

COûdées d< ' , .-          •:..*..m avec un [mllon |H'ovenan1

x ordinaires. Les ileurs sur le nied-

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mère fureni. 'lu reste, ordiuairerneul croisées avec du pollen provenant de deux ou plusieurs plantes distinctes, cl, dans ces cas, les rejetons peuvent Être appelés avec plus de vérité demi-frères on demi-sœurs. Lorsque deux ou (rois plantes r

riéralion n'éiaient parents eu aucune façon, tandis que beaucoup d'autres étaient on complètement ou à. demi frères et sœurs. A la seconde c-énération, un faraud nombre des rejetons doi von 1 a voir été ce quVrn peut appeler complètement ou à demi cousins-germains, mêlés à des frères cl so'urs complets ou à demi et à d'antres plants dépourvus de tout

de--ré de parenté. 11 a du en être ainsi ibns les génén.......s

suivanles, qui auraient pu compter aussi beaucoup deeousius du second degré ou d'un degré plus éloigné. Avec les dernières générations, la parenté a dû devenir de cette manière de plus eu | il us ine\ti'ieaélemrnl complexe, soit dans le plus grand nombre des piaules très-peu parentes, soit dans quelques-unes .le parenté irès-rnpprochée.

Je n'ai plus à noter qu'un seul point, mais d'une très-haute importance : cYsl que les plantes croisées el aubijéniie dées furent le plus strictement possible assujetties, dans la même génération, à des conditions , l'une simili Unie et d'une nniformilé complètes. Dans les générations successives, elles lurent soumises à des conditions légèrem,mi différentes

inaléi'iqaes

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i/fiiis iiia-ï r.r/ii'-riinice'!. — Il a été objoolé contre des expériences semblables aux miennes, qu'on recouvrant des plantes avec une gaze, même |k>ih1jiii1 la courte durée ili' la floraison, on peut en compromet l tv la sauté i't la fécondité. Je n'ai [.oint remarqué un pareil efTet, si ce n'est dans un seul cas aver un myosotis. H encore, la cause réelle du

à un lui ut ilt'tçfv, si j'en j uge par les appa rend. * des piailles. ,.| p;lr 1rs résultais tic la comparaison île leur fécondité avec celles ru.m recouvertes vivant dans le voisinage), elle n'a pas du fausser nies expériences, car. dans Ions les cas les plus important, 1rs fleurs lurent croisées aussi bien qu'aulotVnaillées sous un (ilet. si liien, qu'à ce point de vue, elles furent imitées exactement, de la même façon.

Comme il est impossible de se garantir contre les in-

sectes minuscules porteurs

ie pollen, tels que les Thrips,

il a dû arriver que des Ile

ara destinées à être fécondées

par elles-mêmes ont été Cft

usées plus lard avec le pollen

d'une antre fleurde la même

plante apporté par ces insectes-;

.....is, comme nous le verrai

s bientôt., un pareil croisement

ilnil rester' -ans rllel OU li'e

a produire que bien peu. Lors-

que deux ou plusieurs plan'

.es furent placées les unes au-

prèsdcsaulrcssousleiué.n

u filet, comme cela lui pratique

en dehors de l'action des insectes, rrs plusieurs piailles de la na'lii" espèce é Blême gaze, [lu reste, si les fleurs que ^:

aulolocoudées furent, dans quelques

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Thrips apportant du pollen d'nnf piaule distincte, des rejetons croisés durent, d'autre pari, être compris parmi les aulofér.ondés.et l'un vomira Lien remarquer que cet. accident a poui'effet de diminuer et non pas d'augmenter la supériorité eu hauteur moyenne, eu fécondité, etc.., des piaules croisées sur les au(ofécondées.

Comme les Heurs appelées au croisement ne furent jamais cliâlrées. il csl probable, cl même peut-être certain, que je manquai quelquefois elTeetivemcnl la lïrimdniieai croisée, et que ces fleurs furent ensuite spontanément auto fécondé es. (> l'ait a du se produire très-facilement avec les espèces dieliogames, car. sans une grande attention, il est diflicile de savoir si. dans ces ileiirs. 1rs siigmales son! aptes ;'t la fécondation loi-sque les anlbères sont ouvertes. Mais, dans tous les cas. comme les Meurs étaient pmi

me le proposais. Né

-nt être resté intact jusqu'à sa ni.nu-uni'Uits. il es! Irès-nrolialile mie îles

rejetons autoféctmdés se sont trouvés quelquefois, de celle façon, compris parmi les plants croisés. I.VIIél de cet accident a été, comme dans le cas précédent, de ne p., mais, Inenaii contraire, de diminuer la supériorité moyen ni' îles piaules croisées sur les au (ofécondées.

Les erreurs proveviant des deux causes sus-mentiomiées et d'autres encore, telles que riiisullisante maturité de quelques graines (quelque soin que l'on jU'ii d'éviter celte

erreur), la maladie ou quelque do.....lagc inaperçu survenu

à quelques plants, ont été écartées dans une. htrge proportion pour ce qui a trait aux cas dans lesquels de nombreux plants croises el autofécondé.s furent mesurés et éva-

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[.relevaiil les plants [iar paires, car il u'esl p;Xsi admissilde que îles «raine* mal cl. 13Loi 1 mûries mi malades ci. saines aienl pu lever exactement dans le même temps. In résultai semMaldoa dïi être oldouii dans les nomluviiN cas oùquelques-unsseulement îles plants parmi les plus grands. les [tins beaux ei les plus sains. Curent mesura rie chaque côté des pets.

Knlrente-r et Gartner1 ont prouvé que certaines plantes exigent beaucoup >[<• -Tains de pollen (jusqu'à .j() on (il)). peu rassurer la iérondalion île tous les mu les ee'il eu lis dans l'ovaire. N'aie lin a Ironvé aussi <p . .                \;.',-n'"-

surles stigmates des Heurs anlotéeondées et rroisées. Après avilir ainsi l'ail pendant deux saisons, je me souvins qui' Gartner pensait, quoique sans prouve directe, qu'un >'\eè*de pollen étail peut-être pivjinliçiaUte, et il a été prouvé par Sp:illau/;ini.ijun.l refaits cl Xewporl que, eue/ écriai us animaux, un excès de fluide séminal entrave complètement la t'iVnmlîdion. Il étail donc nécessaire d'acquérir une certitude sur ce point, à savoir, si la fécondité des fleurs esl n 11 criée par l'application d'une Irès-prl.ile et d'une trés-".rande quantité de pollen sur le stigmate, (.'ousé'quemnienl, une Irès-petile masse de pollen Cul placée sur une portion 'lu large si itrmale dans se,i\anl.e-qualre Heurs <Yljim,nr'i pur-liii rea. et, d'autre |iart, avec une grande quantité de pollen on recouvrit la surl'aee entière du nié..... organe dan-

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soixante-quatre autres fleurs, A tin de varier l'exprime.!,. iation, la moitié îles fleurs cl*' chaque lot fut prise sur W plantes [irovi-nant rie graines aulolérondéos. et l'autre moitié sur des [liantes provenant de graines croisées. i,,.s soixante-quatre. Heurs dotées d'un excès de pollen mùri-renl soixante et une capsules, et. à l'exclusion de quatre il'entre elles dont chacune eoutonail seuleiueul une graim. unique mal venue, foules les autres rent'erniaieul in,,. moyenne de 5,(17 graines par capsule. Les soixante-quatre lleui's pourvues seulement d'une pelife quantité de pollen placée sur un celé du stigmate, mûrirent soixante-(rois capsules ei, à l'exclusion d'une d'entre elles qui lui dans le

5,1?!) graines. Ainsi, les fleurs fécondées avec une petite H nautile de pollen donnèrent un plus grand nom lire de capsules et de graines que celles qui en avaient reçu un excès; mais la différence esi trop ['ni Me pour avoir quelque importance. A un autre point de \ue. les graines produits par les Heurs munies d'un excès de pollen furent un peu plus lourdes que les autres, car cent soixante-dix d'enlrc elles pesèrent T'.UiT grains (>,l,S), lundis fine L70graines provenant île Heurs pourvues d'une Ires-petite quantité de pollen pesèrent 711,^1) grains {'y---, 1 1}. | ,,-s deu \ graines, avant élé placées dans du sa die Humide, lie présentèrent aucune diltoronre dans leur degré de germination.

Nous pouvons donc conclure que les expéa furenl pi- troublée* par une petite, différence dans la                   "ii feuvre. car. dans tous les cas.

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l"n autre tableau montrera 1rs résultats remarquables de |;i tV.i'..,||,!;iii.in île certains plants (lesquels, durant plusieurs trénératious., avaient, été, ou bien autoi'éeondés, ou bien croisés avec des sujets conservés cou si a m ment dans des conditions absolument semblables) parmi pollen provenant le plaides .l'un rameau distille] qui avaient élé' exposées à îles coud il ions dissemblables. Ku lonninaiil les chapitres, divers faits- rapportés et différentes questions d'un iinérèl général seronl discutés.

Le lecteur <|ui u'esi pas spécialement intéressé ;'i ce sujet pourra se dispenser de lire ces détails. quoiqu'ils porlenl en eux, je le pense du nu uns. u ne certaine valeur et ne puissent èire complètement résumés : mais je lui conseillerai de prendre comme types Inexpériences sur \' I )in;,i,,-ii (dans le chapitre 11) auxquelles il pourra ajouter celles qui ont trait ;i la digitale, l'onuan, la violeitecni au chou commun, parce que, dans t'es divers cas, les plantes croisées mil montré, à un de^ré éle\é-. sur lesautniéromléos, une su pi Tiorité marquée

les expériences sur le Bartonza, le Canna et le pois

commun devront être lues: mais, dans ce dernier eus. et |irob;iblemenl dans celui dur,/,,,,,,, le manque de supériorité dans les piaules croisées peut é(rc expliqué. Pour l'expérimentation, des espèces furent choisies dans des familles 1res-éloignées et liabilant des contrées différentes. Dans quelques eus peu nombreux, plusieurs genres appartenant à la mèine famille furenl mis à l'essai, et, alors, ces genres sont réunis ensemble: mais les familles .lles-niéiiies mil été arrangées, non d'après l'ordre naturel, niais dans celui qui convenait le mieux à. mon Intl. l.es expérience furenl données eu entier lorsque les résiliais nie parurent d'une valeur suilisanle pour juslilier les détails. Les piaules qui portent des ileurs hermaphrodites peuvent él.rv plus exactement émisées qu'on ne peut le l'aire

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aver les animaux hi-sexue!s; elles soûl par cria même 1..î.i, ;]-vinvç.- [iiiur inollro en lumière el la nature cl l'étendue des lions effets du croisement, aussi lurn que 1rs mauvais résultatsdf1 rautofécondalion. La plus iiu]».>r(:inti' ctmclu-vjnn .", i;,(|i[!]!, je sois arrivées! que le simple acte du croisement n'est pas avantageux par lui-même. Le bien qui en résulte dépend de la différence profonde de constitution qui

rltloVlI^unim

il-ill- le IIK-Ii

e individu

Tufl"'»

«l™-

^itaSTàft

l'iii l>ridati<_)U. qui esl

il il des

,,l„s

Afin d'éviter touti de répéter que, dans jeton ou une graine ci c'est-à-dire un plant.

union tendu, j , tout œ voli

' demande lu permission une, nue piaule, un re-

iiii un rejeto

d'une Heur fécondée

     

.,(.,

ou un rejeton autofà

   

fécondée, c'est-à-dii

e une piaule,

 

dérivés d'une Heur 1

énmdér ave.

le pollen

de lu ii

 

fleur ou quelquefois, lorsque o'e fleur de la même [dame.

-1. spécilié,

d'une :

min.

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l'n pian! iVIjiHUHfir (no-j/ii-i-ca, ou, «mime on l'appelle

mhivi.'iiI en Angleterre, île Convolvulus major, originaire du .Sud de l'Ainrriiiiii'. végétai! dan-. m:i serre. Dix fleurs de cette plante furent fécondées avec du pollen de la même fleur, et dix autres, portées sur le même pied, furent croisées avec du pollen d'une piaille di-l iii.'lc La l'é.'iuidation

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thères frottent conl rc le stigmate qui, ue cette faeor du pollen. Le nomWe des giviincs produites \ki.v U civiis/'cs i-l ;nn il'.'-finh.l/'.-s. iliiîeni Irès-peu.

[.li.nts |.,.i,r •', ,,„„„],,j-.

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Ti„l,.».,-lta.lillïr,ncef..t.,ne],1u«

, rrfi ca|isnl<is s]jonia

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i.niiU'iitenl ci ihniji«~-rc]ii les r

iii'IOe.s.i'iit.i.'ouinjL'l(t<li!M à'.!!. Si iiijiisiiiviiuiis 011 t-iiiisitk'i'au.

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H.Avn-s n;iiisi-;f-> i-'/r ArmrKi't.iMiKKs, < H.u>. n. et furent profonilômcsii att:n-jin;os |w tos [mrercins. |;!L

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une plante distincte (q™iq»e en-générations d'une parenté plus sa

iablement supérieurs en tiautenr

iiir les fleurs a utofé.c. ondées. Aussi irer si un croisement entre deux î donnerait aux produits quelque

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supériorité sur la descendance des fleurs fécondées uv leur propre pollen. Je me procurai quelques graines r eentes. en obtins deux plantes qui furent recouvertes d'ui

:Hi." grains {:>.-! !. De nombmises autres fleurs furent fée<.mlées avec leur propre pollen, et .'!(> capsules ainsi nro-dii il es contenaient par capsule uni. moyen ne de t. 1? graines, il.ml un eeni pesa \-'.C\ grains C?-Lv">0i. Ainsi un croise-ment de celte espèce parait avoir augmenté légèrement If nom lire des gaines pur capsule dans lu proportion r|e 10(1 à !ll, mais ces semences croisées furent plus légères que les aiiiol'éeondées dans la proportion de 80 à 1(10. Après d'autres expériences j'ai, ilu reste, lieu de nieltre en doute la continuée que peuvent inspirer ers résultais. Les doux lofs île graines, après germination dans du sable pur. fureiil placés par paires dans des p. iin 1s opposés de neuf pots,

égards, à celuidoni furenl l'objet les ]ilauls .les expériences antérieures. Les graines rcs|.ant. donl queli|iies-unesavaient g.'i'iué fi d'autres pus. furent semées dans des points opposés d'un large pol (numéro X), cl. on mesura de chaque ci.lé de ce [ml le-, quatre plus grandes plantes, l.e résullul est indiqué dans le tableau suivant (XII).

La bailleur moyenne des :\\ plants croises est de 1'" .830,

100 est a 100. l'our ee qui concerne chaque paire, on verra que l:i seulcnienl îles [liantes croisées pour 18 des auto-l'éeoiidées, dépnsseni leurs adversaires. bue note fui prise suc les piaules oui fîeurirenl les premières dans ebaque pol. et •.' seulement parmi les croisées entrèrent en fleurs avant leur antagoniste autofécondée du même vase, tandis que S .les autofecondees lleurircni les premières. Il résulte

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lie là ijiio les jilailli'S orois.W son! logéivairlil iniï'Ht'Ulvs aux aii1.<iï,','o!!'li'-<.'s ou hauteur H on proo<x:iui ilo floraison-Maisootlo inférionto est si laililo (comme 100 à 100) '!"'' licaiicoun rlc ilonk- <c seraient i'Icvi'ik flans mon esi/rii sur sa rôalité, si jo n'avais coupé" tous los plains (exeopté. cous

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entassés ilniis 1.' p,,i numéro X) au ras de terre [jour les poser. Les 27 plantes croisées donnèrent un poids de 528 gr. et les 27 autolécondées île 050 lsv., e.e qui constitue une proportion de 100 à 124.

Une piaule autofécondoe de la même parenté que celle .lu tableau Nil avaii été, dans un but spécial, élevée en un [mi séparé, ou elle resia pai'tielleineni stérile, ses anthères contenant très-peu île pollen. Plusieurs Heurs .le cette plante turent croisées avec le peu le pollen <[tii pul être recueilli dans les autres Heurs du même pied, d'autres lurent, auto léeoi idées. Des graines ainsi obtenues, il prévint quatre [liants croisé* el qi.ialre an ti'fécondés qui l'ureiil planté.-, à la manière ordinaire, ni deu.\ ['.mils apposés du même vase. Toutes ces quatre piaules croisées turent inférieures eu hauteur à leurs adversaires, elles niesurèrenl en moyenne l'",951, taudis que lesaiitofécondéeseurenl 2"'. 12(1 de haut. (V cas continue donc le précédent, l'a) totalisant toutes ces preuves, nous devons conclure que les plantes strictement aulofécondées deviennent un peu plus fraudes, sont plus pesantes el eèuéralomeiil lieu rissent [dus promptemeul que celles dérivées d'un croisement en! re deux Heurs ilu même pied. Ces dernières plantes présentent par celle manier.1 d'être un singulier contraste avec celles qui proviennent d'un croisement entre deux individus distincts.

Effets produits sur la descendance par le croise-

à la même variété. — Dans les deux séries d'expériences

précédentes nous voyous d'aliord. durant plusieurs générations successives, les lions pfl'ets du croisement entre [liantes distinctes., se produisant malgré le de^ré de parenté dont elles turent entachées et malgré la sensible égalité des eoiiililioii. dans lesquelles elles vécurent : en second lieu, l'absence rie lions ell'els résultant d'un croisement entre Heurs du même pied, la comparaison, dans les deux cas, a

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été Laite avec la descendance <!es Heurs fécondées uni' leur |ml[llv pollen. Les expériences que nous niions rxp.^r maintenanl prouveront quel bénéfice puissant et avantageux procure à des niantes ayant subi l'enlrecroisenieni du-rauUenoinln'euses générations et conservées constamment dans ries conditions svnsiblemenl uniformes, un croi avec une autre plante (appartenant à la même \ mais d'une souche ou branche distincte) qui ;i végé des conditions différentes.

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imbali lui lient un i I il- ijtuihI imiublv liii'Vuii 'li' j-'l'ailk'S.

Cotte importante expérience nous apprend que, liantes ailoclées île quoique «logn' >lo jiarciité, et qui ava

tô eiïttV-iToiséV.S iluraiil II. m' |jIv]jj i.'-iys jiolii'l'al [nui. i

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Lièrent., après fécondation par lr polten .3"tn» rameau nouveau. des rejetons aussi supérieurs aux semis de la dixième génération entre-croisée, une ces derniers le lurent aux piaules nutoleeondées de la iiéliéraUoii correspondante. Si mous jetons, en effet, les yeux sur les piaules .le la neuvième u'enération dans le talileau X (et. celles-là otl'reiil a tous les points de vue le plus beau type de comparaison), nous voyons que 1rs piaules entre-croisées lurent, en hauteur, aux autoferoudées comme 100 esl à 71), et, au point de vue (le la fertilité, comme 100 esl. à LJt>; tandis (pic les plantes Colehcster-eroisoes sont, en liauleur, aux entre-croisées comme 100 esl EÏTS.elen leoondit.é comme 100 <*! cM .

]HOt II),

. .li-iii.- le talileau suivant :

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i en acquéran lité acctmtnéi

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Dans le tableau suivant, (n- XVII), nous voyons les noyennes en hauteur des dix générations successives de liantes entre-croisées elnukiïécondéi's placées en tvsj:mi 1rs mes des autres, et, dans la dernière colonne de droite, ions avons les proportions des unes aux antres, les hau-eurs des [liantes entre-croisées [Haut exprimées par le ihiflre 100. Dans la dernière ligne, la hauteur moyenne les 73 plantes entre-croiBées est. de \"".\ L, ri celle des

cime des dix général ions est aussi mise eu évidence dans le diagramme ci-joint, celle des plantes entrer: indiquée par 100; à droite, mais voyons les hauteurs rela-

l.a différence en liauteur entre les plantes autolmmJe.es et croisées sera peut-être mieux appréciée par une comparaison : si, dans une contrée, tons les hommes avaient en moyenne lm,8:î, et qu'il s'y trouvât quelque* familles liraient presqm. nains si leur taille moyenne était pendant dix générations seulement de l">,4^n. '

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iii'iin (u'iii iHunbre rli's inv'iiiii'-'i'cs a alii'iul mu' lia.ute.ir l'sInioriliiiiiiM', ou àc0([in' um'IijiK'S-uni-s <lrs aulolecondécs

surit ivstét's livs-jn'lilrs, mais làrll à i'i> r|ue tous les [liants

croisés ont sxiruassé lntrs adversaires uutof'éeoiulé*, sauf 1rs ([in'l((itrs i'x(.T]iU(.ins suivaiil.i's. I ,;i première se présenta à la sixième fivnération. dans la.|udle la (liante nommée

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arut; deux se firent joui-ilai

les plantes ;ihî..;''.....i1'1- lui

iiKU'ciiniiiiinV cl 1 emport sur leurs antagonistes ero produisirent dans la noir .e ces plantes .seulement a

isé. Donc, sur les 73 [liantes croisées, ns alii'iinn |>lns p'ainle hauteur (|iie les plantes au(-.>fK0ii :qnellcs elles l'iiri'iit opposées, les chiffres de la colonne .le droite, la différence e:

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.; ' un ;,

îinivi'iiiic. H faut si> rappeler que la hauteur an

plantes n'a aucune siimilicalion . puisque chai fui mesurée aussilêt que l'une des plantes eu dans ses spirales le sommet de sa baguette. I.:i gi rénnire (établie par la proportion de 100 à Ti-i) i dans la dixième génération doil. être, sans auei attribuée en partie à un accident, quoique ces pi l'-nr |ioidsolTrissent une dillétviuv plus grandi'enc '|in''i.' par la proportion de IHlhii 1). La pins petite

laiivemcnt. [es plantes antoféco malados, ce qui empêcha les dei

gré habituel de supériorité. ( mal heureuse, mais cependant u: point viciées, parce que les rien exposés aux mêmes conditions, vorables.

Il y a des raisons pour croire que les fleurs de cet rp'jiiiœa, lorsqu'il végète en pleine (erre, sont habituellement croisées par les insectes; aussi les premiers semis que j'obtins de graines achetées lurent-ils probablement la descendance d'un croisement. Je suppose qu'il en est ainsi : 1» parce que les bourdons visitent fréquemment es llenrs el laissent une grande quantité de pollen sur leurs stigmates; 2a parce que les plantes obtenues du même lut de graines variaient considérablement dans la couleur de leurs fleurs; or, nous verrons plus tard que c'est l;i un indice d'entre-eroisemonts nombreux'. 11 est donc remarquable de voir que des plants

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obtenus par moi de fleurs qui furent, selon toute prohabi-|jlé, aulofécondées pour la première fois après plusieurs n^nTai ions de croisements, aient été inférieurs comme liau-lenraux plantes en ire-croisées, jusqu'au point, d'arriver, par exemple, ;ï la proportion de Tua 101), Comme les plani.es qui furent auto fécondées dans chaque génération successive devinrent nécessairement plus intimement rapprochas rlans les dernières que dans les premières génératîoi aurait.dû s'attendre à elles et les plantes cri mais c'est là si peu 1 séries de plantes dai

i hauteur entre s eût été sans cesse progressive; , que la différence entre les deux

et

beaucoup de plantes croisées dans chaque génération l'uni:: all.cint.es de parenté souvent très-r approchée, et qu'elles furent exposées toutes aux mêmes conditions, re qui. comme nous le verrons plus tard, est une rireoiislaïu'c très-importante, on n'est pas surpris de voir que la dillV-rence entre elles ait été en diminuant dans les dernières î fait étonnant, c'est, au contraire, ienf été victorieuses des plantes î faible degré, dans les dernières

vigueur constitutionnelle, plus accentuée dans les

plantes croisées que dans les aulolécondoès. lui prouvée en einq occasions- par des moyens variés, savoir ; en les exposant pendant leur jeunesse :\ îles froids sensibles on à îles rhnngcments- soudains de température, élevant dans des conditions t™" -"fi—™

loppées. Au point

• la productivité des plantes

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mes observations n un plan uniforme. ;'i cause, il'une (.art, 'lu mainiueflo. temps. et. oie l'autre (lfi ce qne, dans le principe, je me proposais '1" n'observer qu'une seule iri'iwralioii. Un l'ésumé. ries résui-Uils nlij.cnus sur- ce point esl elnnue ici snus forme de tableau, laferlililé îles piaules croisées/4ani ï 11 1 i 111 ' pue lUO.

Première génération des pi/iules rr/iisérs ci

tt»(/,/eiy>n'!eé* ,;:,j:'tl<,il eu <:.....)i':ti!i'm <r,-.;- ,-,,,

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]c poids lut comme...........100 & 51

Nous voyons par ce tableau que les piaules croisses seul lonjours, ;'t un certain degré, plus productives que les auloliVondées, di> quelque manière qu'on les compare. (V degré diffère beaucoup, tuais cela tient surtout à ce que la moyenne fut [irise laiitèl sur les graines seules, tantét sur 1rs capsules seules, lant.'U cntin sur les unes et les autres ensemble. I.a supériorité l'i-laiivc îles planb'.-principalemenl due ;'L ce qu'elles produisent un plus grand nombre de capsulas, cl pas du toi.il à ce que cliaque capsule l'eni'ei'ine un plus grand nombre moyen de scniemvs. l'ar exemple, dans la Iroisiénie gén '

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s produisirent dea capsules dans la pro-

ion 'le luit à 3S. taudis i|iu' les semences dans les cap-

3 des plante croisées furent à colles dos plantes auto-

meiii comme ll)(l .-I à :U. Dans la huiliéme

génération, les capsules de deux piaules an'

qui >/ I             '             spoti séparés Ol rr-lèr,ui mus, en

en tlaforl i penne de

non pas complètement, é la diminution de leur taille, et ce t'ait est dît surtout à un apauvrissomont de leur vigueur constitutionnelle 4111 ne leur permit, point d'entrer en concurrence a.veç. 1rs plantes émisées vé".vla:d dans le même pot. Les semences proiluiles par les iïonrs croisées des pbinl.es croisées ne lurent, pas toujours plus lourdes ijiie les graines nutol'éeondérs portées par des pieds autoloco!)-ilés. Les semences les plus légères, ipi'clles \nv\ i lissent des ileui's croisées ou autoieemelers. gormèrenl généralemcul avant 1rs plus lourdes. Je dois ajouter i[iie 1rs piaules croisées, à peu d'exceptions près. IleuriiTiii. avant- leurs adversaires autofécondées, commi cela pouvait éire [ !' jnl.-j'' d'après leur vigueur plus accentuée et leur taille plus

L'all'aililissenieiil de la t'erlililé 'les ptanti'S autofécondées sel l'eu va il encore démontrée d'une autre manière; je veux dire, par ceci, que leurs anthères étaient pluspel j tes que celles des Heurs appartenant aux plantes nvisées. (_'•• l'ail t'ai, ob-

léçonrlées. La quantité de pollen contenue

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res dernières l'ut, autant, qu'il est permis d'eu juger à simple

vue, d'en vin m moi lié moindre que colle renfermée dans mie ^niliere d'un plant croisé. L'altération àc la fécondité ,hi]tl 1rs plantes au t.oféeoi idées de la huitième génération fut encore mise, en évidence par eet autre l'ail, <jiii est l'iv.nn.m riiez les hybrides : la stérilité des premières lieu rs formée... Ainsi , par exemple, les quinze premières hVurs d'un plani ;llll.1;,,.llldé.;lp]1artenai]tà l'une des dernières wiiéi-alinu,. |-,iIVIll fècndées avec s,,iti par leur propre pollen, et huit.

) de rieurs, comme je l'ai déjà rastrueuses.ei cefail était po-

>c la diminution de la fécondité

ratio)!, et- de quelques générations antérieures Je' pense, pmduisuvnt îles fleurs de la même leinfe : rl'un riche pourpre sombre. Il en fut de même, sans exception, dans les piaules des trois généra.lions suivailles autoféroudéVs (beaucoup d'entre elles furent obtenues dans le courant d'autres expériences en cours d'exécution, qui ne sonl pas rapportées ici). Mon attention l'ut appelée pour la première l'ois sui' ce l'ail par mon jardinier : il remarqua qu'il n clail pas nécessaire d'étiqueter les plants autot'éeondés, puisqu'ils pouvaient toujours éliv l'econnus par leur couleur. Les Heurs eurent une teinte aussi uniforme

d'unerspèec sauvage végélanl à l'éUt naturel, mais lamé.....

teinte se présenta-t-elle, comme c'est probable, dès les premières générations? Yoilè. ce que mon jardinier ne pul

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pas se rappeler. Aussi bien jm cdles îles premières générations, Us ileurs des |liante ipiii 1'uivnt obtenues loin d'abord îles semences iii'ln'iécs varièrenl eotisidérablomen! en inl ensilé dans leur cou leur pourpre; Iioaiifun]' d'en ire(.'Iles furent [ilns ou ni'uns ruses cl.. aecideniellenieiii. il apparuI une variété blanche. Jusqu'à la dixième généralion . les |ilanles croisées continuèrent à. varier île la même manière, niais à un beaucoup plus faible degré, ce j u i. lii-nl prubable-i m-ut à ce ipie leur parenté devint plus ou moins rapprochée. Nous devons donc attribuei' ruuifonnilé extraordinaire de la couleur dans les Heurs de la septième vénération et des suivantes, à l'inlliienço 'l'une héré'lilé nui ne lui pas troublée par des croisements durant de nombreuses général ions précédente, ri ipii vinl s'ajouter à des conditions vitales très-uniformes.

Une plante apparut dans la sixième génération, i|iii recul le nom de Urro.s : elle il.''passa légèrement en hauteur sou antagoniste croisé et Iransmtl sa. puissance de végélation aussi bien 'pie son accroissement en auloie-eiunlilé: à ses (ils et à ses pcfits-lils. Vu croisement en Ire [es tils de Héros ne donna aux petits-fils <|iii en provinrent, aucun avantage sur !.* pelits-lils autofécaniés issus des

îfécondés. 11 résulte

ilance t'ni'eul. doués

I différente de celle

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suecessivos, tic croisements cuire plants ilistuicls cguoi^ui'

paivnts, surpassasseni presque invariablement en hauteur, on vraieur eonslitutiuimelle et en fécondité, leurs udver-.;,::-,, ;,!,.,.,fécondées, il a été prouvé que les semis provenant de (leurs entre-croisées sur la même plante no sont mi nucune fan m supérieurs, niais loul. au o ,-,. ,|Ul. j,,,, i,,^,!.,,,.. ,., ham-uret en -««ds aux semis yru-wniiiil ri- H...          -. . 1"»!' l'âpre pollen.

joléeomlatu.in esl eu qu-lqu- iaeon |>lu> avantageuse [' i^ le croisement, quoique le croisement apporte avec lui, comme c'esl généralemenl le eus, quelque avantage mar«

,pié et prépondérant; mais je roviendrai sur ce sujet dans un prochain chapitre.

Les bénéfices qui résultent si généralement d'un encornent entre deux plantes, dépend-ut évidemment de ce que les deux sujets diffèrent quelque peu comme constitution

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caractère, ce qui est prouva par ce t'ait que les fleurs va-t-Lh'-j--!;11 li'^viviueni l'i.HiiiKi' kiiMili'ur; niais, !'-> noinluvusus conclusions qui peu vent être tirées île mes expériences sur

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Dans la famille îles Scroplmlariiuîos. j'ai cxpi'i'iim'iil'.' sur dos ospiVi-s ;L|i|iai'iwiant- aux six gomv* suivants : -1/i iHh/hx, Diffi'fnîix, Cnlout.il/jrift, Linnrin, Vor'unfff»'

(.'Rni'lll I.ARINÉES. — \fiv

- ,l'itm.' l;-|io.'c i.rôs-iut»-liL'

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s do le dire, furent semées dans des points opposés

i les si.'inL'[u:(.'S antoféoondées

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:. Toutefois, les flmix |i]n.- ljtjuhI- |,iei|.

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poids Hiins min haute proportion.

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anciennes variétés jaunâtres, Dès l'abord, elle se montra

beaucoup plus

l'é-eonde aprc- aulorécondation 111 W

vieilles variétés.

et elle devint, dans les LïHnr'-ralinns aulo-

fécondées suivai:

.ics.de plus en |ilns féconde par elle-même.

Dans la sixième

génération, les deux lois de plants ayant

été livrés à. La

fécondation spontanée directe, les plants

 

.. U :"'' 10.....ares aux plants croisés.

produiairenl ie»

..........Mon del47àl00.

A la septième g

éniration, risgl fleura prises sur l'une de

 

h'ciclieiuont autolèVondées, ne donnèrent

pas moins de dix-neuf très-belles capsules!

Cette varié!.' trnnsmii si lidelcmenl sa earaclérislique ;i Imites les géuéralions antoféeondécs successives jusqu'à la dernière (la neuvième), mie toutes les nombreuses plantes i|ui en provinrent présentèrent une complète niuformite de caractères, offrant ainsi un remarquable contraste a\er ce <[iii se passe dans le* semis obtenus de grailles achetées. Cependant, celte varié lé conserva jusqu'à la lin une tendance latente à produire des fleurs jaunes: car lorsqu'une plante de la huitième génération aillolècondée i'ul croisée avec le pollen d'une [liante a fleurs jaunes du rameau Clielseu. chaque semis porta des tleurs jaunes. Une variété' semblable, au moins par la couleur île ses Heurs, appanil aussi parmi les plantes croisées de la troisième

général ion. i )..... lil d'abord aucune altenii.....i celle np-

paritiou. si bien que j'ignore dans .pielle mesure elle in-

senienL, soit pour l'an tofécoiidn.l ion. lia as la cinquième génération, le plus grand nombre des plants autofécondéu,

cl dans la sixième aussi bien que dans chacune .lés ejéné-

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nombreux plants. résultai de donner

en hauteur sur les i cinquième à la sep-

si elles avaient été

iiution particulière qui lui per iiilolecondalion continuée. i cas de cette variété présent celui de l:i [liante nommée «

avaient été mêlées ensemble. I;i descendance de Héros aurait grandi à IY\.elnsion entière ilrs plantes ordinaires dans 1rs dernières générations mitoférondées, et, comme

tour les plants croisés dans chaque génération suivante. Quelques-unes des plantes mikifécoudées de la sixième génération fumnt entre-croisées comme le lurent aussi quelques-unes de la huitième, el les semis provenant .II' ces croisements furent mis en compétition avec des plants au infécondes 'les deux générations correspondantes. Dans la première expérience, les piaules entre-croisées furent moins fertiles elle les ni                                           ::i'audes dans

la proportion de lijo ;, 1 10. Dans la seconde expérience, tes piaules entre-mviisf.es furent plus fécondes que les autofé-

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coudées dans la proportion de 100 à 73, et plus an dans la proportion -le 100 à 0','. Quoique les plants ; fécondés, dans la deuxième expérience, fussent le pn

i..... nouvelle souche de pb

-nH-.--riu.lsea furent en hau 100 à 5H, et en fécondité eon

bien plus vigonrens que les planta des deux autres lot de façon que le bénéfice réalisé par un croisement avec u

pied nouveau lui reman|iinblciueut accentué.

Enfin, des semis provenant d'un croisement entre, lieu, de la même plante a'eurenl anémie supériorité sur een résullaui de fleurs fécondées avee leur propre pollei mais ce résultat ne peut inspirer une confiance absolue,

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s fat de l-,SOOetcelle

ClUlfiillJO-î illlSulllt!.

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VI. l'HreiFKRKS. — Kraksica iii.eu.icea.

Vavù'tf- : r-hou hâtif de Cattel (chou cœur de bœuf).

,es fleurs du chou commun sc.nl adaptées pour la Bcondau .Née, comme l'a montré II. Millier1: ell.'s :»mn-iec-uient *'

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tissu peu île temps iuaut la lloniisi

sept capsules ainsi produites ' 16.3 graines, avec un masimui Quelques lieurs tul'eni artilii-ioll^i

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• j!i-i(i]Vi |:i |i.'iiii..-li>h'iir-,r".'iiill.'-li''.'iiii^li.liiv,|1>l!Hii

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IjalilciDCiii (n>|> i'I.>,'.-. Il liait.

XXXI) les planta en

: le poids îles ..niivnrr.. <!;iii--

VII. l'APAVKRA.CKKS. — Pai-aver vam m.

nvots ne ^vrf't.eni |»as de nectar, mais les (leurs eu soûl

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pas si bien aïkij-uv jiour r:\iH(jî;v-i>tn!;iimu iju,? |,. [,]„.

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Jii;.'it par le tiuml.'TV île ^ip.tilis produiu

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plus grands que les

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\ jniii>rr-i-i>mii'>s. ......111b< Km psi à

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CHAPITRE V.

Celle plante, suivanl lu l'èjHe <rtwruli>, es! furtemoiii pwti;-rnmlre1; elle esl .l.iM.- itilaptée pour niv croisée sous l'iuHiteiitt!

des insectes. Quelques llrurs de la variété ..muiii......raH;.w

lurent lui to fécondée s, el d'antres (leurs furent croisées avce l« pollen (l'une nuire piaule, mais. (1rs ijuc j'eus ainsi opéré,

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qu'ils aviiioiit obtenue uiiU-rioiil'Oll]

il croisée p;

t Delpiuo. Douze Heurs <_lo linéiques plains végétant t

h t'iJaunhilion f-roisye fmr les i

leur- liges. I.e.s [>otS ïinviM I'1'"'

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dea [mis, lès planta ra . lu llui'uison eurent U»,15(l à ll"',17:>«le huui, les uksi:

»!. I;i (lijrjis'ii liil siuiuh;iiiée il

l"VWl de haut, et les huit l.e 17 seplemlire, les r:ipsules ul leurs graines euiuiitées '-' 13 graines, tandis que le m

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Dans cette famille, j'ai expérimenté sur les

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,1,-s |,oiiiis<iii[><i!*ésilolMiisirrau(lsv

''.llKl.lohuiit,

tl'l'IJlirlOS tllîLU'il'

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un li^gci' avjiii ;slilcan suivanl

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hir.-i,'in|i- y.-.'ir : ri 1rs l'ur.-iii On ciitist'ijin-in'.' l'^iosùosados. t'OH-fliiimis ilf'fîiMii'î'lîK's. I,.-. il.;iix [ihiirs ci-oiso.s :,ne:-iii['.in tin;i-|,TN..ni los IiniiiMiii-i ,] 'f'1.r. 1V ...i ().Min, t;ui.lis .[lie lus atiio-tocii.l.'S u'airivrmii. ijHÏi U'", ir>" et U'\2:t7.

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;;uit, Minime le (mil les nboilles, los nilos îles (U'urs |ji-<jtèir<Vs

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i'i;i.Kilif(' di.....it" cs[h\v ]

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i,.....[o le iii'iitiijii.'iii 1rs nUiii:

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.:. le jeune âge, f

len ihi puis rlu senteur pmu'hi'e.el i

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l'ai (Hutili dt'jft, iivaii i'-u> ;unofi''i:i]iiili;eJ sans atu.-uti iloin,-,,

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autufo-oufliie, iimis (jiirj, dans l'un (tes lois, les plante

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r lï'iuMU [li'ii' l'.'s puims

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pîirtk-iili'M'î.'iiiéiii rl'oUeiiiv 'li' nouvelles viméfe du p,,is .

que l'espace, dans sa

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KHI à 75. l-,„; ,.»,,Oii,.i,.

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•rkil.pi"' a l"cj.iii-i'ni''iii ijiii l'ésulto di- i;i |iniilm:li.....l'ii

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SARo'i'n \MNTS

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1,4,8

0,886

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-à-dire qu'ils fm-om ion -, i«. i,,~ trois plants croisés du iil 1, commi' nous L'avons ilîi ilôja, avaient Imttu .si rampléte- 'écondés 50e tonte comparaison entre eux

L'hiver de 1870 à 1871 lui ricourenx. An printemps, les

1 aeqnie la supériorité; leur hauteur

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,, uiinlis .[lu- rollf! îles deux plants

Rétamé .sur /ci f/'t/nmineums. — Six genres .le relie. i;i!iiilli' ayant éié soumis à l '(" x p f'-i i ni en ( n t ion. les résultats en l'uri'iit. remarquables ;'i certains points de vue. Les planls croisés des doux espèces de Lupin sur 1rs plitrils aut<iféc!>ndés montrèrent mu1 supériorité très-sensililr

lillo.

i",V.....iil

hnrieol d'Ksjni^ni' {/'hf.yi-'oli's m i'/t//fo,'iis-) est partiellement stérile lo]'!M|iie les wsites des ni ici lies -'.mi empêchées, cl c'est L\ une raison nui porte ;'i faire anlnit'ti]' i]ue les variétés vé^éktitl eéle à cèle s'entre-croiseut. Du reste, les ciurj plants croisés dépassèrent l'aililemcnl en li'"i-

. je m-- puis me rendre compte de c

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plus socialement de celui-ci. que les variétés sont considérées dans le nord de l'Italie comme élnnt outre-croisées. I.i's [liants obtenus d'un croisemenl entre deux varioles uniquement dillV'ivin'iéi'S pur la couleur de leurs Heurs de-vinrent plus grands et. furent, quand ils végétèrent dans des conditions défavorables, [dus \igoureux que les aulo-

èlre attrilnt.alilo, en Angleterre, à la rareté dr In \ hile des abeilles, ['n croisement entre individu^ atitot'éootidés ap-pa.rlenant ù. la même variété n'est pus i'avoi'alde à la descendance, tandis r|n'un rroisemonl entre va ci/dés ilistinclcs. quoique de [Mireille tnVrnpproo.hée. produit de livs-lions efi'ets, ce dont lions avons donnéd'e\ee|leule~ |ireuves. Les llcurs du genêt à halai {Sriro/hrniu/ us) restnil presque slérilcs quand elles ae sont [tas agitées ou quand les insectes eu sont écartés. Le pollen d'un niant distinel esl plus efficace qui' celui de la même ileur [mur la production des e.i'ailies. Les semis croisés acqlliérenl un avantage ron-sidéralde sur les autid'érondés quand les uns el les autres sont mis en concurrence. Enfin, quatre plants seulemenl (VOhohîs iiihiii/ixsihiii t'urenl obtenus, mais comme ou les observa pendanl louie leur durée végétative, l'avantage Ideii constaté des croises sur les autofécoudés pont - je crois, inspirer toute continuée.

ir.iiio et 0-.125 de

[page break]

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0,812

 

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5,180

 
     

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i'ifi'l'''iri(]l,> fiil le plu.- jn\sinl; br^n,. ]<•

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rcrii|is, et il nu résulte f(ii'aucuneo])i

.'nunliVs île 1!" ,'-">. ('.'•'-t-Li-ilii-e dans l:i

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pour le croisement par les i

loUendo môme demi-flei

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il

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los doux lots do crames dans dos points opposés

   

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II.

0,485

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III.

0,553

0.450

 
 

IV.

0,500

0,515

 
 

Total.

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1,803

 
   

x. Los quatre

 

rôiatiV

001 d'antre» grand. a»'

.,.,, ,. .In.

pri:1,^;;;:,';

l.r. J l J11 \ ( 11 lijl'l] .til.qil.f'ts

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(.-ruines ci-ilesseis lieront si'inés iluns le seibk; luitnid..' ci |i[ii-

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Tomme les semcm'<n oliu-niii's [.: i le- ileux iinHliorl,^ ,.].,]

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\ ôliililis i'l rl'iim' \,^f'iilii']i plnr

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XXII. POI.KMONIACHES. — Nemopuila inkic, ïouze fleurs furent, croisées avee le pollen d'un plant

[page break]

_____55

liibli1 fii'tix pliUHS ct'Oi*''-. ililivm ,.|

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Les semeiic-ns iiuToiiV.'iKliV.s ;iin-i uliti.'iiue.s ilrs |il:i]

s- ivsnliins ubsûlunieiu difliH-fints. ÎAQINÉES. — BoRRAflo officm

|.0l't.i(.!l rie 1(10 .1 IM'I. M.lis l,.s :

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T.,„,.,u,L>

NU. mrmto officinal,.

 

"-—• ".....-......"

 

|

 

0,656 0,806

ToU.

2,068 | 2,117

t it.IIi' dus(|ii;il.re antiiIrciiiult'S il

XXIV. NOLANÀCKKS

'JIHS ]jhlsil'lll'S fl(.;m'S t<!S i'1;l

leur |,„]loii fiirenl force-

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Ili

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CHAPITRE VI.

I, Primulacées, Polygom

XXV. SDLANKKS. — I'kitma

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proiliusii'enl <le l"']h:s e:i|>s;i!,„',

'' - ili;ilili?mi;tj

lions. Do;

ILie le pollen d'iiiui'os [ihmes 'lut ].;- ► I:11► I

s nniiiipiiLrc de r

-p'Il.k' |i;ulii

Après l'unijiloi développenu-nt et, lloi

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Les cimi plus ^r;uiils |il;uits r

(iMiil'sO"'r(.ir>7,.-jii(

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il lij, Mai* .'lîtn.-pTaml.Hlji'îplliu' i-sl !:. |i.

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iiipiH'ini'iii, les l'Iuiils l'ui-eiit

.......].........1...........1

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.....intil'iivniijiil i':**-; leurs l'ivrcsde 1:>

li's meshl'CS des plantes qui l'ktnls deisés iiiuiit surpassé ''il I ihuil., dans trois des i'in<( pois, e

fut simultanée; enfin, tluiis un ci turent à cet égard la priorité.

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Les Westerham-* Les Weaterham-ci

l'es pliinls i'iu'eiif île m.ni\

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comme LOO est

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Nimv v..\i>!i- id r|iii> ],- Weatarh&m-croisés (descends (iliiins iintofceiDu-lôs [seinLuil ijuaii-e ij-ûiiérations et eiisni

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r;:M]si-;Mi:vr ayk<: i"\ uamkai N<ji \ i-,ai .          i:

» sont surpassée en hauteur par h

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II"'.0Î6; les rlis (-nU-r-r;,,],,< ïi '.«sr,t>, ei les dix aiitofcwinrte

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. comme 100 est S U

 

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par IS combien rat |i

nissnnte l'influence tftm

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«roisés pendant ,p„t

ce générations, qnando.

 

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la cas planta ayant et

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ktTpwtdsel rfuslourià

   
   

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11 premier lien. Ireut.a Heurs [.ri.so.s sui' .jlto]hji:<-s j>hnb u'ieté ron-a, turent eroisées avec le pollen (l'uni; plante '! e do la meute variété et donnèrent dix r'upsulcs : Irenti' leurs iNivin fécondées avec leur propre pollen el produit dix-huit capsules. Cas plantes, en véiiéinnl ilnns la sert

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tendant leur jeunesse el t'<''m:i.!- '•

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c (1X71). j,. m-, fis ps le compte i.l.i toiH

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ixli/t'.'e ri li. /!>>.<>* ,<><<<!•*.

ioHot e1 le stigmate de 1j

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Ki|.IC'(.u iijimiifhitioii mutuelle,

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dans mon verger,

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lmnnlt!s comme lUOestà 11. P;ir lu, iilmi" voyous 411e! |!

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1,803

1,808

XXVII. POLYGONÉES. — Fauopykum Miltlolirancl :i. i-misUtté le premier que cette

! la tOcowlaiiun i'éoi|>rui|iie. Il s

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e la végétation des semis

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fécondés fut seulet des quinze plants selle des quinze aut

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.^l.-l-lr.luil

. mais non absolument ......tignës, de façon que c

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ffffiïïsm

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dans lequel ils véenrait dans leur ranger?, iil-imhi'.j il-- semeiiees i|iii iiviiii |.éri ---il tcn-f Les l.its ries doux n.mj/éus: ne tui-eiit |»aw sl»

XXiX. OANXACÉES. — (

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H'Villlrî.'S qil'f'S ilVilil' t'-U' !

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Itlaliles maintenues ilan' i.'lia<|in> ;;vmT;«ion, a finalement conduit Ira individus a :n-i|iu'iir une. L'institution très-rapprochée.

XXX. GRAUIXKF.S. - Zka mais.

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louées de cette propriété IVspéri

n,,.. (,h^hu,. piaula fi.rVn'

prises, jusqu'à lii [mime df ]."i;~ I'"n:.il.'-, romme c'est inrliq dans le tableau sniviinl . '[il" l'.irsqn'il^ eurent atteint O'",30

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endommagés, [imtt-Oti-e par .[[iel.|ue.- lai'ves qui rùiijrweiit lui

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llildcl.i'im'lii nmiiliv. ,huu- la noie A laquelle il a.élô l'ait f

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(([iciidiuit \f* |il:niu autnir-

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s plants auliifcMiin-lês ne fiiveui flont

. Arrivés à pleine lloraison, les rio

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CHAPITRE VII.

i donnés à propos de chaque espèce i compliqués qu'il est nécessaire d'en présenter les résultats sou* for mu de tableaux. Dans le tableau A, on a porté le nombre des plants de chaque espèce qui furent obtenus d'un croisement entre deux, individus de la même souche provenant de semences autofé-condéos, ainsi que leurs hauteurs moyennes. Dans la entonne de,] roi te, est indiquée l;i ]n\i|>;uiiunriilre la h au haïr moyenne des plants croisés et celle des plants autofécondés, les premiers étanl représentés par le chiffre 100. Afin de rendre ces propositions plus claires, il est bon de prendre un exemple. Dans la première ^éiiéralion île ripoimen, six plants provenant d'un croisement entre deux pieds ayant été mesurés, leur hauteur moyenne l'ut de 2™, 150; six plants dérivés des fleurs du même générateur fécondées avec leur

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propre pollen avant été mesurés, leur hauteur moyenne futile l'",()4;.i. Il s'ensuit que, comme c'est indiqué dans |;, c.okmnededroite, si l'on représente l:i hauteur moyennedes plants croisés par le chiffre lOU, celle îles plants autoféeon-

dés sera de 70. Le même prorôdé est, appliqué à toutes les

Les plants croisés et les autofécondés furent généralement cultivés en compétition avec d'autres sujets et toujours au milieu de ctmdilions aussi semblables que possilile. bu l'esté, ils furent quelquefois obtenus en pleine terre et en

rangées séparées. Dans plusieurs espèces, les plants émisés furent croisés à nouveau et les plants- autofécondés furent de nouveau fécondés par eux-mêmes : on mesura les générations successives ainsi obtenues comme c'esl indiqué dans le tableau A. En raison de cette manière de procéder, les plan (s croisés devinrent, dans les dernières générations, d'une parenté plus ou moins étroite.

Dans le tableau H, les poids relatifs des plants croisés et des autofécondés, coupés après floraison, soin d les i|Uéli|iies cas où ces poids furent déterminés. Ces résultats sont., je pense, plus frappants et d'une plus grande valeur, au point de vue de la vigueur cousutuiionnellc. que ceux déduits de la hauteur relative îles plants.

Le tableau C est le plus important, car il renferme la hauteur relative, le poids et la fécondité des plants obtenus de parents croisés par un rameau nouveau (c'est-à-dire,

avec: les mêmes propriétés

dans quelques cas. avec

entre-croisée durant plusii

lative des plants de ce tableau et d'à

complètement examinée dans un des chapitres suivants.

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Ces trois tableaux contiennent les mesures do ^ iri^| u:i:Li. -

sept espères do [liantes appartenant à rimjuanlo-deux genres ot à trente jn-andes familles nahnvlles. Ces espèces -...un originaires «U- diverses parties du monde. Le nombre .[es |ilants croisés, l'enfermant ceux ijiii dérivenl d'au eroise-rnent entre planta du même rameau el île deux rameaux dill'ereiils, s'élève à 1101, et le nombre de planis auloi'é-1:0111 lés (renfermant dans le tableau C i|iieli|ues sujets issus d'un croisement entre plants du même rameau ancien) r~\ de 1070. Leur accroisse! non t lut. observé depuis leur jjer-

veut bien regarder la colonne de droite de ce iableaii. il verra d'un seul coup d'œil quel avantage extraordinaire, eii bailleur, en puids el en fécondité, possédeni sur les an-loféeondées eomiiie sur les entre-croisées de la mémo vieille souche, les piaules issues d'un eroiseinonl avee Lin rameau nouveau mi avec une autre sous-variété. — 11 n'existe r[iie deux exceptions à celle réglée! encore n'ont-clles pas

ls il en fécondité, sur lesnatoiée.indés, ils lurent battus, en hauteur, en poids, mais pas en !>'-

[page break]

rondité, par les planta entre-croisés do la même vieille souche. 11 a été démontré, du reste, nue la supériorité de ces plants entre-croisés, on hauteur et en poids, n'était, -l'Ion toute probabilité, qu'apparente; car s'il avait été permis aux deux, séries de s'aeeroilre pendant un mois encore, il esi presque certain que les plants issus d'un croi-

siii- Ions les points, îles plants en Ire-croises.

Avani d'aborder le détail des différents cas portés dans le tableau C, quelque* remarques préliminaires sont nécessaires. Il osl de la plus claire évidence, comme nmis allons le voir, que l'avantage résultant d'un croisement dépend entièrement de ee que les plants croisés offrent une constitution légèrement différente, et que les désavantages entraînés par l'autofécondation sont liés à la manière d'être il.'s ileux éli'iueuis générateurs, qui, associé* dans la mémo tleur hermaphrodite, y son! doues d'une constitution étroi-luiumi semblable. Un certain degré de différenciation dans les éléments sexuels parait indispensable pour assurer et

: les individus de la même espèce, bien } produits dans des conditions naturelles, diffèrent les

s des autres (quelque peu et souvent bien légèreineni)

titution. Cette proposition s'applique évidemment aux variétés de la même espèce, pour ce qui louche aux caractères extérieurs, et beaucoup de preuves pourraient être données pour démontrer qu'elles présentent généralement une coi-laine différenciation constitutive. — On peut à peine luettre en doute que les dill'érences de toutes sortes qui existent entre les individus et les vuriéiés de la même espèce dépendent largement et, je le croirais volontiers, exclusivement, de ce que leurs progénileurs ont été assujettis à des conditions différentes. et cela quoique les conditions auxquelles les individus de la même espèce sont soumis

[page break]

è L'étal naturel, ; Par exemple, les individus végétant cote à r.'.l.o son! iié.eessairenienl exposés an même climat et nous paraissent à première vue être soumis à des conditions absolument identiques; mais celle identité prul diilirilenientse réaliser, si ce n'est dans le eus peu fréquent ou chaîne plant esi entouré, d'autres espèces de plaides, toujours en même nombre proportionnel. Les plaui.es environnantes absorbant, en ellel-, dans le sol, des quantités différentes de diverses substances, in Huent ainsi eonsidérnblemen! sur la nutrition et même sur la vie des individu* <u- |u.di[i;.-

espèces particulières, t'es dernières se l rem vont ainsi, d'i.....

part, ombragées par ces voisines, etde l'antre affeelées \>;\v la nature des plantes environnante*. Du reste, 1rs semences dorment souvent en terre ei. celles qui. cliai|Lie année, arrivent à germination, oui souvent été mûries dans des saisons ïnv\ différentes. Les semences soûl dispersées ' mi(1 grande distance par des moyens variés : quelques-unes sont occasionnel Ion ienl apportées de stations ires-éloignées où leurs génileui's oui vécu dans des conditions quelque peudissemUa.bli'S.el. les plaidsrjui en résulient, s'entre-croi-sanl. avec les vieux résidents, nièleni ainsi ilaus mille pro-poidions leurs particularités constitutives.

Lorsqu'elles sont soumises pour la première l'ois à la culture, les plantes, même dans leur pays d'origine, ne

m* tenee tros-diîlérentes. spécialement parce qu'elles végètent dans une terre dégagée el qu'elles immt pas à entrer en com-]iél,ition avec des plaides environnantes, en pel.-il.on en grau.! nombre. Kl les sont ainsi mises en étal d'absorber ton 1 Ce qui le contenu du su), lies semences re-

rel. s'entl'e-croisenl l'reijuemmeni et mêlent aussi leurs par-

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lit-ulant.es eonsliluluuinellcs. D'un nuire eolé. tanl que 1rs

individus «l'iLILi- espèce sniii rnllivés dans le même jardin.

ils v demeurent apparemment a~siij.'llis ;'i d. s conditions |ihis uniformes que li-s plants vi\an' .1 ' r ,t , . 1. parce qu'ils n'ont pas à lutter contre tea lîfférente |-nnuanles. Les ^raines snmVs simult;i]i«'jm-riî dans 1111 janliu oui été p'-nTaleinenl mùi-ïcs ilaus la même saison el à la même place, ri en cela flics diiï'çtvni considérable-ineiii des graines semées par les soins tic la. nature. Quelques piailles expliques, nï'laiil plus fréquentées |i;ir les iti-

estlà, selc» ...: q mrence,

lin facteur tws-iiuuurl l       ,                    Ces il >i.lus a ae.

fécondés fussent assujettis aux

 

conditions. Ces cou-

ditious ne furent cependant pas.

absolui

sent identiques, car

les sujets les plus vigoureux

doivent

avoir dérobé aux

plus faillies. non-seulement la 1

 

e, mais encore l'hu-

midilé quand la terre devenu!

1 sèche,

et, de plus, les lots

placés d'un côte du pol tarai

 

eÇii un peu plus de

lumière que ceux pi «: d

 

enl îles conditions

quelque peu diffère

 

ions variaient né-

iculuniés de constitution durent t

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Pmp'i-. dans rbaqiir plierai ion entrc-ei'ois<V. Kllesv furent, ri) rfl'i-l. quelquefois augmentées, plus commutli'inent neutralisées à un i.lciiTe' plus du moins iMcvé, enfin quelquefois ravivées parativismo : ce sont là précisément 1rs mêmes va-rieurs des espèces et des variétés croisées, llansles piaules

être coniplétemenl éliminée, et les éléments sexuels produits par la même Unie doivent avoir élé développés dans des conditions aussi exactement semblables qu'il esl possible de le concevoir.

Dans le tableau (\ 1rs plant-croisés sont le îvsnllal d'un croisement avec un rameau nouveau ou avec une variété distincte : ils furent mis en compétition soit avec les plants aiuoiï'coudrs, soi) avec les plants entre-cr au mente rameau ancien, l'ai' l'expression de ; nourcfui, j'entends une plante non parente, don

:as portés

- Des plants végétanl dans

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D'autres fleurs, appartenant àdrs plantsenlre-emisés. titrent fécondées par If pollen 'l'un attire plant entre-croisé, el donnèrent ainsi les sentie de la dixième uénération entrecroisée. l'Vs deux séries de sentis Turent mises en compéti-tion l'une avec l'autre et iliUeréreni He-auconi» en hauteur et en fécondité. La descendance issue d'un croisement avec.

iilants entre-croisés dans la proportion de 100 à 78 : la

même dillércnre asail éti'' :i peu prîts constatée (comme 100 à 77) au l.ié.néfloe des plants entre-croisées cotnparés à tous les autoféeoudés des dix générations [irises ensemble.

Les plants issus d'un croisement avec an rameau nouveau

lurent également , e,ea' : ',-,                   ,,\ entrecroisés, dans la |ii'd[K»;i ,..: „ ,>,,i ,. ô, . ., ,: ,,, -['reiatnui esl basée sur le poid* ndalil' il' s eapsuh s séminifères produites i>ur un nombre é^al de plants des deux séries, les uns et les au 1res a va ni éié abandonnés à la i'écondation naturelle. Il esi lion de Taire spécialement rcmnrquert|U'aucun des plants de l'un ou de l'autre loi ne lui le produit de l'au-loféfoiidation. Au contraire, 1rs plant s entre-croisés avaient éié certainement croisés pendant les dix dernières générations, el, probablement, pendant.....lestes générations antérieures, comme nous pouvons le déduire de l'examen de la structure lierai.' el de la fré.mettre des visites des bourdons. Il doit eu avoir été ainsi avec 1rs puiérateurs du rameau nouveau. Toute la différence considérai de uni existe. connue hauteur el connue técondité, entre les deux lots, doit être attribuée- ;i <v i[Ue l'un tut le produit d'un croise-

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entre-croisé battant

Mais, dans la sixiènr

île uoi

planU h|li.i rn

ransiuit. ses iiurarrêivs ;ui\

- iils de Héros, après avoir

lent pour former la Imi-

s avec les autres; niais i;e croisement entre lient été assujettis aux mêmes conditions et mbi l'autofécondation |>eiulant sepl mi'-in:r.j-s antérieures, resta sans résultats ava.ntaejeux. Les |,e (ils entre-croisés furent, en effet, [tins petits que les ne-fil* autoferondés. dans la proportion de 100 à 107. s voyons par là tjiip le simple acte du enlisement entre

Une expérience semblable fut faite avec

de Héros dans la génération suivante: elle donna, les mêmes résultats. Mais cette dernière épreuve ne saurait inspirer une ronliauee absolue, en considération de l'état extrêmement maladif des piailles. Le même doutedoil

sans bénéfice pour les petits-fil* de Héros. Si le fait était réel, il constituerait la plus grande anomalie ejue j'aie constatée ibuis mes expériences.

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-.'. Miniiitns litlriix. — Durant les trois [U'eniières générations, les plante entre-croisés pria ensemble surpassèrent en hauteur, dans lu proportion de Uni ;\ <>~>, l'eu-simille des planlsauloi'écondés; en fécondité, ils les distancèrent, à un bien plus liant ilejjiv. Dans la quatrième génération, une nouvelle variété, qui devint plus ample et, dont les Heurs lurent plus grandes et plus Manches qin. exiles des anciennes variétés, conuni'uca ;'i prévaloir, surtout parmi les plants a.nlofécoudés. Celte variété Iransmil

hautrui-, auxautolécomlés, comme Ion *! à \'-',7. Il est, un t'jiil enciire plus remarquable, rV-i ijin- les planls autofé-rondés île la sixième génération étaient devenus beaucoup plus fertile* que 1rs entre-croisés, si l'on en juge par le nombre de capsules produites -|ioiitanément., dans la proportion de 117 à 100. (.'elle variété qui, comme nous l'avons vu, apparut parmi les plants de la quatrième lj.' -

. dont la durée lui de i

ème «énéi-aiion autoféeondéc. <V croisement ne pi'oduisi

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pas le moindre bénéfice, car les plants cnirc-c-rtiisôs furent inférieurs eu hauteur ans autoiérondés dans la propor-

li.....Il' ](H) ;'i 110. C-0 ras esl exactement le pend a ni fie celui

oui fut relaie, a propos 'If ['//>Oi,itr/t, pour les petits-fils ,],. Héros el apparemment pour ses arrière-petil.s-fils, car les semis oldenus par l'entre-croisement de ces plants ne furent en aucune façon supérieurs à ceux île la génération l'orrespoudaule obtenus de fleurs auloi'éeoiidées. Donc, dans les ilillérents cas, pour îles plants qui avaienl subi l'autofécondalion pemlanl diverses général ions et. ipii avaienl été constamment cultivés sous des conditions aussi él.roitemenl semblables que possible, le croisement

Vae antre expérience lui alors tentée. D'abord, des

-croisés les uns avec les autres comme dans l'expérience . vient d'être rapportée, ruais l'opération était ici offee-se sur deux plants qui avaient subi l'influence de deux Iresgénérationsautofécondées. Troisièmement, les mêmes nts de la huitième vénération autoléeundée furent croi-

avec le pollen de plants proveiianl d'un rameau nouai pris dans un jardin éloigné. De nombreux plants ayant

obtenus de ces Irois séries ..le -raines, ils furent mis

concurrence vitale les uns contre les autres. Les sujets ivés d'un croisement entre les plants autofécondés surferont légèrement les autofécondés en hauteur (dans la ^portion de 100 à !J--';; comme fécondité, leur avantage

[dus considérable (comme 100 est à 73). J'ignore si la lërence obtenue dans le résultat, comparé à celui qui sia dans le cas précédent, peut être attribuée à l'aug-n talion de dépréciation déterminée ri ans les plants "fécondés par l'addition de deux nouvelles générations

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leutol'éeondées, mu si l'avantage, rpii est la conséquence d'un croisement que! iju'il soit, existe même quand ce croisement se produit simplement, entre planls auiolécondés. ni mi i|ii'i] en soi I. If» croisement avec un rameau nouveau des plants autoféeondés île la huitième génération mil. îles l'ffi'ls ovtréniomelil n'i lia npi ailles, car les semis ainsi ohle-nus furent, en hauteur, aux sujets autoféeondés de la neuvième génération, connue 10(1 est à 52, el en fécondité, comme ]!H) esl à :.i! De plus, comparés aux entre-croisés (dérivés ilu croisement de deux plants aufofécondés île la huitième génération), il" l'un-nt m hauteur comme I un ,..sj à 5(}, el c:i ['.' i'i , ' ] 'i ' Ino est, à -4. On pourrait difficilement vi ..i i '. m - di'inv plus ample de la puissance

entre-croisés une seule fois dans la dernière génération.

:i. lirnsshn olcracea. — Plusieurs fleurs, portées par des choux de la deuxième géméraiion auloi'écoiidée. lurent croisées pai' nue [liante de la méiiie variéié vivanl dans un jardin éloigné, el d'autres furent ulilofécondi'rs de nouveau. Des plants dérivés d'un croisement par un ra-

.....au nouveau el des sujets de la troisième génération au-

tolV'coudéc furent nin-n créés. Les premiers, comparés

et cette éao           , tiondoii être en partie attribuée

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uutoféoondés do la variété c

,.| en fécondité, comme 100 i'sl à 75. ,1e suis surprisde mir i|iio «' croisement avec une autre variété n'ait pas eulraiué iiii avantage pins ioi'lemeul marqué, car quelques fiants

!. l":uLl..|.'-i,-in.laUtJ!L imposée pendant doux nouvelles gêné-

."). /:.\c//*<}>.!,//:-/" riih'/uniirii. — Cette plante nous

présente mi ras presque unique, eu ce sous que les lions ellols d'un croisement sont localisas dans le système reproducteur. I,is plants soit eniro-eroisés soit autofécondès ilu rameau anglais ne dill'érnnl pas d'une manière constante en bnutour (ni morne en poids, autant qu'il fui possible de s'ru assurer!, l'avantage resta ordinairement (lu rote des auloléeoudés. Il on fui de même avec la. descendance de-plaids du rameau brésilien soumise à la mena' épreuw. Cependant, les prouvajleurs ilu i"iuieau anglais produisiiviii beaucoup [dus do sennaiers après croisement avec un autre plant qu'après auluféeoudatiou ; de pins, au Brésil, les gé-

le pollen il'ui. autre |danî. Les semis entre-croisés ob-tonus eu Angleterre du rameau brésilien, comparés aux semis aulofécondés do la deuxième génération convs-|>oudauto. ilonneroni îles semeiieos qui, numériquement, furent comme llin est ;i KO. Los deux lots de plants avaient été livrés au libre accès des inseetes. Si nous revenons maintenant aux ellets du croisoinent des plaids du rameau brésilien avec le rameau anglais (enlre-eroisemenl. qui mil en relation des plants 1 mis a de- conditions Irès-dillérenles), nous in

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la descendance lui- CO hauteur et en poids ans plants du rameau hrésiliou après deux générations nutoféeoiidées. mais leur l'ut inférieure i, ]jl manière la plus marquée, parle munhro dos semences produites, ilans la proportion 'le 101) à lu : les deux lois, de I ila ni s. dans les deux cas. n.vaient été lihrenicnl exposés à la

Dans le cas de Ylpomœa, nous avons vu que les plaids dérivés d'an croisenicnl aver un rameau nouveau furenl supérieurs en hauleui'. dans la proportion de 100 à 7S, et en fécondité ilaus relie de loi) à ."il. ans; planls de l'ancien rameau, quoique ces derniers eussent élé entre-croisés pendant les dix dernières générations. Dans XF.x<-h.-xi-hollz-iti. nous trouvons un ras d'un parallélisme 1res-1:11111Liir-11.,"-. niais seulement pour n- ipii lomdie à la fécondité; en eflel. les plants dérivés d'un enlisement avec un rameau nouveau l'urenl supérieurs, comme fécondité, dans la proportion do lOOn lô. ai,\ [dan 1s brésiliens qui avaient

les deux dernières générations, et qui, au lirésil, doivent

t'a ni toutes les générations anlérieures. puisque dans ce pars elles restent absolument stériles en dehors de cette intervention.

li. Dtfiiilha.v r")\//(i/,!ii////i.s. — Iles plants au Infécondes pendant trois générations .successives furenl croisés pat- le pollen d'un rameau nouveau, et la génération qui fil provint fut élevée en compétition avec les plants de la quatrième génération anlofécondée. Les plants croisés ainsi oliteu us l'urenl aaix au Infécondes eimntr K II loi à SI. édite tics deux lois aven'                 i •         < fécon-

dation naturelle par les iusertesi                 ' ' i'           ''•'.'•.

l'es mêmes plants croisés furent ait—i. < n liaaleuc. aux descendants de la troisième génération au lofécondéo croisée 'ivec les plants entre-croisés île la géuéralion coci'espon-

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dante, comme 100 est à *.">, cl en fécondité comme loi)

Nous vovons par là quel grand avantage acquit, la descendance issue d'un croisomenl par un rameau nouveau, jion-si'ulcnieiit sur les plants autoleeomlés de la quatrième génération, mais encore sur la descendance des niants aulelreondés de la troisième génération ayant subi un enlisement avec les plants enire-eroisés. de la vieille souche.

7. P/sitii), salieitm. — Il a été indiqué, à propos de

celle espèce, que tes nombreuses vaciélés ijui vivenl en

AuJHi'iTe soiil presque invariaidemenl fécondées par t'ilcs-mêines, en raison de ce que les insecics eu visitent rarement les fleurs: et. comme les plants ont été longtemps cultivés dan* des conditions semblables, il esl facile île comprendre la cause i|ui einpécbe deux individus de la même variété d'assurer quelque bénéfice après croisement .'. leurdesivndance.soii comme hauteui', soil comme fécondité. Cecasestpn..s,|ueexaelemenl parallèlode celuidu Mimuln., on de celui de l'Iponnea qui reçut le non, de Héros, car.

descendants une supériorité' marquée en accroissement en vigueur suc les plants anloléeondés des mêmes v riétés, ainsi que l'ont montré deux excellents observ leitrs. D'après mes propres observai ions (faites, il est vn sans beaucoup de soin), la descendance des variétés en sées fut en hauteur, aux plants aatofécondés, dans i cas environ comme 100 est à 75. et dans un aulre- cornu 100 esl à 60.

K. I.alhi/rus odorat us. — Le pois rie senteur trouve, au point àc vue de l'autofécondation, dans I mêmes conditions que le pois commun. Nous avons vu qi

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les semis issus d'un croisement entre ilenx variétés tic différant ;\ aucun point de vue. si c(. n'est par la couleur ilr leurs fleurs, furent aux. semis auloféeoiulés île la même |dan1e-mère, ei; hauteur, comme 100 est à NO, et dans la deuxième généraiion comme 1011 esl ù SS. Malheureuse-meut, je lie pus m'assurer si un croisement entre deux plants île la moine variété manquerait de donner quelque elfel utile, niais je ne erains pas de me hasarder r'i prédire r[iie tel serait le résultat si l'expérience étaitfaite.

!!. Peitniin riolacea. — Les plants entre-croisés rie l,i même souche, dans quatre in'ii'mti i unis successives suc cinq, surpassèrent largemenl en ha.uleur les planls autoté-i.'onilés. Ces derniers, ilans la quatrième génération, furent croisés par un rameau nouveau, et les semis ainsi obtenus t'nreul placés en compétition avec les planls antolécondés de la cinquième génération. Les planls croisés surpassèrent en hauteur les autofécondés dans la proportion de lUO à fil), el en poids dans celle de 100 à 211. Cède didérenec, quoique très-élevée. esl moindre cependant que celle qui se produisit entre les planls entre-croisés de h même souche, mis en comparaison avec les sujets auloléoimdés 'le la génération onrrespundnute. (V cas semble donc, :i première vue, constituer une exception à la règle qui veul qu'un eroiseiiienl avec un rameau nouveau soil plus profitable qu'un eroisemenl entre imlivldus de la même suindie. Mais ici, comme dans IT.sohscholIzia. le système reprodueleur surtout fut favorablement, influencé, car les planls obtenus par le croisement avec le rameau nouveau lu l'en I au.\ planls autoleroudés. au point de vue de la fécondité- (les deux lois étant 'ïe -. ,é- ..'.!'. Hement), comme 100 esl ;'i 10, lamlis o

de la même souche furent, en '                            .....lé*

rie la cinquième génération h.]-, -,, . : , , me lui) es! é 86,

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obtenus 'l'un ci'oisi'ini'ii

t avec un ra

meau nouveau mima

sassenten poids et i-ii bailleur les su

jeta entre-croisés de la

\ irilli' souche (ce <jui -

t'explique pa;

' ce laii que la crois-

sauce îles premier-; n'

   

l'ai développé, dans l':n

 

i à cette espèce), ils

ballh'enl en leomdilé H

 

e-croisés, dans la pro-

portion de 100 à 54.

DS l'ait est i

atéressani en ce qu'il

monlre que des plants

aulofénmdés

pendant quatre gêné-

lions, puis croisés par

 

raveau, donnèrent des

semis donl la fécondité fui appmxjmal ivrnienl deux lui.

aussi grande que celle

des plants is.

sus de la même vieille

souche, lesquels avaienl

étéentre-cro

isés pendant cinq gène-

lés de la même lénient en ban-otnplifjiie lui <'. lellenieul dif-

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avant été obléuus dans le même k-mps des mêmes j»:t—

rents,s<Tomportè!vi]| d'une fa.;on dilT'-i'ciiic. Quoi ijti'il en ,,iii. des plants issus de sujels aulofécondés île la troisième génération, croiséa par une sous-variété légèrement dili'érento, surpassèrent de beaucoup en hauteur el en poids les plants autoféeoudés île la quatrième génération, i>t l'expérience avait, été l'aile sur une large échelle. Ils les surpassèrent en hauteur lorsqu'ils vécurent en pots, mais sans y être entassés, dans la proportion de lHO à 66, ri quand ils v furent entassés, la différence fut comme 100 est à 54." Ces mêmes plants croisés, ayant été assujettis à une compétition rigoureuse, dépassèrent aussi en

poids les autofécoi

   

«Mjiorlioii de 100 à;i7. Il

en fui de même, m

ais à m

oindre

-1 gré (comme on peut le

voir dans le tableau ('),

b»lM,Ui

i ..._ ! . .

eu plein air sans

être s»

umis i's

, .. mp tiou mi'.

lu,-Ile. Néanmoins

   

m étrange, les Sears des

plantes-mères de

a troisi

 

nératîon autofécondée ne

 

s de se

 

, après croisement par le

pollen de sujets

appariel.....i

 

qu'après aulol'écnnilation

   

11. Anagallis

<.-ou;,i,

i. — Des plants issus d'une va-

il.''!/' rou.^e croiséi

 

i autre

plant de la même, variété

furent, en hauteur, ans

 

i auto fécondés de ludile

ige, coo

imelOO esl A

?:!. Lorsque les fleurs de

   

Cotldérr

; par le pollen d'une va-,ies. elles donnèrent, ilriix

piété trèsH ppro.

   

fois autaal de gr ducroisemeni ave

 

.11V illd

a avaienl fourni à la suite eut [dus belles. Les plants

obtenus de ce cri

 

'nfi'.'-lm

deus variétés lurent en

hauteur, aux se

i*au

 

comme LOOest à i

 

idité corn..... 10(1 est à 6.

12. Primula i

leris.

- Plu*

leurs fleurs des plants a

11miu" style de la Iroisième

généra

lioil illéinlinu' furent h'.M-i-

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timement croisées par If pollen d'un i;iiiiimii nouveau, et d'autres l'urenl imprégnées de leur propre pollen. Des se-menées qui en résultèrent, ou otititit 'les jifanIs croisés el ilesuuioféeondosdo la quatrième génération illégitime. I,,-s premiers furent aux. derniers, en hauteur, comme I0U est à 40; en fécondité, pendant une aimés comme ](K) est à 5, et pendant: l'année suivante comme 100 est à3.5.

distinguer eniiv les ell'els préjudiciables ,1e la fécondation illégitime continuée pendant quatre générations (c'est-a-dirc effectuée par le pollen de la même forme, mais pris suc un planl distinct) el ceux .le la stricte autolecunda-iion. Mais il est prohahle que ces deux procédés de fécondation ne (liftèrent- pas aussi essentiellement que cela parait être d'abord. Dans l'expérience suivante, tout doute provenant de l'action .l'une fécondation illégitime fut complètement éliminé.

Kî. Priuudn reris (variété isostylée à fleurs rouges). — Des fleura appartenant aux plants .le la deuxième génération autoféeondée furent croisées avec le pollen d'une variété distincte ou rameau nouveau; d'autres furent auto-fécon.lées de nouveau. Des plants croisés el- des plants de la troisième génération uuloféeoudée. tous issus d'une origine legilutie, lu l'en I ainsi olilenus. Les premiers furent en hauteur aux seconds comme 100 est à S5, et en fécondité (l'appréciation étant basée é la l'ois sur le nombre des capsules produites et sur le chiffre moyen des graines) comme 100 est à 11.

Résumé des mensurations portées dans h ta-

cinij plantes, s.,il d'origine auloféeondée. soit dérivées d'un eiili'.-eivjisenient en Ire plantes de la même vieille souche. Ces cinq cents quatre-vingt-dix-sept plantes apparticu-

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rient à treize espèces el à. douze "Viiivs. Les dilléivuies précautions i|ui furent prises pour fissurer une comparaison juste Ont été déjà exposées. Si inaiufeiiatil MOUS jetons

les veux soi'la colonne de droite, dfins laquelle Ifi moyenne île la luiutenr, du poids el de la fécondité des plfinis issus d'un eroiseiiiênl avec un rameau nouveau sont représentés par 1(10, nous voyous, par les autres rliifl'res, quelle supériorité remarquable ces plfinis aCquiéri'iil, soit sur les planIs au Infécondes, soi! sur les plants entre-croisés de même -ouclic. Au point de vue de la hauteur et du poids, nous n'avons fjlie deux exceptions fournies par les genres Pisob-seli,.i|l/.ia el Pétunia, et encore ce dernier ne consiil m-l-il pas un cas réellement exceptionnel. Os deux espèces n'ul-

IVirenl aucun écari ;'i la règle, au point de vue de la fée.....lili''.

caries plan 1 s dérivés d'un croisement avec un ramefiu nouveau [nival 1,en un ai p plus 1er! i les que les sujets auloféron-dés. l'.alre les deux séries de plants porléesdans le tableau, la différence est plus grande généralement comme fécondité que comme bailleur ou comme poids. Si nous considérons l'ensemble, des ras consignés dans ce tableau, imus voyous qu'il ae p.ail y a\oir de doute sur ce l'ail, à sfivoir

 pie les plants prùlitenl immensément, quoique de dilb'u'cates manières, d'un croisement soit avec un rameau nouveau, soit avec une sous-variété distincte. On ne peut pas soutenir que le béuélice ainsi réalisé rsl dii simplement à o-ipie les plants du rameau nouveau sont parfaitement sains, tandis que ceux qui ont longuement subi l'eutiv-crolsemenl ou l'autoléconilalion sonl devenus maladifs. Dans le plus grand nombre de cas, eu effet, il n'y avait pas apparence d'altération, et nous verrons, dans le tableau A, que les plants entre-croisés de la même soiiobe sont généralemeiil supérieurs à un certain degré aux aiitnlécoiulés. quoique les deux lois aient été mainle-nus exaclement dans les mêmes conditions et s(,ienl restés

 bois le même étal de sauté, bon ou mauvais.

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Nous apprenons de plus, par le tableau C. qu'un croisement enire plants qui, bien que conservés constamment dans dos conditions d'une unil'ormité rapprochée, ont été aulol'éeoinlés [londanl plusieurs ".vnérai ions sin'i'owi\rs. m.' procure qu'un l'ail de 1 k>im"'Mj-o à la descendance ou no lui m assure aucun. Le genre Mimulus et 1rs descendants .1,. l'Ipomo'a nommé Héros otlVont ries exemples <lo coti,. règle. De plus, des [liants aulof'écoudés pendant plusieurs générations profitent, à un faillie dcg;ré seulement, d'un nvisomonl avec des sujets en tre-eroisés de la même soueli,. (comme dans le eas du Dianfhus), si on compare ers 1 n'= 11.'-liei's à ceux du croisement, par un rameau nouveau. Iles [ilanls is.ns,lu mémo rameau entre-croisé pendant plusieurs générât imis (comme dans le l'élu nia), eurent une inféiWilé

insectes, el qui lurenl artilieiellemeut croisés à chaque gé-is j - i-1 i. 11 successive dans le cours de mes expériences, si

bien qu'ils ne peuvcul jamais avoir soufl'erl aucun doin-

.....-' du f'aii de l'auloi'eeomlalion (comme dans l'Kseh-

scholl/ia et l'Ipomo'a). prolifèrent néanmoins beaucoup I un croisement avec un rameau nouveau. L'eusemlrle ,-!. ces dillcrenls. cas mnis prouve clairement que ce n'est pas an simple eroiseinenl de deux individus qu'il faut altril.lut le bénéfice acquis à la descendance. Tout l'avantage résulte de ce que les planls unis présentent une légère dif-l'éi-ence, qui, il est. dillicile d'en douter, doit porter sur la constitui ion ou sur la nature des éléments sexuels. Quoi qu'il

eu suit, il est certain que les différences ne s......

mures, car deux planls doués d'une ressemblance aiis.-i frappante que celle qui caractérise deux individus de la même espèce profitent de la manière la plus sensible d'un ''iitre-iToisenieiit quand les progénitours ont été exposés.

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pendant plusi tions différent autre chapitri

Ta m

Revenons maintenant à notre premier tableau. qui ;i Irait aux plants croisés ci aux nutolénmdés de la mémo souche. Il rciilV-rinr- quaranle-quatre espèces appartenant à trente ordres naturels. I,e nombre total des plants croisés,

dont les mesures j sont données, est de 796, et celui des

alitofécondésdeStr.l. ce qui l'ail un ensemblede 1,005 plants. Quelques espèces l'urenl expérimentées durant plusieurs ^énérntions successives, ri nous devrons nous rappeler que, dans ers ras, les plants croisés de chaque génération i'urenl. frondés avec le pollen d'un autre plaid également croisé, i't que les Heurs des plants aulolérondrs furrtil presque toujours imprégnérs par leur propre pollen, m.lis quelquefois aussi avec le pollen d'autres Meurs de la même plante. Les plants croisés devinrent ainsi, dans les dernières générations, d'une pareil ié ]>l ils ou moins intimement rapprochée el les deux lots do [liants furent soumis, dans chaque génération, à des conditions presque absolument semblables, donl la similitude se [nmrsuivit à pou près ihms la succession des générations. Il eut été plus convenable, A quelques égards, rie croiser constamment, dans une même génération, les plants autofécondés ou entrecroisés avei' le pollen d'un plant dépourvu do halte parenté avec les premiers et avant- véea dans îles conditions dilléfcntes, ainsi ,[ih. cela l'ut. pratiqué avec les [liants du tableau C. Par ce procédé, en effet j'a 11 ti           jusqu'à

quel point la descomlainv a .-..                                       'anlo-

l'éoondnlion continuée pendant Tels qu'ils se trouvent, les phi, ' ., : , rations du lable.au A furent nus en Compétition avec les l'iants enlre-eroises et comparés entre eux : ces derniers

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avaient été probablement endommage à un certain de-irré par l'accroissement plus on moins accentué de leur pareille { [.ar l'influence prolongée de conditions vitales coiih-tammontsomblables. Néanmoins, si j'avais manquedo suivie

ce fait important, à savoir que, malgré l'avantageassure, par un croisement, pendant plusieurs générations, à la descendance de plants entachés de pareille et soumis à des conditions de végétation étroitement semblables, cependant., après un certain temps, l'entre-croisemcnt ne se traduit par aucun avantage pour la descendance. Je n'aurais pas appris non plus que les planls aulofécondés des dernières générations peuvent être croisés avec des plants entre-croisés, le tout appartenant à la même souche, sans grand profit, tandis que l'avantage est énorme quand ce croisemeni est l'ail avec un rameau nouveau.

Pour ce qui louche au plus grand uomhredes plants renfermés dans le tableau A, je n'ai rien de spécial à dire : toutes les particularités qui ont été indiquée:* quand ilsVsl agi de chaque espèce pourront élre Irouvées, au moyen de la table, dans ces article.* spéciaux, i.es ehifi'rç-s dans la colonne de droite indiquent la hauteur moyenne des plaids aulolceondés, relie îles croisés avec lesquels ils furent comparés élan! représentée par 100. Ce. tableau ne porte pas indication des quelques cas dans lesquels les planls croisés et aulofécôndcs l'urenl cultivés en plci; d'éviter entre eux toute concurrence. 11 renferme, ainsi que nous l'avons vu déjà, des plants appartenant à l'ill-quante-quatre espèces; mais comme plusieurs de ces dernières lurent mesurées pendant diverses générations successives, ou trouve quatre-vingt-trois cas dans lesquels d>--plants croisés ei 1rs autofécondés Curent comparés. Comme, dans chaque génération, le nombre des planls soumis aux mensurations (portés dans le tableau), loin d'être jamais très-grand, fut fréquemment petit, toutes les fois

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que. dans la colonne de droite, la hauteur moyenne des plants croisés et celle des auto fécondés est semblable clans

les limites de5 pour 100, ivs hauteurs peuvent être considérées coin nie réellemenl égales. De pareils cas, c'est-à-dire «eux dans lesquels les plants autolécondés ont une hauteur moyenne exprimée par dos chiures compris entre D5 et 10"), se comptent au nombre de dix-huit, soit dans quelques-unes, seii dans (untes les générâtions. Il exisle huit ..-as dans lesquels les plants auloiérondes surpassent les croisés île plus de r> pour 100, comme c'est nieiilré par les cliill'ivs delà L'olonne de ili'dile qui sont au-dessus de 1 (.>">. l'indu. viennenl cinquante-sept cas dans lr.-ipLi.1s les plants croisés surpassent les nutofécondés dans la proporlio de 100 à 85, et généralement à un plus haut i

Si les poids relatifs des plants croisés i avaient été dus au simple hasard, nous aurions à peu pies autant de cas de plants nulol'éeondés surpassant en hauteur les croisés de ô peur 100, que nous avons de croisés dépassant au même degré les autolecondés; mais nous voyons que nous avons cinqnanle-sepl de ces derniers cas et huit seulement des premiers; doue. 1rs ras dans lesquels les plants croisés surpassèrent en hauVur les nulofécondés dansla proportion ri-di'.-sussiuil ]}<<-' », -i '.;. ";-.-! nombreux nue ceux dans lesquels le .:,        . -, dans la même proportion. Pour notre im' -.. paraison de la puissance \égétni!\, .,•_ .éseidrs autofécondés, nous pouvons du'< ve . -,.,, -intr-.»ej,l en*. 1rs plants croisés ^urpnssén'.' ' - ,' s de plus ô pour 100, et que dans \ingl-M\ .- ; 1S )-s;. ,.s ne 1rs dislanrèrenl en rien, 'l'un 1< loi s, nou- niions moiHrei'qne dans

avantage marqué sur les auloi'éromlés n certains points de

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en ligne >!'' compte, soit on raison do ce que loin- aeçn.nss<>-,,,1-ul ii été ivmlu iil:--î 1 par leur étal maladif, soit entin par ces deux causes réunies. Cependant, comme ces cas sont. opposés â mes cosetasiems générales, je me suis ern obligé

de les rapporter. Enfin, les raisons qui privenl les pleins omises do tout avantage suc los au tôt mm dés peuvent éliv trouvées pour quelques .autres ras. 11 reste aussi un petit, lot. de plants dans lequrl les aiiiol'éeondés paraissent, d'après mes expériences, élre réellement égaux ou supé-

Xons allons maiiifenuut examiner aver quelques dei.iils les dix-huit eas dans lesquels les plants autotéeomlés oiil «traie "ii hauteur iui.n runr 1rs plants croisés dans la limile de ."> pour 100, puis les lui i 1 eus dans lesquels les plants autofécoudés ont surpassé en hauteur moyenne les plants croisés de [tins de 5 pour lot), ce qui t'ait en tout vitid-Imil cas dans lesquels 1rs plants croisés ne présnitereul

relit île lieaueoup intérieurs

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iii-uinirtii.iL de lUUii 127. Quoii[iie dons pain

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: .irvuiii ii mil ement être batti

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ilBeal B 102. Un

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'' v; ' ; y ,',:

Quelques plante (le

- tliins k-s ;aili.)fi?C(.ilti.!(,:S : ''»'

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oi'éfoiirlos est i;t inôiiioijno relie

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( telle ijii'elle ne jnuiviiil plus iji-oJît-.] d'un niuuet omiv-Après avoir passé on revue ces vingt-six cas. dans

Bhaulfiii- H

aulolêcondés de plus de cinq pour cent, ou leur l'uronl inférieurs, nous pouvons conclure que le plus grand nombre île ces cas ne constitue pas une exception à la loi qui veut qu'un croisement entre deux plants, à moins que cous-ci n aient été exposés à peu près aux mêmes conditions peu-danl. plusieurs générations, procure à. la descendance mi grand avantage quelconque. Parmi ces vingtrsix cas, deux ;l11 nioin- r-,.ii\ • l'A.].,.iis el du Bartonia, doivent èlre compleli'iiu'ul i'xeius, pmsquo les expérietices l'urenl rendues sans valeur par un étal maladif extrême des sujets. Dans douze autres cas (renfermant trois expériences [ailes surl'Kschsclioltzia), les plants croisés, ou bien furent su-) hauteur aux aulofecondés flans ion tes les autres . é dans celle en i|ues(ion. ou bien montreront leur supériorité d'une manière difiërenle, en pouls,

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l'un

Ces quatorze cas étant déduits, il pu reste douze dans

lesquels les [ilaals croisés ne montrèrent aucun avantage sur les auto fécondés. D'autre part, nous avons démontre fjii'il existe i'iii'|iiaiilr-scj,t. cas dans li^rpn-ls les plants croisés surpassent, m hauteur, les autofécondés d'un minimum de nini] pour cent el généralement à un plus haut degré. Mais, même dans les douze ''as dont je viens de parler, le défaut absolu d'avantage du côté des plants croisés est loin d'être certain : avec le Thunborgia, les générateurs furent dans un état bizarre de demi-stérilité et la descendance s'accrut Irés-inégalement ; avec l'Hibiscus et l'Apium. un Irop petit îioriil'i'i' do sujets l'un ad obtenus et mesurés pour inspirer toute confiance, el de plus les [leurs croisées de l'Hibiscus produisirent beaucoup plus de semences que les antofécondées: dans le Vandellia, les plants croisés furent un peu plus grands et plus lourds que les autoféeondés. mais comme leur léoondité fui moindre, le cas doit être considéré comme donleux. butin, dans le l'isuni, le Pri-unda. les trois générations de Canna, et les trois générations de Nicotiana (qui ensemble complètent- les douze cas), un croisement entre deu.x plants resta certainement, pour la descendance, sans grands effet s avantageux on n'en produisit aucun; mais nous avons des raisons pour croire que, dans ces plants, ce résultat est dû à faut .i culture prolongées pendant plusieurs générations sous des conditions à pou prés uniformes. Les mêmes résultats furent obtenus avec les plants d'Iponuea et île Miinulus mis en expérience, et dans une certaine mesure avec ipielquos autres espèces que j'avais iutouhoiinellemetil traitées de la même manière : cependant nous savons que ces espèces, dans les conditions normales, proiiteni beaucoup d'un entre-croisement. Il n'v a donc pas, dans le tableau A, un seul cas qui

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à Im descendance. C'esl l;'i une roticUision su 1 preiiaiilc, car,

fi! se fonilanl sur 1 '.-inalo^-u1 <|iii: présenlonl les animaux

soumis à la domestication, il ll'eùl pas été possible rie |i["(''-

voii' que les bons eil'els du croisement ou l'influence désavantageuse de rautofécondafion sérail perceptible, dans 1rs piaules, avant qu'elles i lissent subi ce Irnileinenl pendahi

dans le tableau A peuvent être

doute, la méthode la i.lu.- CMrre.ued.' comparaison entre les planls croisés cl l.s.i ' ' , -.M -. dans les cas où les plautsde la memei-sp' . :r i '- \-.-'•< pendanl plusieurs général ions, nue moyenne générale de deux liauleui's doit élre [irise dans l'ensemble des -'''aérai nuis el les moyennes sont données dans le lableau A. l'ai-exemple, pouri'lpome'a la moyenne générale des plants dans toutes les généralinns est eoinme 100 (pour les croisés) est à 77 (pour les auto-i'écondés). Celte opération ayant été l'aile pour chaque cas dans lequel pins d'une génération fui obtenue, il est facile de calculer la moyenne des hauteurs moyennes pour les planls soi! croisés soit aufofecondos ,1c tontes les espères rrn-l'ermées dans le lableau A.. Il esl lion de l'aire remarquer que, connue dans quelques espèces nn pelil nombre de piaules seulement fut mesure, taudis qn'nn grand nombre intervint dans d'autres, les hauteurs moyennes dans ces différentes espèces oui une valeur diirérente. Malgré cettecaused'eiTeur, la inoycuue des lia ufein-s moyen nés dans les eiuquanle-i|uali'e espèces du Lahleau A mérite d'être donnée; en voici le résultat: si nous désignons par 100 la moyenne des hauteurs .         > i les plants croisés, celle des niants auto-

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iéc.onrlés sera de s;. Mais une meilleure ssir'-tlia-:li-

diviser les cilif|uatHe-<|liatrO espères c;i trois rTOUpi'S, l'-Ot'UlilC

ce l'ut pratiqué, avec les quatre-vingt-trois rus ..iéjà donnés. [,.' premier groupe renferme les espèces dont 1rs hauteurs moyennes, pour 1rs plants nuloirrondés, dépassent de 5 pour reul li' idiiti'ro KM), << i|iii l'ail qu'alors 1rs plunis croisés cl. les autofécondés sonf. approximativement égaux. I>c ces espèces, qui sont au tiemluv do lionzc environ, il n'y a rien à dire, la moyenne des hauteurs moyei.....a dans leS plants

nu iv en nés croisées est ;'i celle des autofreondées connue lin) est à7S. [,e troisième groupe, en lin, comprend des espèces au n> a idnv de cinq seul mi^nl. don I 1rs liautrurs moyeu nés dans 1rs [itauls imtolVvundés surpassml eellrs des croisés de plus ,:. :'. | ...ir . ili : ici la moyenne des hauteurs moyennes, dans 1rs plants ci'oisés, est à celle des aiiloi'écondés eomnie lui) est à. lut). Si nous excluons donc 1rs espèces qui sont np-liruxinuiiivrinrul /'gales, il en reste hvnlr-sopt dans les-ijurlles la moi eiuie des ([ailleurs moyennes, flans les pl.anls croisés, surpasse celle, des autol'érundés (]< ','_' pour eent, tandis que lions en avons seulemenl cinq dans lesquelles

liilefiiiidés, surpasse celle des croisés de 9 pour eent.. La irrité de erlle eonelusioii, à savoir que les lions effets d'un ci'iiisrnirul di'qiendenl de ce (pie 1rs [fiants mit

rie assujetti- à '1rs .....':l iiuis Iiiléreti 1 es. ou de <! qu'ils

appurlirumui .'.. '. 1-1 O's diverses d.-s ras dans lesquels ils dill'èr. !.:.        ... ..rlileill cOlllllle Constitution, se

trouve na.iiMiir. |M[ ,,, e.uiipafaison drs tableaux A et (.'. le flermrr lahirau donne les résultats -lu croisement des plants avec un rameau nouvrau ou avec une variété dis-

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tincte, et la supériorité delà descendance croisée sur l'auto-

lécondée est ici beaucoup plus générale el liien [dus forte-irn'iii marquée que dans le tableau A qui indique les plants croisés de la même souche. Nous venons de voir que la movenne des hauteurs moyennes, dans les [liants émisés appartenant aux cinquante-quatre espèces du tableau A, ,- l'i celle des plants auloiéeoildes connue 1(11) est à S", taudis i[iie la ii)overnie des Imu leurs moyennes, dans les plants croisés par un rameau nouveau, est à celle des autoi'éeondés lu tableau C connue 10(1 esl. a 7-1. Ainsi, les plants croisés battirent 1rs autoi'éia aidés de 1- pour Cent dans le tableau A, et de L'U [«an' end ou du double dans le tableau C qui renferme le- résultais d'un croisement par un rameau nouveau.

Taiu.k.u.1 H.

Nous devons ajouter quelques mots sur le poids des plants

le tableau C, onze cas sont donnés ayant trait pères. Le nombre des plants qui furent pesés dans les deux colonnes de gauche, et leur poids la colonne de droite où celui des plants croisés e: sente par 100. Quelques autres cas ont. été déjà dans le tableau C, pour ce qui a irait aux plants cr un rameau nouveau, .le regrette qu'il n'ait pas et plus grand nombre d'épreuves de celle sorte, < délice de la supériorité des plants croisés sur les a

que par les hauteurs relatives. .Mais cette mélhi présenta à mon esprit qu'à la dernière période, et quelques difficultés dVxéi-ulkni eti ce sens que les

esl indiqué rclalil'ilaas

lent ont commence a se dessécher. Dans un seul des cas portés au tableau li, celui de l'Kschscholtzia, 1rs

ts autot'écoudés surpassèrent en poids les croisés, rtnutis

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avons vu déjà qu'ils h-iir furent également supérieurs ru hauteur, tuais intérieurs en fécondité : toui l'avant agi.1 iiu croisement l'ut donc concentré sur lu système reproducteur. Dans le Vandellia, 1rs planta croisés eurent un peu plus de

poiilsipielesautoféeondés.ils furent aussi un peu plus grands i|tte r.rs derniers; niais, connue des capsules [il us productives

Les descendances eroiséecl autiiferoiidérd'iinplaiil de Réséda purlicllemrnl aul>>siérile lurent presque égalescomme pouls, mais eas comme hau leur, hanslrs huit cas restant, les plants croises montrèrent util' reniai''pialde supériorité sur les aulo-|V-ciUh.l'.'-s-. puisijif ilsi'un'iil un poids plus ijin'ilnulilt', excepte ilaus nu si'itl .'as i.u'i lu proportion, un hauteur, devint comme 100 «là 07. Ainsi, les résultats dédii ils du poids des plants uiuiiit'iueiii d'une manier.' saisirai île la première preuve îles effets avantageux d'un croisement entre Jeux plants de la même souche, et dans les ipielnues eus où les plants dérivés d'un croisement avec un rameau nouveau turent pesés, les résultat- soi il semUahlrs ou même plus frappants

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CHAPITRE VI

Vigueur consiil' >'tio,telle plus ucceiilnêedes plan/s croisés. — Dans presque lonlesmes expériences, un nombre égal de semences croiséesei d'autoréeondées.ou plus communément desernisYenautdenaitroépeine.uyunl éléplacé dans des points opposés d'un même pot, ees sujets y furent miseii coneurivnee les uns contre les autres, e! il faut eu conclure que le poids plus élevé, la hauteur et la fécondité plus ac-conluoes du* \i:< pîanls croisés doivent être attribués à ce qn ils seul doues tiniurollcnient d'une plus grande vigueur '''Uislilnlioniielle. I u'iieraleitirut. clrujs leur grande jeunesse, les 1 : u 11 s dos deux lois l'umil de faille égale, niais, dans la suite, les croises gagnèrein insensiblement sur leurs antagonistes, ce qui monire qu'ils possèdent une certaine supériorité inhérente à leur nature, quoique ne se montrant pas aux premières périodes de la vie. 11 se présenta, du reste, quelques exceptions remarquâmes à celte régie qui établil

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û primitive en hauteur entre les Jeux lots;;

;, ijaliii (S'irulknmu a-i scu

temps .mi nillainmisle enlisé ipii iiVilil élé h 3j I.M11 riLri — -"' p

11utLli[in- accident "ii ôlail devenu malade, put titre final meni battu par lui.

obtenus de petites sememvs pn.dtuie. par des piuvuls mal ilil's, t'I les sujets nu                  -                         ,' , .i I tres-r

pidement : aussi, toi                                     - , eurent e

vironl)"\i)15del.....:                                                       'seh.ts

U".....'Ile .les plants croisés sur le

s lui pt'DUM'i' il'utn' u.utre manière, danslatroi ation du Mimuliis, par l'expérience qui consista

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gernnuationde ces graines avait été simultanée) êvidentdèsle début do la carrière. Néanmoins,

le voirau paragraphe 11 iniulus, ils furent battu

les deux lois eureni atteint leur cou ils furent coups, puis transplantés dans un plus grand put sans avoir a en soutlrir, et. l'urinée suivante, lorsqu'ils eurent donné de nouveau toute leur croissance, on les mesura, el alors les plus grands jliants croisés furent, en hau-

féeondité (calculée d'après le poids des semences prises dans nu nombre égal décapsules des deux lots), cuiuiiio lUIlesl à:! t. Mu méthode d'expérimentation usuelle, qui consista à piauler plusieurs paires de semences crois.''eset d'autniëcoudéeseii

pots, pour v soumettre les [liants à une coin pétition modérée. l'ut, à mon avis, la meilleure qu'on put suivre pour reproduire tli.lolenieut les conditions naturelles, lui effet, le- piaules semées pai' la nature viennent eu mural Irès-eu-tassées et s..m presque toujours condamnées aune concurrence très-sérieuse qui s'exerce entre imlividus de la même espèce ri d'espèces dillérenles. Celle dernière considération nie conduisit à faire quelques essais, principalement, mais non pas exclusivement avec Vfjimua'a et le Mimulus, eu semant des graines croisées et. des autoi'écoiu.lées eu des points opposés de grands vases dans lesquels d'aiilivs piaules avaient longtemps végété, ou encore au milieu d autres plantes vivant eu plein air. Les semis furent ainsi

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taudis que ceux qui 'iiii'iu ta proportion 's l'ut observé avec .ts croisés furent en s uns et les autres i 100 eBt à 54 ; Iors-lr, comme I00à66,

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et lorsque, i-tiliii. ils furent cultivas en pleine terre de manière ri n'être soumis qu'à une légère compétition. Coiniiie 10n est :'i 7?. D'autre part, avec le Zfii i,wï.s, il exista en hauteur, une plus grande différence entre les plants croisés H les autofécoudés en!tivés en pleine lerre qu'enny le* paires nui végétèreul en pois ilans la serre; mais ce résultai peut être attribué à ce que les plants rnitoléçoudés étant plus déliait s , ils souffrirent, plus que les émisés lorsqu'ils furent, soumis ri l'niihienr.e d'un été froid et humilie. Kuh'n, dans une ou deux séries .le Resciln whirnla cultivé en pleine terre, aussi bien qu'avec le Beta vul-f/a-ris, les plants croisés ne surpassèrent pas en hauteur les au Infécondes ou le firent fort légèrement.

Le pouvoir naturel aux plantes croisées de résister bien mieuxoimlesautoiéc.oiHlécsàdesconditionsdéfavorables.iut

sin-lesaulofécondés lorsque lesdouxlots fui

eut cultivés dans

des conditions extrêmement défavorables

; tandis que sous

l'influence de circonstances spéciales, l'in

L-erse exactement

se présenta avec les plants obtenus des ai

'inrs semences ei

végétant par paires dans des pots. Un cas

. ri peu près ana-

loguefut observé, dans deux autres oce.asioi

is, avec les plants

de la première génération du Nirotiana.

 
   

effets préjudiciables de l'exposition soudai

ne au grand air,

lusieurs circonstances, iinhiver froid et rigou-r l'Ipomœa,dontquel-ondés furent soudaine-lans la partie la moins udance des plante de la

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plant autofécondé et chaque entre-croisé de la même vieille ii -, peu prèsidentiqnefatobtenaavecqoel-

r|uos plants croisés oi euclouesautofécondésda Viola trico-for. Dans les plantseroisés de KiiruihuiO-ii ".v w/'"','"'ï' les jeunes pousses n'ourenl pas même leurs extrémités touchées par un froid d'hiver trés-rigoureux, taudis que tous les plants autofécii-nlés tu rem gelés jusqu'au-dessous de terre cl devinrent ainsi incapables de fleurir l'été sui-

.....i'Ic beaucoup mieux que les autofécon-

dés. .!' n'ai rencontré qu'une seule exception à cette règle ijue les plants croisés sont plus robustes que 1rs uuto-féeondés : trois longues séries do plants d'Iîschseholtzia, eonsislant en semis croisés par un rameau nouveau, en semis entre-croisés de lu même souche cl eu sujets auto-iccondés, lurent laissés à découvert pendant un hiver rigoureux et ils périrent Ions, saut deux autoféeoudés. Ce

fécondité.

Eu dehors' autoféeoudés turent plus

.pie les croisés, et c'est

Pendant le premier âge

suis porté1 à croire que h beaucoup plus de semis :i j'ai négligé Reprendre de:

lec&sdaSeta vulgaris,

antufécuml,'

ni sous terre a[U'es grnni-s croisées semées sirnuluné-Lorsr|u'un plant mourut à

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un ;'e2e quelque pou avancé, li? fait fui inscrit, et je trouve dans mes notes que sur plusieurs centaines du sujets observés, sept, seulement 'les croisés Mieeombérenl, tandis que vinut-neuf nu moins parmi les auiofécondés (ce quj fait plus île quatre fois autant) lurent, ainsi perdus. M. Gallon, après avoir étudié quelques-uns de mes tableaux, fait c.-IK- remarque : « h ; r «colonnes spéciales aux pi;mt-« plus grand nombre de sujet.-;. etlafréquencedecesplnuiesri avecorooension a la mort m .                  , "s aatofe

triode de floraison. — Dans quelques cas, tels que de la Digitale, du Diantlius et du Réséda, un plus d nombre de plants cn.iisés que d'aufofécondés donna .iges florales; mais ce ne fut là probablement que le

aucoup en hauteur :res manquèrent de rand nombre d'es-1 tendance bien ac-

lu floraison île plusieurs espèces, et quand ce soin fut la lloraison île la première piaule, dans chaque pot, •eulement. observée, qum'que deux ou plusieurs paires eussent simultanément. ,le vais mainteuani donner N'ois s : l'une contenant les espèces dans lesquelles le pre- plant qui fleurit fut un croisé; une seconde dans laie la priorité comme floraison appartint à un plant fécondé, et une troisième enfin renfermant les espèces

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'as premiers plants qui entrèrent

en floraison /'nrn>il tïnm- parenté croisée.

Ipomeea purpurea. — Je trouve dans mes notes que, dans les

i'iu<|, flmii'it, avant chacun dos a

i}. — Dans doux

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ultiflorus. — Dans les deux pois, un plant c sprwtl'un. — Dans les quatre [mis, un plant i-

" ''"v///,./.ï. — I );!]!,< ijniHlT' |H1JS SUI'Cillff, 1111 jjtiir

,//;,.;,,/,//,-. _ hans les ,!eu\ |>,-.t>. mi |.l:n,i iti.iK'ei

'<'" ill.^nii.... enh'r ,,];„„

M.ni- K.iîs !- rj'i.iis [hiTs. il 4 purs. k^jihmlsiliTivé.-d'i!

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PLANTES CROISKKS K i AIT' >n:rnMU'l>. . — Un plant

 

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SHïSra

, /n/fi>:-ii?/'.?rroisé& et les atttofêcondès

•cul //n-Mj/'f siiiii'lttntèmenl.

Costroislistesreiifmiiêntcinijuanle-l la période de floraison des plant* croisés et celle des auto-fïrondés fut enregistrée. Dans <|unranî,o-i|i.in.tre dYrdiv '''<

cas, un plant croisé fleurit le premier, ou dans la, majorité des [vils du dans l.ous ensemble; dans neuf, un plaul auto-téeondé .ni ht priori té.; dans eiiej enfin, les deux lois Heu-

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riront simultanément. Pu des cas les. [>lus frappants est relui du Cyclamen, dans lequel, durant doux saisons, les plan I s croisés Ileurirenl quelques semaines avanl les auto-férondés dans les ijuairi pots. A la seconde génération du Lnhclii, mm'mn, un sujet croisé fleurit, dans les quatre pus jours avanl l'ioupie auloférundè. I.'-s [dants dérivés d'un croisement avec un rameau mm venu nu mirèrent géiiéralemenl une lendatico très-fortement marquée à ileu-riravant les sujets nni.oféeondésct avanl les entre-croisés, de la même vieille souche, les trois lois avanl vécu dans les mêmes pois. Ainsi avec le Mimulus ei le Diantlius, dans un seul pot sur dis, et avec le Nicotiana dans un pot seulement sur seize, un |danl autoféciindé. tleuril avant: les sujets '.'luises de deux façons, el ces derniers ileurirenl. presque simultanément.

L"n examen des deux ' coude, montre que la ton es! généralement liée à un me il.                                                                            Il ..                :id;ml

à celle règle quelques exceptions remarquables prouvant

plan l s croisés, à la l'ois du L'i/'iiui.s lu tenu et du t'S/i ,-hi.i< /•lef/anx, luronl en iLauteur aux aul.oféoondés comme 100 es! ils-.', et pourtant ces derniers Ileurirenl d'abord. Dans la troisième génération du Nicotiana et dans les (rois générations tin Canna, les sujets croisés el les autofécondés furent de hauteur à peu près égale, el cependant les aulo- n'eut tendance à. fleurir les premiers. D'autre part, dans le Prima//! xinensix, des plants obtenus d'un ci'oisemenl entre deux individus distincts, croisés le-iii-moment ou non, Ileurirenl avant les sujets illégitimement . quoique tous les plants lussent à peu près en hauteur dans les deux cas. 11 ou lut ainsi, au le vue de la hauteur et de la floraison, avec le Piia-lo Spocularia et le llorrago. Les plants croisés

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d'Hibiscus furent inférieurs, en bnutenr. aux auloféeoiulés rlnns la proportion de 100 à 10!>. et cependant ils noiri-nt. avant les autofécondés dans trois des quatre pots. li total, on ne peut pas mettre en doute que les plants oisés montrent à fleurie avant les au Infécondes une tenace presque aussi fortement marquée qu'A s'élever plus mt, à peser davantage et à élre plus féconds. Quelques autres eus, non indiqués dans les trois listes dessus, doivent être cités. Dans les trois pots de Viola icolor, les plants naturellemenl croisés, descendant-; ,\v ants croisés, fleurirent avant les sujets naturellemenl oisés, descendants de plants autofécondés. Des fleurs île ux plants (l'un et l'autre de parenté aut.ofécondée) ap-.rtenaut à la sixième génération du MîmulUS luteus, rent entre-croisées, et. d'autres fleurs'les mêmes planls

oisés et. des semis de la septième génération autofécon-!f furent ainsi obtenus, et les derniers fleurirent avant ; entre-croisés dan- tivi- i.-its -ne cinq. Des fleurs, sur

pied; d'u

leur propre poller

fleurs furent fécon-i'autres strictement,

de cette espèce particulière)

nt ainsi obtenus. Dans le cas du Miinu-plauts autofécondés fleurirent les premiers dans sept pots sur huit, et pour celui de l'Ipomeea dans lmii vases sur dix; donc un entre-croisement entre les Seurs du même plant fut loin de donner à la descendance ainsi formée quelque avantage, au point de vue de la précocité de floraison, sur les plants slrirtemenl autofécondés.

k'/fetx ih,

le >

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i' chapitre, il a été démontré que le simple acte du ; produit pas de bons enets par lui-même :

1rs avantages qui pu provirunont dépendent ou de ce

que 1rs plants croisés appartiennent à des variées qui dillereul ('.prtainf-iii"iU- i'ii constitution, on do ce que les pi-ouvnitcurs île oi's |il,ints croisés, ijuoitjué identiques par

4 il ions ililIV'jvrile-, ci uni ainsi acquis une certaine variété comme constitution. Tontes les fleurs produites par la

qui .

i.emont aux même* mlluenr.es rlinuilériques, et les tiges ont été nourries par les mêmes racines. Donc, et ceci concorde avec 1rs conclusions qui viennent d'être énoncées, aucun Iion effet ne saurait résulter du croisement des llrui's d'un mémo pla.nl1. En opposition avec cette conclusion est ce fait i|ii'un bouton représente, rlaus un certain sens, un individu distinct et capable de revêtir occasionnellement et même fréquemment aussi bien de nouveaux caractères extérieurs que de nouvelles partieulai'ilés con-siituti.uinelli's. Les. plan!- obtenus de boutons uni ont

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vju'ié, peuvent être- longtemps propagés par boutures greffes, etc., e1 même par génération sexuée'. H existe

aussi ilf nombreuses espèces dans lesquelles les fleurs rie l:i même plante ditïèrent les unes îles auti'és, ainsi que cela se produit dans les organes sexuels ries plantes monoïques et polygames, dans la structure des Heurs il.' la riivnnlë-renée rie plusieurs Composées, ( imbetlifèivs. etc., dans la structure de la. fleur centrale de (|uol<|ues plantes, dans les deux catégories defleui's produite* par les es|>éee- cli'as-

togellcs. et dans beaUCGUp d'autres cas. Ces exemples

prouvent clairement ipic les Heurs d'un inenie plant varient souvent, indépendamment les unes des autres, sous divers points de vue importants, et une ces variations ont été li\ées. comme relies ries plants distincts, pendant ledéveli>|i-

II était donc nécessaire de connaitreparl^xpérimcniat ion

< |iie)*.se raie ul les e flots de l'eut ro-croisemrn f, dans 1rs tleUI's du même pied, comparée à ceux du croisement par leur propre, pollen ou par celui d'un plaul distinct, lies expériences lurenl faites avec soin dans cini| paires apparie-nanl à uualre familles: dans un cas seulement.., celui du Digitalis, la descendance d'un croisement entre Heurs de la même plante en recul quelque aumtage, mais très-réduit si on le compare à ceux résultant d'un croisement entre plants distincts. Dans le enapitre qui a trait à La fécondité, lorsque nous examinerons les elf'ets de la fécondation émisée et .le ,'acl .i.-e anlaiion sur la productivité des généra-trlll"J> i ' 1.....'i près un même ra-sultaii. c'rst-à-

n'augmente pas du tout le nombre -les graines ou ne le l'ail '|U occasionnellement et. à un faible degré. Je vais maintenant donner une analyse <h.-> expériences <|iii furent fuies.

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I. I)if/itrih'.s [ii'-rpHi-i'ii. — Hcs semis obtenus soif <\v [U'iii's ml]!'-ci'(listvs sur la mémo planlr, soii .l'^mlm-s. fruits fée.....IT'cs avec li-ilr propre pollen furent cultivés, à la manière ordinaire, on compétition les uns avec les autres dans des points opposés de dix pots. Dans r,» ras. comme dans les quatre suivants, les détails se trouveroul au paragraphe spécial à chaque es|ié-ce. Dans huit pots, où 1rs plants croi-s.- M" v.Vnnail pas t l'ès-rutassés. h'* ii-''s florales de seize plants enD'i'-ei'oisés furent . eu hauteur, à celle dos seize autoféeondés, connue 100 est à SU. Dans les deux autres puis, où 1rs plants végétèrent entassés, les liges florales

de mail' plants entre-croisés lurent, en hauteur, à colles de

ueufaulid'écondés, <

:omme HHiestà SKI, I,'avantage réel que

les plants entre-en

usés, dans ees deux pots, eurent sur

leurs adversaires :

mtofécondés fut bien mis en lumière

par leur poids rela

;il' pris après qu'ils furent coupés : ce

 

proportion de 100 à 78. La hauteur

moyenne des tiges

florales des vingt-deux plants entro-

croisés, dans 1rs di

x pots pris ensemble, fut à celle îles

tiges florales des v

ingt-deux plauls autoféeondés. coiunie

100 est à 92. .Vins

i, à un certain degré, les plants entre-

croisés lurent certa

 

mais cette supérioj

ité fut petite i. comparaison de celle

que réalisa sur les s

mjete autoféeondés la descend.....«d'un

antoférondés, par les sujets individus distincts, car les d

eux fois autant de graines que les nremii

rset l'urent. bien

loinsenclins à une mort prématurée.

 

2. Iponma pi/rj>tt,-e<i. — Trente et

un plants entre-

roisés, provenant d'un croisement entre

fleurs du même

ijet. fnrenl cultivés dans dix pois en coi

«.pétition avec le

îénie nombre de plants autoféeondés,

et les premiers

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furent en hauteur aux derniers, comme 100 i 'Si, à 105. Ainsi,

les [liants autoféeondés furent un pou plus grands iju.. l,,s eut.re-r.roisés. et, dans liuit. [mis sur dix, un planl aulriiy.. coudé lleurii avant chaque plant croisa des mûmes [.Kits. Les [liants qui ne furent pas fortement entassés (et ceux-là nll'reilt le [iiêilleur ferme de comparaison], dans neuf p,,|, sur dix furent coupés et pesés, et le poids des vingt Sl.|,| entre-croisés fui à celui des vingt-sept nntot'écondés ronum. 100 est à. 124; donc, par cette épreuve, la supériurii,'. iiis autofécondés fui fortement marquée. Je reviendra;, dans un prochain chapitre, .sur ce sujet de la supériorité acquise, danscertainscas,unx plat venons à la descendance résultant d'ui plants disliucls mi se en compétition avec des sujets autofécondés, nous trouvons que la hauteur moyenne de soix.ante-ti-eize plan 1s ainsi émisés pendant dix générations, [fil à celle d'un même nombre de plants autofecomlrs

ci......u- 100 est à 77, et. dans le cas de plants de la dixiénu'

génération, en poids, comme 100 est à 44. Ainsi, le contrasté entre les effets du croisement des fleurs du même plant ei i-ou-i. du croisement des fleurs de plants distincts, est très remarquable.

.'!. Mim.nfii.-i Intrus. — Vingf-deu.x plants obtenus du croisemcnl des [leurs appartenant au même sujel lurent cultivés en com|jélitiitn avec le meule nombre de plants autofécondés; les premiers l'ucenl aux derniers en haiili'iir comme 100 est à 105, et en poids comme 100 est à HA Du reste, dans sept pois suc huit, un plaul nuiofécoiidé lleurit avant chaque entre-croisé. Donc, ici encore, les plants autoféeondés montrèrent mie légère sii[iériorilé sur les entre-croisés, l'our achever la comparaison, j'ajouterai que les semis obtenus, durant trois généra!ions, d'un croisement entre plants distincts, furent, on hauteur, aux autofécondés, comme 100 est à 05.

1- l'i'lai-fjuniuiH ;-o,t.al.c. — \h:<. plants vivant en pots

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séparés, qui avaieiii '',<' propagés par l.>ouluros prises sur la même plante et qui. pnreiuiséqiieul. formaient on iV?liJîU> deux parties d'un mômr individu, furent entre-croisés; les fti'iii's tic l'un                                             -; aiitol'éeondéosol les

semis nldenus pur ces deux. procédés dr fécondation ne différèrent on rien coinuio hauteur. Lorsque, (l'autre part, îles fleurs portées par les (.lauts ci-dessus l'iit'ent croisées avec le pollen d'un semis distinct et que d'autres lieues l'iiceiil autufecuiidéc-. la descendance croisée ainsi olitemie l'ut-, en liauteur, aux plants aulolocondés, comme I0O est

5. 0~ri//"/i.i>iJi ruUjnre. — Un plant, qui avait été longtemps cultivé dans mon jat'din potager, s'elail aeecu par' stolons au poinl de l'uriner une grande touffe. Iles semis olilenus il'uri êlitt'é-croisenienl des lletirs de ces plants, lesiptels soldaient tous du même sujet, ci d'au:. issus de (leurs uutoiécoudées. furent comparés soigneusement depuis leu)1 premier âge jusqu'à leur maturité; d'il.' dillércrent mi rien, m comme liauteur ni comme vigueur ctiiistilutionuelle. Quelques fleurs de ces semis furent alors croisées par du pollen pris sur un pied distinct, puis d'autres Heurs furent auto fécond ces : doux nou-

les peiUs-fils tics plants qui s'étaient multipliés par sto-

i 100 est à 80; ils

:ré comme vigueur fleurirent les pre-i Ibis plus de tiges

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au moyen de radars si-parves, comme dans U< l-us .lu ]>,.. lar^oniuiii et de l'Origan) ne diffèrent pas de ceux résultant de la plus slrii'l'.' aut.ni'éaaidatioa. Haas deux r;;s même, les plants aiitnfécoinV's ïuivnl supérieurs aux

entre Heurs du mèiïn' [dant ml crrtaîiiemont i|ueli[iies km*

mdles, résiill;

sujet de l'insuffisance d'un léine plant, lorsque je censi-insectes dans la fécondalLeu

uu'IaUini <Urcrlc-enus d"un eroisriHi'ii! jii'rs![iie toujours leurs ru liàuiciil' el , cm.....<'

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t et. les autofécundés

cm obligé de la relater parce qu'elle est opposée à ma conclusion générale. Je dois dire que, dans ces expériences comme dans les deux suivantes, les deux séries de

plants l'urenl cultivées dans des points opposés du même |i"l ri ii':ii1i''cs île la menu? manière à Luis égards. [,es détails de ces expériences se tronvenl dans 1rs articles rela-

]£n second lien, un plant de pensée croisé et un plant

pleine terre et très-rapprochés des autres pieds <]<: pensé.'; comme ils produisirent une grande quantité de très-belles capsules, les fleurs des deux lois furent certainement fécondées par croisement. Des graines ayant été cueillies sur les deux plants, on en obtint des semis. Ceux issus des piants croisés lleurirent dans les trois pots

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Eu troisième lieu, le pois de senteur {Luthi/rits oi/t>-mln.s) se féconde habituellement lui-même, dans notre pays. Comme je possédais dos plants dont les parents <-, les in'muls parents avaient èlo art.ihoiellonionl croisés et d'autres plauls issus îles moines parents, <|iii avaient été .-; pendant plusieurs générations antérieurs, ces denx lots, après avoir élé disposés pour I aul.oïéromla-

en compétition les uns avec les autres, à la manière ordinaire, différèrent dans leur pouvoir d'accroissement. Ceux issus des [liants antoi'éeondés qui avaient été croisés durant les deux générations anlérieuros, furent à ceux issus des plants autolerondos pendant plusieurs gvnératiuiis passées, en hauteur, comme 1UU est à IX). Ces deux lots de semences furent aussi essayés par un ensemencement, dans des conditions très-défavorn.ldcs eu ferre très-pauvre et épuisée: les plants dont les grands parents et arriére-grands parents avaient été croisés, montrèrent d'une manière indiscutable leur supériorité comme vigueur constitutionnelle. Dans ce cas, comme dans celui do la Pensée, il n'y a pas de doute u/ito l'avantage dérivé d'un croisement entre deux plants ne fut pas concentré sur la pre-mier" génération. (Je l'ait ijuo la vigueur constitutionnelle due au parentale croisé est transmis pendant plusieurs

par elles-mêmes dans chaque génération successive. Ces variétés suhsisièl'eut plus de soixante ans « et leur splendeur n'esl pas éteinte1 ». D'autre part, le [dus ;:rnud nom-

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hre des variétés du pois mmman, eue rien n'autorise à supposer issm-s d'un croisement, ont ou une existons beaucoup [dus cnui'ic. (Jiiidijiies nuiras variétés obtenues par1 M.Laxton cl, résultant (le croisements artificiels ont retenu leur vigueur étonnante cl leur splendeur pendant un nombre considérable de générations; mais comme M. Laxtou me le l'ail cotinaiire. celte expérience n'embrasse pas plus de douze général ions, et dans celte période il n'a jamais consulté il" liiminulion dans la vigueur de ses plants.

Un point voisin doit èliv ici noté. Comme la puissance d'hérédité isl trés-acceniuée dans les plantes (nous poin-

ta menu ., < ,:i. . ' 'endance ;'i hériter à peu prés de tes plan                 .                  '.'iiinie probable qu'un

croisement ott'eclu'' mi;,> r;. s cmiitiolis semblables, entre

parents les plus rapprochés, ne saurait donner à la descendance aulaiil de héuéficos que celui réalisé entre piaules non entachées île parenté. A l'appui de cette conclusion, nous avons une preuve dans ce l'ait que Fritz

même, les semis issus de ces parentés rapprochées possédaient une constitution irés-faible '. Le même nbser\ ateur a trouvé égalemeul trois plains de liignonia vivant ci'd.e à rote'\ Il féconda vingt-neuf Heurs dans l'un de ce. Ili-aio-nia avec leur propre pollen, el elles ne donnêrenl pas une seule capsule. Trente (leurs furent alors fertilisées avec le

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.-,,,11,.h .l'un plant distinel (un dos trois viy. '1 tu proches), et elles ne donnèrent que deux capsules. Enfin, cinq fleurs fnreivt fécondées avee le prdlen d'un quatrième plant végétant à une certaine di *,::' ,'•<' .|ni| f,.,,,.. titièreut. II parait, doue probable. :' ' M/ll-r |,. pense, que e.'s Irois plants voleta:,! eniea l'uti- snrlireul des mémos Lénéraleiirs. el qu'étanl ainsi d'une parenté Ires-rapproehée. ils jouissaient d'un Irès-faiblo pouvoir d'intev-fécondation '.

Ce l'ait, enfin que les plants entre-croisés, dans le tableau A, ne surpassèrent pas. de plus en plus, comme hauteur 1rs auimérondés dans les dernières générations, résulte probablement de ce qu'ils devinrent d'une parenté, de plus en

Ihul'u rmil<: <!<• In <-<>»!--ur <ln,i.ih\<i tlenvsth'splnulH

rièrent. considérablement dans le coloris de leurs fleurs. Le même fait se produit dans les piaules qui oui. élé lniiv'-ienips cultivées connue ornement, dans les jardins à fleurs et qui oui été [U'upaeiVs par semences. Le coloris des fleurs est un point sur lequel, dans, le principe, mou attention ne fut pas- appelée du tout, et, dès lors, aucun choix ne fut pratiqué. Néanmoins, les fleurs produites par les plants aiiie-lecondés des quatre espèces ci-dessus devinrent ou alise-

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plants .                                              onde d'unedes

et iji.ii' ilrs semis en furent ainsi ol>tenus, ces derniers pré-seutaienl 1111 confrn.sle ri'iiiiinjitaiili; dans les différences do leurs fleurs comparées a celles des semis aulofécondés.

l'iU........'"s ilivers cas de Heurs devenanl uni(Vn-ju/'itn]lt

riih.nr." sans aucune intervention de la .sélection me parurent curieux, je veux donner ici un résumé cornplei de nies

Mim. ni fis It'/ci's. — ("ne grande variété portant îles grandes fleurs presque liianelic^ taoliées (le cramoisi, apparut parmi les [liants ledrc-cm^ér. et les auto fécondé s des

dernière ou neuvième général ion auloiéromlée. <,Uioii|ue celle varié!é apparu! d'abord parmi les plaids eiilre-eroisés, elle ne prévalut jamais parmi ces derniers, parce que leurs descendants l'nreid entre-croisés ;V cliai|iie génération suc-ci'ssi\e. et les fleurs des différents plants entre-croisés de la neuvième général ion dillércrenl eunsidéraldemonl comme coloris. D'au tri' pari, l'uniformité de mu leur dans les Heurs des plains appartenant aux dernières généralions juiio-fé'C.....!.'- fui. Ires-surprenante : après nu exaue'n superficie] ou mirait pu les cramoisies n'eurent, n exaclemeni la même position. .Mou jardinier et moi nous croyons (pie cette variété n'appariil pas parmi les généra-

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i .1rs; plants croisés ni des antoléroudés atrième ^ènérnlions. ci d'après ce que variation de cette eapèoe dans d'antres

présent, tjlli» |IÏIC le roloM:

autofécondée étaient d'une teint remarquablement riche. Les m obtenus durant les trois général dernière (dixième), produisirent la même manière. Elles turent

n:il lire: ri, corn me le rnuat'qua mon jardinier, les plants au-loloconiles eussent pu être distingués avec certitude et sans l'aiile d''s (''tiiiucll.es. des plants entre-croisés des dernières gcncralions. Tes derniers, dn rcslc, curent des fleurs nln-u n il'i'tnin:'i lient çnloivesque relira qui i'iirenl d'abord otite unes des graines achetées. Celle variété à couleur pourpre foncé n'apparu! point, aidant que mon jardinier et moi pouvons-nous le rappeler, avant la cinquième ou la sixième liéucva-tion autofécondée.

Il est probable, du reste, qu'elle se l'orma à l'exclusion de tonte autre variété sous l'influence de l'autofécondatioii continuée et de la culture ries plants au milieu de conditions uniformes parfaitement constantes.

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Dianthus caryophyllus. — Les plants autoféeondés de

lu iroisiôiric génération portèrent des rieurs toutes exactement colorées de rose pâle, ci à ce point de vue ils différèrent considérablement des sujets végétant dans une grande plate-bande el obtenus rie semences achetées provenant du même jardin pépiniériste. Dans ce cas, il n'est pas improbable (pie quelques-uns des plants qui furent tout d'abord autofécomlés aient porté des fleurs ainsi colorées, mais comme plusieurs plant- furent auto fécondé* dans la première générât ion, il est extrêmement improbable (pie tous aient porté' ries deursoxartemontde la même teinte

ipie ('.elles des plants aniofécondé'.* do la troisiè.....génération.

i,os plants entre-croisés de cet le troisième génération produisirent également des fleurs d'une teinte presque aussi uniforme sinon complètement (pie celle des filants auto-fécond es.

Pvtiinia riolacen. — Pour ce cas, j'espérais trouver dans mes notes que les fleurs du générateur qui fut pour la première foisautofécondé étaient* d'une couleur pourpre sombre». Dan* la cinquième génération auto fécondée, chacun des \ingl el un plants autoféeondés végétant on pots et, tous les plants cultivés au dehors eu deux longues rangées, produisirent des fleurs absolument, de la même teinte, c'est-à-dire d'une couleur de chair terne, laide et particulière, et par conséquenl considérablement différente de celle du générateur, .le crois que ce changement de couleur vint graduellement, mais je ne conservai aucune note à ce sujet parce que ce point ne m'intéressa qu'au moment où je fus frappé par la teinte uniforme des plants aulo-fécondés de la cinquième génération. Les fleurs, dans les plants entre-croisés de la général ion correspondante, furent r|o la mémo couleur île chai!1 lerno. mais pas. à. bien près, aussi uniformes que celle des plants autoféeondés, dont quelques-unes furent très-pâles et presque blanches. Les l>lants autofécomlés cultivés en pleine terre, en une longue

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, furent égulomoirl remarquables par leur unifonnih» uitour aussi bien que les plants onlre-croisés, qui le .trfpouclaiM. ;tim moindredogré; les deux lotsavuic-nlélà

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t de vue qui nous occupe, est ont été assujetties à des coinli->s, cl secoudcmenl à ce qu'elles

du h

   

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-croisées, ains

que cela résulte e comment, celle

dédu

 

I1"'

 

artée, lorsque

>es pendant plu-

sieurs générations sous des conditions i après avoir été entre-croisées dans chaque. des fleurs dont la couleur tend à certains degrés changement et l'unironuiié. Lorsque aucun entre-croisement avec d'euir,.« piaula de la même souche ne put se produire, c'est-à-dire lorsque les fleurs furenl h

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chaque sénération. avec tour propre pollen, leur couleur ilrms les dernières générations devint aussi uniforme que celle des plants véî;étan1 à l'étal naturel, ci cette uniformité s'aceompa^na, au moins dans un cas. de beaucoup '1 égalité ilaus la hauteur des plants. Mais, on disant, 'lue K'S dillérenres île teintes dans les Heurs des plants cultivés cl lrail.es à la manière ordinaire, sont attribuable> dill'.'r.-u.', s.|r su], de rlimat, etc.. auxquelles ils sont ses, je ne prétends pas impliquer que de pareilles \ lions son i causées parées agents \}'u\io manière plus dinrh» que ne peuvent l'être les maladies les plus difft (rlmnies, inflammation des poumons ou de la plèvn matismes, etc.) qui peuvent être rut)sidérées cou résultat de l'exposition au froid. Dans les deux cas stitution de l'individu qui supporte l'impression a u portanco prépondérante.

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CHAPITRE IX.

chapitre est consacré à la iV-finitlité des plantes qui té influencées par la fécondation croisée et par l'auto-dation. Le sujet se divise en deux parties distinctes : productivité relative ou fécondité des Heurs croisées veo le leur propre, hre proportionel de

miiofécondécs, ces semis a\,u,t le mémoât,

de la même manière et vé^éiaiit dans les montes conditions

Les deux branches du sujcl corresponde]]I aux dhisiois

qui doivenl être prises en considération par qnie.....pie s'..«:

cupe des plantes hybrides, eYsl-à-dire en premier lien :ï l; productivité comparative d'une espèce api'ès fécondation pa

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lr pollen d'une espèce distincte et- par son propre pollen : et en second lieu, à la fertilité de sa descendance hybride. Ces doux cas ne sont pas toujours parallèles ; ainsi plusieurs plantes, comme l'a déimmtrée Gartner, peuvent être très-aisément croisées, usai- donnent ries hyliriiles très-stériles. I:uidis i pie d'autres son terois>^s a vécu ni'ddlieulté extrême, mais engendrent des hybride très-féconds.

L'ordre naturel à suivre, dans ce chapitre, devrait être d'examiner d'abord les eilels du croisement sur la fécondité des plants générateurs, puis celle de l'aulofecondation sur les mêmes plants : mais non- avons disenté déjà dans les

donnés dans le tableau suivani, !), lequel contient les plants de pareille' croisée et de parenté auto fécondée qui furent livrés à leurs propres forces de iV'condaiion soil que les insectes assurassent le croisement, suit -pie l'autotëcondation se produisit.

11 est bon de faire remarquer que les résultats m'sauraient et iv considérés eonune complètement dignes de contiauce, car la fécondité d'une piaule est nu élément très-variable dépendant 'le sou âge, île son état de saut.', île la quantité d'eau qu'elle îyeoii et de la tempérâture à laquelle elle est exposée. I.e nombre des capsules produites et la quantité

élablisMir beaucoup de plants soiI l'cdsi''-. soil aulofécondés, à la l'ois du même âge- et. traités de la même façon à tous égards. A ces deux derniers points de vin-, mes expériences peuvent inspirer de la contiauce; cependant un nombre suffisant de capsules ne fut compté que dans linéiques cas seulement. La fécondité', ou. comme il conviendrait peut-être mieux de l'appeler, la productivité d'une plante dépend

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du (uni!lnvili capsules produites et du nombre de semences qu'elles renferment- Mais, pont-plusieurs raisons et surtout

rali'iiit'iit plus grands et plus lourds fjuo les uutoféc.niides; mais la différence, A ce point de vue. est raremenl su disante l-i nir causer quelque influence sur lenombre ile capsules produites.11 esl ;i|ieiiu'ri[>(;essaiivd'aj(iiitt'i'4iic, dans le taille™ suivant, lt> même nombre de plants croisés el fl':in1ot"curi-dés est toujours mis eu comparaison. Malgré ces causes de suspicion, je vais donner le tableau dans lequel sont développées la parentés di's plants sur lesi|iiels j'expérimentai el la manière de déterminer leur fécondité. Des détails plus complets.se trouvent dans la première partie decel ouvrage, à l'article particulier à chaque espèce.

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Ce tableau renferme irciite-trois cas propres ;'i ironlr-t jv.ls espèces : il mel en éo, idoiice te degré de fécondité naturelle des plants de pareille croisée en comparaison avec ceux de [inna^eantot'éeoiidé, les deux Iota étant fécondés de la même manière. Dates plusieurs espèces îles genres Eschscholtzia, iteseda, Viola, Diantbus, Potunki et l'rimuln, les deux lois furent certainement croisés par les insectes, et il en fut probablement ainsi dans plusieurs autres: mais, dans quelques espèces du genre Nenuqdiida. et dans quelques essais sur Ipomœa et Dianthus, les plants avant élé recouverts, les deux lots fuient spontanément autoféi'Ondés. Tel fut nécessairemeni le cas avec les capsules produites par les [leurs ctéisiogèiu's de Vandellia.

La fécondité des plants émisés osi représentée dans le tableau par 101) et celle des a.utofécondés pur les autres cl)ilires. Il y a cinq cas dans lesquels la fécondiié îles plants, aulofécondés êsl approximnlhement égale ,i relie des mii-

que, dans quelques-uns de ces cinq cas. le degré de fécondité, des deux h U s m fui pas absolu mm il eemstaié, car les capsules ayant paru être m nombre égal el ponniies manifestement de leur maximum de graines, elles ne fnrenl pas l'otupt''".>. Dans deux ca.sseuleinenl (Yandellia el troisième génération du Dianl bus), les e;q>suli.sdes plant s autobVondés contenaient plus de graines que celles des croisés. Pour le Dianthus, la proportion entré le nombre de -raines contenues dans 'roiséeseï dans les ;ui lofé-coudées fm iv.unme !-' estàlOU :les deux lots de plants l'urenl livrés à l'aui.ofécon-dation sous une gaze. el il est presque certain que la p'"s

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grande fécondité des p

meut à ci: qu'ils avaient varia et étaient ilev strictement dichogames. leurs autliércs et leui étant arrivés à mûrir dans un temps bien plu-que ce n'est lo propre '1" l'espèce. Si nous retranchons les sept eau doni nous veinms de parler, il en ivsie vinet-six dans les quels les [.;.-,                              uiiestemeut beau-

coup plus fertiles (et quelquefois à un de^r. que les uutolérondés, leurs ;: mi |«'-l i Leurs. I .i--. ,-n< u11-.!' s les plus frappants sont ceux dans lesquels les plants dérivés d'un ci'oiseuieni avec un rameau nouveau sont comparés à ceux appnH.'iLatil à une des dernières wnéra lions aulolécondécs ; >xiste cependant, uièniednns lapreuiièrc génération, quel-es cas remarquables (connue celui du Viola) fournis par comparaison entre les plants entre-croisés, du même ra-;iu i'l les auii'ii'ivaalé-. Les résultais qui doivent inspirer

des jilants fui. nllirméo, à la fuis, par le médire de capsules que donna un nombre égal de ;                          wyenne

ique des graines dans e                             i.v cas

semblables se trouvent dans '                               me de

été déj;, Cesca

croisés pendant plu!

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ce taltleau nous montre que, dans les quatre cas. le- plants entre-croisés iln même rameau oui rîjo.nv un avantage marqué, quoique faible, si

Pour ce qui touche ;'i l'état des organes reproducteur dans les l'I/uits auloi'éeoiidés des ilni\ «lornifrs talileam. s seulement furent faites. Dans les 7e et

fleurs des plants auto fécond es furent nettement plus petite que celles des fleurs portées par les plants entre-croisés. L; tendance à la stérilité, dans les mômes plants, fut aussi dé montrée par la chute fréquenie des premières fleurs (mém

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après qu'elles furent fécondées avec soin), comme cela se présente fréquemment avec les hybrides, (.'os fleurs ten-il uicni vers la monstruosité. Pans la quatrième génération du Pétunia, le pollen produit par les plants antotecondés fut comparé à celui ries plant- entre-croisés et dans le premier un trouva beaucoup [dus de graines vides

l'croiaiit<] rclfilimlrs fJcn-rs L-misèfs rtrrc le poil en //'/')( plant f/inlinct et avec leur propre pollen. Cet exposé " trait aux /Ions tics gènértilcn.rs et à celles

i/'',i cra/Ion et <le\ s n le nul es.—Je veux m'occuper d'abord des généra totir* qui i'urenl ol it en us de graines achetées dans un jardin pépiniériste ou encore surdes plant* végétant soit dans mon jardin, soit à l'étal sauvage, et eiitourésdans tous les cas de beaucoup d'individus de la. même espèce. Dans ces conditions, les plants dureul communément être entrecroisés par les insectes; aussi les semis sur lesquels les premières 0\périmées l'un al laites d il'enI-ils vénéra lenioul én-N : | i 111il d'un croisement, Fn conséquence, toute dîfi'é-reuce dans la t'écomlité de leurs Heurs après croisement et aprèsaui.oférondation eut pour eause la liai un- du pollen employé; c'est-à-dire e,u'il lui pris sur un ]ilanl ilislinct ou sur la même fleur. Les degrés de fécondité dans Le tableau suivant, F, furent déterminés, dans chaque cas, par le chiffre moyen de semences contenues dans cliai|iie capsule. ebilIVe confirmé soit par le nombre, soit par le poids de ces graines, l'n autre élément aurait il» t'orl à propos entrer en ligne de compte, c'est la proportion îles rieurs qui trtictilièrent

eli'et . gé'néralrment une plus grande proportion de capsules, leur supériorité comme fécimililé, si cet élément avait élé prison considération, entêté beaucoup plus l'ortcniriit manjiiéc iju'iI ne le parait au tableau F.

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une plus grande cb le stigmate en ten pouvoir soit faible

quefoisquandleno

s; Itvtile-deiix ileurs des iMunies plants furent auto-no cinq grailles. Comme le nombre des graines par les es< ici le même, la fécondité des fleurs croisées

, tiui.ofik'01 idées donnée connue /'gale dans le taliban : indiquée connue 10(1 esl à 100. Mais si les (leurs qui (ni infécondes étaient eutnWen ligne de compte, les

; que celle fournie par les nulofécondées était seulement '1, l'infécondité relative eùl été exprimée parla propor-e 100 à -1..le dois dire iri qu'il a été mmvé convenable

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Un second laMeau, 0, donne la fécondité relative dos fleurs croisées rie nouveau fécondées par croisement ei colle des (leurs des plants auloiècondés de nouveau fécondés directement, soi' dans fa première, soil dans la seconde général ton. Ici, dni\ causes se donnent la main pour diminuer la fécondité des fleurs auioféeondées, savoir : la moindre efficacité du pollen de la même fleur et la diminution naturelle de la fécondité dans les plants issus de se-

tbrtemc-iit accentuée dans le procèdent tableau D. La fécondité fut déterminée de la même manière que dans le tableau F, c'est-à-dire par le nombre de semences contenu dans chaque capsule e! les mêmes remarques déjà faites ri propos de la proportion différente des Heurs qui friiolilienl après croisement et après aiitot'éeondation sont éiralenicni applicables ici.

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Comme ces deux tableaux ont Ll'ait ;'i la fécondité des fleurs fécondées par le pollen d'un antre plant et. dos auto-féeondées, ils doivent être examinés ensemble. La seule diflïrenee qui \--~ sépare consiste en ce que les fleurs auto-i'éeondées 'In second iabloau C. furent produites par des parents autofécondés, et en ce que les fleurs croisées furent portées par des générateurs croisés qui, dans les dernières générations, étaient devenus parents à un degré rapproché, et avaient été assujetties conslaniment à dos conditions à peu près semblables. Ces deux tableaux renferment cinquante cas afférents à trente-deux espèces.

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hi's fleurs sur plusieurs autres, espèces fureul soii croisées, soi! autoierondées: mais comme qu<--lr|ii es-un es seulement ivciireiii ce iraitemenl, les résultais <|u'olles donnèrent, ne pouvant inspirai' continuée pour ce qui concerne la fécondité, oui. été (''cariés. Quelques autres cas oui été aussi re-jrii's. en raison de ce que les [liants furent dans des conditions maladives. Si, dans les deux lableaux. nous considérons

les cliilTrcs exprimai)! le

s proportions entre la fécondité

relative moyen ne des lleui

 

dées, nous voyons que, liai

 

dans Ireiile-cinq sur eini|i:

.anle). les Heurs fécondées par un

planl distinct dunnéreiil il<

 

el quelquefois beaucoup [

lus qae les fleurs fécondées avec

leur propre pollen ; de plus

 

une plus grande proporTài

n de capsules. Le degré d'rafécon-

dite dos fleurs aui..le.'.u,d

 

férentes espèces, el même,

commen-us le verrons en exami-

plants de la même espèi

 

lluenee de légers cbaligoi

rients dans les conditions vitales.

Leur fécondité paivniii't

tous les degrés, depuis zéro jus-

rpi'à l'égalité absolue av

ec les rieurs croisées, et c'est là

un fait qui échappe à l.oule explication. 11 existe, dans les

deux tableaux, quinze ra

 

menées paroapsules issue-

des (leurs auiofécondées égale ou

même surpasse celui (pli .

 

Quelques-uns île ees ras si

Dut, je crois, accidentels, cYst-à-

dire qu'ils ne se présente

roui plus dans une seconde expé-

riencr. Ce fui apparemm

eiil là ce qui se produit avec les;

; expériences faites sur le Diantbus. Le Nieoliaua offre

c;is le plus anormal entre tous, car les fleurs autofécon-is portées par les général eurs H parleurs descendants des ixième et-Iroisièiue géii-'a-at ions don nèivn t. plus de graines les Jleui's croisées; mais nous reviendrons sur ce cas

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lorsque nous Irriterons dos variéiés baulemenl fécondes I>;ir elles-mêmes.

On aurait pu s'attendre à ce qui' la ditlérence m ferme cliUi entre les fleurs croisât cl les auto fécondées eût été moins fortement marquée dans le tableau <'. (où les plants d'une série furent dérivés de parents autofécondés) que dans le tableau F (où les fleurs des générateurs furenl autotécondées pour la première lois). Mais le! ne fur pas le eas. autant <|iie nies rares matériaux peuwnl conduire ;'i une opinion. Il n'y a doue aucune preuve, jusqu'à préseiil, que la fécondité. îles plantes aille en s'atténuant dans les

Il est remarquable do voir qu'il n'y a aucune concordance, soit parmi les plants générateurs. solI dans les générations successives, oui ro le non il ire relatif des semences produites par les fleurs croisées et les anlofécondées, et la puissance relative d'accroissement des semis obtenus de ces graines. Ainsi, 1rs ilenrs croisées et les autofécondées juin plaids générateurs de l'ipomœa, du Oesnorin. du Salvia, du Limnanllj.es, du l.'iiivhn /"n/t/ans et du Xolana pro-duisireul- un nombre à peu près, égal de graines, quoique

1rs plauls ol,i en us des semences croisées surpassassenl *.....-

seléi-aldcjnenl en hauteur roux obtenus de graines aulolé-eondées. Dans le Linaria et le Viscana. les fleurs croisées donnèrent beaucoup plus de semences que les fleurs autofécondées, et (|iioi'jup les planls obtenus des premières f'ns-^ni ]ilus grands que ceux, issus dos dernières, il n'y eut pas. a ces doux points de vue, le mémo degré do différence, l'eus 1,. Nie.ot.iana, 1rs fleurs fécondées avec leur propre

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pollen turent [lins productives que celles croisées avec le pollen d'une variété légèremeni ililï'i'ivii'.... ,<i cependant 11.---=

sants que les aulol'ér.oudés, quoique les fleurs croisées fussent beaucoup plus productivesque les auto fécondées. Mais. la meilleure preuve ihi manque de correspondance entre le nombre des semences produites par les rieurs croisées el les uutol'éoonilées el tn vigueur de leur descendance, se trouve' r'i la Ibis dans 1rs plants iri''srlisele>lb:ia îles deux rameaux brésilien et européen, el dans certain* pieds de I&fsfdn mlorattr. i >n oui pu s'a! tendre, en eil'el, a ce qiu» 1rs semis issus de ces plants, demi les Heurs furrnl excessivement nutoslériles, eusseni profité d'un croisement à un plus liant dejîi'é. que les semis obtenus de plants qui furonl mo-

ce résultai ne se présenta dans aucun des deux cas. Par exemple, les descendances croisée el nulol'éeondéo d'un plnul. dr h'u.to/ff) fxluruto M'esderiile par lui-même l'invnt, l'une par rappoid à Tau h v. dans la pnqior lion de 1 Ut hiS'J en Iru.u-ii'iic, tandis que. ilans la même deseoniLuicnrun plant excessivement aulostérile. la proportion devint de 100 à 92. Au point do vue de la fécondité naturelle des plants de parentés émisée H aulofecondée. donnée dans le précèdent tableau 1* (c'est-à-dire le nombre de semences produites parles deux lois après <[uo les (leurs.en furent fécondées de la même manière), les mêmes remarques sonl applicables à l'absence île toute concordance entre leur

fécondité et leur puissance d'uccroisseméiil, coin......lans

les cas t\f< tableaux F et 0 que nous venons d'examiner. Ainsi, les plan isi.'roisésel les sujets au tofécomlésd'lpomo.'a. de l'apaver, île li'e.ït'tfii vihiriiLii el de Lilunrintlies turent

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passèrent de beaucoup les derniers en hauteur. D'autre part. les jiliijjls                                                  ..M lésde Mimulus et de

]*!-l11bijLn (lifï('i'«li-iii à un extrême degré en fécondité naturelle, mais non pas au même degré en hauteur el m vigueur.

Dans tous les cas de fleurs au le fécondées portées aux tableaux E, F el G. la féconda lion eut lieu avec leur propre pollen: mais il existe une autre forme de fécondation directe luii se pratique avec le pollen d'une au ire fleur de la même piaule, el cette dernière manière d'opérer ou ne fit uaitre aucune différence comparative avec les premiers nombres de graines produites, ou n'en développpa ipi'uiu' légère. Ni dans le Digitalis, ni dans le Dianthus, il n'y eut, à un degré digue d'attention, de différence marquée entiv la quantité île graines ! :. j 11 ; .'. s |i;n' l'une OU par l'autre méthode. Dans l'ipomcea, un plus liTand nombre de senirarfs (dans la proportion de 100 à 91) provint d'un croisemenl entre fleurs du même plant, nue de la st.ncle ;i

Connue nous allons le voir bien tel, dans l'Ksclisclloltzia, le Corijiliilis cura et l'Oncidiuin, mais rien de semblable ne s'observa dans lel.lignonia, l'Àbutiion, leTabernœmuii-tana, le Senecio et apparemment le Rcscda orfoyal".

Plantes a>itos!<lrilt>s (stéitles avec leur pi'opre pollen).

Les cas consignés ici eussent du être introduits dans le

Bflrtilité relative des iieursicwiiidéc:-. soit

leur propre pollen, soit avec celui d'un plant distinct:

j'ai trouvé plus à propos de les réserver pour une dis-

dii séparée. Le présent cas ne doit lias être confondu

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mce. ceux i]i.ii seront ilinnU's dans le prochain chapitre a propos des fleurs qui sonl stériles quand Ion insectes en :,] nue pareille infécondité dépend, non pas de ce que les Heurs sont simplement incapables [l'être fécondées ave.' leur propre pollen, mais bien de quoique cause mécanique qui empêche leur pollen d'arriver sur le stigmate, ou encore, de ce que le pollen et lestmmate arrivent à maturité en dos temps différents.

Dans le xvif chapitre île mes « Variations dos animaux ei des plantes sous l'influence de In domestication », j'eus occasion d'entrer dans le rieur de ce sujel ; je me hornerai donc ;ï donner j.i une analyse des cas qui y sont irai lès et j'en ajouterai quelques autre- (|iii oui une valeur importante dans ce travail. Kolreut.er a depuis longtemps dée!'ii ites [liants de l'effifscitu) phwnirn/i,,) qui, stériles pendant deux années n'iOc leur propre pollen, purent ivpondani être aisémenl fécondes par celui de quatre autres espèces ; ces plants, du reste, devinrent par la suite plus ou moins fertiles par eux-mêmes et d'une manière Irès-llurluanle. M. Seott a trouvé aussi que cette espèce et deux de ses variétés étaient autostériles, connue l'avait observé Gartner dans le ras du Vcrbnsfiiui uitji'itm. Il en fut de même, d'après ce dernier auteur, avec deux plants de LdIii-Iôi f'ihjctx. dont le pollen el 1rs oui les étaient cependant ''il état de relations efficaces avec d'autres espèces. Cinq espèces- de Pnssillora el quelques individus- d'une sixième espèce furent trouvés stériles avec fuir propre pollen, mais

par un autre rameau, une modification de lu température, -ai dise m a les rendre ferl ib's par eu \-mêmes. Des lieu l's d'un plant de Paasi/furu <iliila complètement impuissant par lui-même, fécondées avec le pollen de ses mêmes semis impuissants, lurent toul à l'ait fertiles, il. Seoll et après lui M. Muiiro. trouvèrent que quelques espèces d'Onddium e| de Ma.villaria cultivées en serre chaude étaient complète-

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meut stériles avec leur propre pollen, et Fritz Mûller a constaté que II- mémo l'ail si1 produil dans un grand noinbi-,. de genres d'< 'rehidées vivant dans li.'iir pair in, lu Brésil méridional '. Le même auteur a découvert que les masses polliniques de quelques! irchidées agissent comme un poison el il parait qui.' Gartner avait observé des indices tic ce fait extraordinaire dans plusieurs autres plantes.

Fritz Miillcr a aussi élaldi qu'une espèce de Bignonia et lr Tahei-nœmontnnn cchinctn sont tous deux stériles avec leur propre pollen dans leur pays d'origine, le Brésil*.

Hildebrand a obsédé a\er soin le Co,-fff/utt\

diiitesdaLLSCiTtaiiiescuronstaiiia's; C.-i/'hilh Unll<-riM autostérilo, niais seulement à un faible degré, et C. inler-media ne l'est pas du tout'. Dans un autre genre de Fu-

niarinrées, 1-Ivpecouin. ITildelirand a observé1' que l'if. i;ni,u!i/!iir)fiii est bâillement autoslérile. Le Thitnbergia (data que je conservai en .serre ebaude fut autostérile an ounnieikvnienl de la saison, ue.tis. dans une période plus avancée, il produisit beaucoup de fniil» spoutanéinenl auto-fécomlés. Il en l'ut de même avec le l'n/Kircr r.ntjuùl: uiieuuiri.'espéce, [(! /'. aljn'num, fui trouvée par le professeur H. Ilollinann être complètement autostérile, excepté dans une circonstance", taudis que je trouvai toujours le

P. nmnt/inm

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dans le sud (lu Ill'é.sil vinl à llci sans produire une seule eapsu; server la plante pendant les f il lt'.mv:i 111 ! Ions les plants é

rable de capsules el . doni le poids, eompa les abeilles, eai comn reste, a trouvé que ce1

.Mine je

'. Uildel.ra.uL du

ic l'ai constaté en Anglelerr ries [leurs antol'éi/ondees, comparée; à celles des (leurs .'litre-croisées, contenaient des semence; dans lit proportion dcseulcnuml I 1 :'t I(ilJ. Sur ma demande l-iilz Millier m'envoya du l'.ivsil d — . ,:!,- - <•> .> plauU

iuilosl'''riles et j'en ul.diiis drs si'itii .in ..... lernierï

Inrenl couverts d'une ^aze el l'i.. i';V:.\ i:,- m mua <| n'uni

upsuIesi|uicoiilei

e (pii donne la p .uli'-j atiPil'iV-oiiiléi

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furent. arlitieiellement aulol'éeondées. seulement deux capsules cont.enant.de l semble donc qu'une température inférl favorise l'aulofécoudité de cette plante péniture plus liasse encore l'amoindr

iir.-l, furent beau'ronp ,,'lus fertiles paciles-mèmcsque W plants qui avaient été cultivés ici pemlanl plusi, rations : mais cet. olism'valeur tu'inl'onuc que l'un des pbm'c de lignage anglais qui ne ileurit pas la [nviuière année. i'l i'ut ainsi e\posft piaulant deas saisons au climat lnvsilii'ii. se montra complètement siérile comme les plains l>ns-siliens, montrant ainsi avec quelle rapu.lité le climat exerça son influence sur sa constitution sexuelle.

Abutilon Darwini. — Des semences de celle plantew furent adressées par Vr\\y. Millier, qui avait trouvé que. comme d'autres espèces du même jrenre, elle

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mont stérile dans son pays natal, le sud du Brésil, à moins d'être fécondée avec, le pollen d'un plan! disi.inet, soit artificiellement, soit par l'intervention naturelle des oiseaux-mouches1. Plusieurs plants lurent obtenus des ces graines il conservés dans la serre chaude. Ils produisirent, des (leurs dès le commeiirentenl du printemps, et vingt d'entre elles furent fécondées, les mies avec le pollen île la mèiue ileiir et les autres avee le pollen d'au Ires fleurs du même plan I : aucune capsule, ne fui ainsi produite, et. cependant les stig-

p',,étli'par],s1ul1espollininu,s. bat même ,eurps. dix-neuf fleurs élumnl teeomle.es avec le pollen d'un plant distinct, el celles4à produisirent treize capsules toutes remplies de belles graines. In plus grand nombre de fruits eût. clé produit- certainement par ce croisement . si les dix-neuf (leurs a'avaienl pas éle portées par un sujet qui, dans la suite, se montra, par une cause inconnue, complètement stérile avec quoique pollen que ce fût. Ainsi, mulgaé réloi^iemeiil, b-s plants se comportèrent delà même manière qu'au Iïrésil, mais, plus avant dans lu. saison, à la tin de mai et. de juin, ils commencèrent, à produire, sous

gay.e, quelques capsules spontanément aul.ofée.....lées. [1rs

que ce lait l'ut constaté, seize Heurs furent fécondées avee leur propre pollen et elles donnèrent cinq capsules conienanl eu moyenne :!. I graines. Dans le même temps, je pris, an hasard, quatre capsules sur les plants voisins végétant à découvert dont j'avais vu les fleurs visitées par les bourdons, et elles contenaient en moyenne 21.5 se-nionees ; ainsi, les graines des eapsules naturellement entrecroisées furent, à celles contenues dans les capsules a.ulo-l'éenmlées. comme 100 est à l(i. Le poiul intéressant de ce cas esl que- les plants qui furenl élevés dans- des conditions peu naturelles, puisqu'ils véeureni eu pots dans la serre

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chaude, sous un autre hémisphère, avec un complet renversement des saisons, l'urenl ainsi rendus librement fertiles par eux-mêmes alors qu'ils sont toujours complètement autostériles dans leur sol natal,

Senecio cruentus. (Variétés de serre, vulgairemenl nommées Cinéraires et dérivées probablement de plusieurs espères iVu tesreii les ou herl>aoées très en Ire-croisées1.)! Jeux variétés à fleurs pourpres furent recouvertes d'une ea?e dans la serre, cl quatre corynibes. dans chacune d'elles, ayant été fréqiiomnienl brossésavec les [leurs d'un au Ire plant, il en résulta l'un.' les stigmates furent recouverts muluelletiii'iil avec le pollen de l'autre Heur. Deux des inflorescences ainn traitées produisirent Irès-peu de graines, mais les six autres en donnèrent une lu.ycuno de 41.:! par eorymbe et ces

grailles eVniti'L'etlï le "I 1."~^I;LJ']I "lie-, il ^illsijUat l'IM'Dl'VIII lier-

desdeux plants, lui. ; . u.: '..'' .i'.iv le pollen des Heurs de leur propre coryn « . m-, nu' .i.hVreseeiic«s produi-

lli-ui's île deux ]daiils el trouvai les si ifinales spontanément

Ces plants ayant été pins lard laissés h ilée.ouvert dans lu uiéuie serre où plusieurs autres Cinéraires lleuHss aieiii, les lleur.seii furent fréquemment visiléns par les abeilles. Klles donnèrent alors beaucoup de graines, mais un des deux plants en porta moins que l'autre, pana' . j 11. montre quelque tendance à devenir dioïquo.

L'expérieuee fut reprise avec une autre variété à pétales lilaues teintés de rouev. l'IuMeurs -ai-mm.lcs .le deii\ c-

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l'I.ANTlvS AITuSTKIïILKS.

-emonevs (jiii livrriiôrciil Idou. Un ^rand nomhrc <1o stig-i]i;il.!'s, daiisplusieurseorymlios, furent. à jilusicurs reprises, enduits du pollen do loin- propre inflorescence, ot ils don-11i'ti ïi1 seulement cinq graines Irès-pauvre? <|t)i furent iliea-p;di|esde"."ernier. Donc, Irstroisplanlsoi-dessusappartotianl ;'m!cux variétés.'peùiiued'unovép'Un.l ion vigoureuse cl doués .le l'éeondilé avec le pollen d" l'un ou l'autre do deux plants, l'ill'i'iil. complètement stériles avec ]f pollen des antres fleurs du même plan!.

Hûsotln oiloi-tilfi. — Apres iivt.llr olism-vé que certains individus seuil a.utostériles, je plaçai, durant l'été do IXI.iS. sept plants sous dos ira/es séparées id nommai nos plants A. B, C, 1). E, F. G. Ils pamreai être tous complétemeni stériles avec leur propre pollen, niais féconds avec celui de (oui autre plant.

Quatorze Heurs do A ayanl été croisées avec, lo pollon

li- l! (d de ('. produisirent il'eb.e Uclles Capsules.

Seize ileui's ayanl été fécondées avec lo pollen d'antre* (leurs du même plant, no donnèrent pas une seule eap-

( o.i:ii,,ivi' lleiii's do M l'ureul oroisoos avec le pollen de A et île (' ou 1). ol toutes fruotiHèreiil : plusieurs capsules ne l'ureul pus très-belles, oopouda.nl elles ouuionaieni un l: rai ni ii'unliiv de graines.

Dix-huit fleurs ayanl été fécondées avec lo pollen d'au-(ros (leurs du même plaui. uo produisirent pas une soûle

Dix ilours de (' l'ureul croisées par le pollen do A. l.i, Il h; K cl produisirent neuf 1 toiles capsules.

Dix-neuf Heurs ayanl été fécondées pur le pollen d'autres (leurs du même plaid ne fruetilié.renl pas.

Dix Heurs de D l'ureul croisées par le pollon de A, B, G ou ]] cl, pi'odnisjreul neuf capsules. Dix-liuil fleurs iocon-déespar lo pollon d'autres Ilours du mémo plant ne fruc-titiérenl pas.

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SepL fleurs de lï, croisées avec le pollen île A, C ,JU li. donnèrent toutes de belles capsules.

Ihul fleurs furent 1er.....lées avec le pollen d'autres fleurs

du même plant et ne fructifièrent pas.

Sur les plants F et G aucune fleur ne fut croisée, mais plusieurs (le nombre n'a pas été noté) furent fécondées par le pollen d'autres fleurs des mêmes plants, et celles-là ne donnèrent, pas une seule capsule.

Nous voyons par là eue einquanto-eiuq fleurs des cinq plants ri-dessus furent, réciproquement croisées de différentes manières, plusieurs fleurs, dans rliaeun de ces plants, ayant été fécondées avec le pollen de plusieurs autres plants, ("es cinquante-cinq fleurs produisirent cinquante-deux capsules, dont presque toutes furent de grande taille et contenaient des graines en abondance. D'autre part, soixante-dix-nouf fleurs (outre celles don! il ne fut pas pris note) furent fécondées .avec le pollen d'autres fleurs du même plant, et celles-là ne produisirent pas une seul'' capsule. IVms un cas où j'examinai les stigmates des fleurs fécondées par leur propre pollen, la pénétration des tubes pi.illiniques avait eu lieu, quoiqu'elle restât sans eilél. Le pollen lombe généralement, et je crois même toujours, des anlhéros sur 1rs stigmates de la même fleur; cependant, trois seulement des sept plants protégés produisirent des capsules, et- pour celles-là il y aurail lieu de penser qu'elles avaient, été auloiecruidéos. Il se l'onna là sept capsules; mais comme elles furent toutes dans une situation irès-rapprodiéodes (leurs artificiellement croisées, je peux à peine mettre en doute que quelques grains d'un pollen étranger ne soient tombés sur leurs stigmates. Cintre, les sept plants ci-dessus, quatre autres furent gardés sous le même grand tissu, et quelques-uns de ceux-ci donnèrent de çà et de là. de la manière la plus capricieuse, de petits groupes de capsules, ce qui nie porte à croire qu'une •'beille (plusieurs de ces insectes étal.mi lixés a la partie

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!<> la ^i/i') attirée |'ai' l'odeur, ayanl en quc-l-ijiics occasions Inuivi! nu passade. .avait ]m outro-rroiser plusieurs de ces Benrs.

Au printemps do lS(iî), qnal ro jila.nl- <>! .tenus do -raines récentes i'nri'iil rHoignêusomenl recouverts d" liiiiîos séparées, et alors les résultats ditlcrèiviil complètement de ce qu'ils avai>a:I été an ti'i'^ai connaît. Trois de ces plants pro- !_ ' . a . . lécialemenl pendant la.

influence

la eonstitutioi

.l'eus lieu d'être très-surpris de la différence constatée lans le résultai, des expériences faites piaulant les deux innées piveédonies. Six plants avaiout été enveloppés, séparément d'une gaze eu 1870, et deux d'entre eux ;'i'aaient montrés presque complètement aiit.osléritos ; car, ai ehi'irlianl l'ion, je les trouvai seulement munis do trois i-i'-l'-: ,; ' •..',' ','uiiin' eoiilonail une ou deux. se-

iniialion. ijurl-pi,^ rlei.rs de ces deux plants, après avoir aé fécondées réciproquement avec leurs pollens, et d'an-.res avec le pollen d'une dos plaides autofertiles qui vont suivre, donnérenl Uni les de belles capsules. Les quatre mires plants, quoique encore protégés par des gazes, pré--onlorom an contraste remurquaMe (pour l'un d'eux ce 'ontrusto élai.....dus aoronlué que [..air les autres), car

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filinaire el Eure]

I- parais.-n r'.niiJI:ir

me. Mais tontes es Furent vides; e seule graine el

ciiv'j plants furenl reo rt >' i pa I. - présentai

mêmes longues liranclies ijiii en étaient dépourvues. Ces r'iini [liants iiérilerenl donc presque eN.a.ctemcnl de la eons-likil.ion sexuelle de leurs parents, el. sans aucun doulc une race à demi stérile de Urséda aurait pu aisémeid eliv établie.

W'Mtlrt l/i/c/i. — Des semis de cette espèce furent ob-lenns de graines recueillies sur un groupe de plants sauvages vivant à une petite distance de mon jardin. (Juaml j'eus constaté aecidenteïlen enl que plusieurs de ces plaids l''i iles,                :            ....             ; , |rs iikn-ai

sens des enveloppe.- - ; . •. . I          <..... Ki aussi-

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.Iniir évidemment Ioïil à l'.-iil fécond jinr- lui-même. L'autre

lui paHtellnnenl uulostérile, car il produisit i|uel<[iics eap-sulos, mais plusieurs d'entre cl L* furent de I r-'-s-iivi ilos dimensions. Lorsque, cependant, c.e plant eut. atteint sou déve-|,-,|i|iOiin ni. les liran elles supérieures pressées cou Ire la liU'.e ,, ivcoilHièreiil : pl'oiiiaul île celte disposition, les al ici lies

[uirciil sucer les Heurs à travers 1rs mailles du tissu cl en transport or |c pollen aux plants ou y i[-(inliants. Ces lira celles devinrent alors chargées de capsules, lundis -j_lic les parties inférieures de celles-ci el les autres resto.ronl r.-oinpli'-W-uiciil. nues. I,a conslitnlion sexuelle de cette espèce est donc seinldalile à celle du l-fewil/t n<li,rfiln.

Cinwlv-fiOilx sir,- les jilfinlos intlnsUtrilox.

VMu de favoriser autanl <(tie possililc l'atlloféc.....Inliou

i|ansi[Ui'l'|Ues-uiies ilo piailles précédentes, toutes les tlclM's

de R,:vc<l« •xtomla et plusieurs de celles de l'Abulilon furent fécondées avec le pollen d'autres fleurs du même plant au lieu du pollen de la môme (leur, et, dans le cas du Seuedo, avec le pollen d'autres fleurs du même

lais. l'riU Miiller essa\ a les deux modes d'autofécondat ion

'laus les cas du I li^uonia. du 'I aheriueneuitana el de l'Aine lilou, et aussi sans constater de diflérrtice dans les résul-

lais. Dausri'lselisidioll/ia. cependant, il trouva <|.....lans les

autres fleurs du même plant le pollen était un peu plus elli-eace <|iic- celui de la même Heur, llildeliratc.l a conslalé' le

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L-Iildeliivunl a l.rouvé m iiiiliiv do In 1111'>111. iliileroncc dans !, l'nrijihilis m-ii (A Fi-iiz Miillrr dans !'< iiicidinm '.

Si lions considérons l'eiiNOinMc nli's nomln-oux cas rf'au-loslénlii.é complote on [icosijin' eomplolo ci-dessus n-lrXi's. nous «ouïmes d'abord 1'rnppos do leur largo îx'-parliiion dans le règne végétal. Leur noniKre n'est pas grand encore. ,.;ir

ils no peu von I- éll'o déçouvei'ls 'pi on protégeant los planls

asectes, puis en lea ','•' : todai I enw ite soit avec

propre, ei ce

d'i'llioaoiié daiif épreuves il est

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(,,. ,1 ,.-,,' irauioslérilili'. lifTi'-cc ri. :311. i 11-1 dans les rliiie,-ivnli's plantes. Dans les cas extraordinaires où le pollen ,|(. |:i ui.'mim iVur a-il comme un poison sur le sii^iiial^. il

rarement quelque

s senienci

 

bre d'espèces, coi

   

moins fécondes ai

qv. In ur propr

autre plant ; enfin

. quelque

 

tiles par elles-mêni

es. Même

[.an

     

entièrement autos

;tériies , i

l'an i

quelques-uns son

1. parfait.

imen

Quoi qu'il en soit

, la cause

 
   

trop

auto fécondation,

doit être

.liilV

certaine mesure,

àe celle q

 

îles «vains polliuiques el des ovules. 11 est maintenan! éialili i|U0, clans plusieurs plantes, la stVrélion sh-analique n'est pas enpalde "l'exciter comme il convient les grains poil iniques, île façon que les l.ul.es ne sont pas conveiLat.le-iiienl développés si le pollen provieul rie la même fleur. C'esl

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ce qui si.' produis dans ll'isehsrholuin. d'après KriU Millier. ijtii a trouvé que les hilios polUniques ne pénèlrentpas ;ism7 profondément le stigmate1, cl dans levure Notvlin (i>r-ehidées) où les tubes ue pénét.reni pas du tout.

Dans les espères dimorphes et trimorphes, une union illégitime entre sujets rie la même forme présente la. plus

ilre de quelque incouipalilalilé existant en 1 ri! les éléments sexuels l'on In m s dans les grains de pollen e| dans les, ovules : or c'est par l'union de eeséléinenls que de nouveaux orga-

Si nous revenons mainlenaul à la cause plus immédiate d'unlosterilité, nous voyons clairement que, dans le plus grand uomlu'e des cas. elle esl déterminée par les conditions aux quelles les plan i s on I été assujettis. Ainsi ri'iseliscliollxia esl complètement aulosiérileilnns le climat cl min! du llrésil, t fertile avec le pollen d'un autre

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individu. La descendance des plants brésiliens devinl en Angleterre, dès la première génération, pai-tifllt-moiit auto-stérile, ellele fut bien plus encore dans la seconde. Inversement, la descendance des plants anglais, après avoir végété pendant deux saisons au Brésil, devint, dis la première génération, complètement autostérile. Déplus, Abutilon Dfo'wUL ijui es! autoslérile au Brésil, sa patrie, devint modérément autofécond après nue première génération, en Angleterre, dans nue serre. Quelques autres plantes auloiëeondes pendant la première partie de l'année de-

alata perdit son autof individus do la même ,

écondité

lu liéséi

la «.pemlai

- été greffé sur it, où plusieurs ilus et d'autres

autoféconds, nous soni d'en rapporter la cause nous rappellerons que enté maie ou femelle, t

luiviuita'

miluurs lu ,-oir été ux|

.tre ignorance,

ces plant., du «ses à des con-

ditions eu quelque l'un ronnement, qui se tau particulière sur lus or, parail être très-impori

m iliflV.ru luit par .

1 i - t

uvoir de l'envi-,i prompte et si est un fait qui

que lus détails

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lion dans lr svslème sexuel csl nécessaire à l'entière fécondité des plants générateurs comme à la complète vigueur de la descendance. Il parait aussi proliriblc qu'avec 1rs phnls capables de complète aufolécimdation. 1rs éléments i ii; il. 'sol f i 11 n 1 les aussi hion i[Ue lrsiH'^anesdilfèreiil déjà à un degré suffisant pour exciter leur mutuelle réaeiiou, mais que, lorsque de tels [liants pris dans un autre pays deviennent ensuite aut.oslériles, leurs éléments sexuels et leurs oiynnes sonl influencés de façon à être rendus trop uniformes pour réagir l'un sur l'autre et sont semldaliies

ment îles conditions vitales, ont leurs éléments sexuels influencés de telle sorte qu'ils devienneni sullisainmeni dillV-l'eiieié's par une mutuelle réaction.

*e vue, très-proliaiîle ipie 1 acijuiso, par la sélection tofécondation. Ce ne serait opinion, que de e.onsidérer i's fleui's et l'état dedicho-3 suffisants pourpré-

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li.il, je crois, être rejolre. Ru premier lieu, il uV a aucune correspondance intime entre le dearé île sté-cilité des niants jrénéraleui's après aukuïrondation et l'éten-,\v„- ilv l;i déprennlion eu vigueur supporli'v par la descendance sous l'influence de ce procédé th.- frHilisation. et cepeu-,l;ml on eût pu esptn^iuiim certaine concordance à ce poiul do

vue si rantofécondité avait,'

lé acquise comme conséquence

du dommage causé par !';

iiitoféeondation. Ce fait que

,lcs individus de la même par

 
   

opinion, à moins de supposer

que certains individus ont été

rendusautostérilespourfavui

•iser Ventre-croisement, tandis

que d'autres sont devenus an

tofertiles pour assurer la pro-

pagation de l'espèce. I/appa:

rition uniquement accidentelle

d'individus auloslériles, eoii1

ine dans le cas du Lobelia, est

un fait qui ne donne aucui

l appui à cette dernière vue.

duellemenl sous fin

tuen

COlLiU

     

nous pouvons l'envis

„.iml

ésullat accident,

îl dé-

 

ns a

uxqu.

lies te

s plantes ont et,'

aou-

   

rilLlé,

ordinaire se développe,

 
       

ihez 1rs végétau

 

l'abondance des eng

rais,

la chaleur

etc. .le ne pourrais

cependant pas mai];

terril

que

Kauli

stérilité ne soil

, pas

quelquefois au servît

 

me pi;

 

onry prévenir V

 
     

1 d'au

 

quels ce résultai pe

     

i rendu difficile,

 

omettre, comme non

sle<

 

s dans

. le prochain chapitre,

la prépondérance du

poil

,n d'il

ii individu distinct sur

celui

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propre à la plante, que l'autostérilité -quisition presque inutile pour ce bul..

Finalement-, le point le plus intéressai!1 aux plantes autostérilcs, est lapreme qi l'avantage à l'appui ou même de la tu

que les cincj plants île AV-hoisis au hasard, pouvaieal e pollen pria sur l'un d'entre

stériles fécondées avec le pollen .l'un autre individu; s'il avait existé quelques exceptions à cette règle, elles auraient diilieilenienl échappé soil a leui'observation, soit à la ii lien ne. Nous pouvons .loue affirmer avec confiance qu'une plante aufostérile peut être fécondée par le pollen de chacun des innombrables individus de lu. même espèce, mais jamais par le sien propre. îl est évidemment impossible d'admettre que les organes et les élément* sexuels de cliaqne individu puissent .avoir été spécialisés par rapport ;'i chaque autre individu, mais il n'y a aucune diiliculté à croire que les éléments sexuels de chaque sujet. durèrent légèrement

'" 'ml('l'l-'lll-'l's '< .....' meure .anahi-ne et imhdinie sont sul-

b-auieM,1,urexcite1.|;(ln„iu,|lracli,„lll,s éléments sexuel-H '!"'' Li fécondité l'ait défaut

^'fécondes par elles-

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nithnos. — Nous vouons île voir que le degré de capacité des Hi'iirs pour lu fécondai ion par leur propre pollen diffère ;. dans les espères du mémo genre, et quelquefois l.uis les indivi'lus di' la même espèce. Nous devons iA.-iiiiini-r maintenant quelques cas d'apparition de varié!es nialion, donnèrent [ilus de graines ri produisirent des descendants plus grands que leurs générateurs aul.ofécondés on que les plants entre-croisés de la .'éu.T.iii m correspondante.

D'abord, dans lus troisième el quatrième générations du Mimitlus luttant, une grande variété (à laquelle il a «té l'ail souvent allusion! à mandes fleurs taeliées de cru moisi, appa-

s,ulen1entplusgn.ndsu1ais..„coreplusieeondsquelesen(r,-croisés, bien que ce, derniers eussenl été. dans 1rs premières générations, plus grands et plu, féconds que les premiers.

fécondés furent, eu hauteur, aux entre-croisés comme 120 est à 100. Dans la sixième génération ils fureni également plus grands et plus beaux, niais on ne les mesura point; le nombre des capsules qu'ils doniièrenl comparé à celui des fruits portés par les planls entrecroisés fut comme 1-17 est à 100, ei les capsules auloi'écoiidées coufe-naienl un plus grand nombre de graines. Dans la septième génération, les plantsautoférondés: furent, en hauteur, aux croisés comme 137 est à 100. et vingt Heurs des plants autofécondés, fertilisées aveu leur propre pollen, donnèrent dix-neuf très-belles eapsules : c'est là utj degré d'unl.oféruii-dité dont je n'ai trouvé l'équivalent dans aucun autre cas.

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eut adaptée pour tirer il ; et cependant ce pro-ateurspendant tesqua-de rappeler, du reste, , à la suite d'un croise-«marquablemenl siipé-ix plants a

génération autofécondée

de 11/'ims furent, en bailleur, aux [liants autofécomlés de la mémo souche, comme 101) est à Sij. Dos capsules autofécon-déos produites par les petils-fiis contenaient en moyenne 5,2 semences, et c'est là une moyeu ne plus élevée ij'i.-celle qui fut donnée, .tans chaque autre génération, par

les eapsulrs îles ileurs aulOl'ér-. Uldées. Les arriiti-pel:, is-lils

de Héros, issus d'un eroisentent avec un rameau nouveau, furent si maladifs, résultat de leur obtention dans une saison défavorable, que leur bailleur moyenne comparée

à relie des plants anlidiroiidés lu- pelll être appréciée a\er

sécurité; niais ils ne parurenl pas avoir profité d'un eroisr-

Troisiéniemeul. les plniils île Xieotiana, sur lesquels j'expérimentai, semblent se ranger ilans la même catégorie de cas. c:ir ils varièrent dans leur constit ut ion sexuelle el fuivnl doués d'autoi'écoudtl.é plus ou inoins accentuée. Ils desi'rn-direul probablement des plants qui avaient été sponiané-lautplusieursgénéralions, s plants générateurs qui

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furent i]':il>:">!''] fécondés avec l'-ur propre pollen, donnèrent

mis pieds de !i'r.\i;hi h'icft et mlùrnlii t plus féconds par eux-mêmes que

d'autres, les premiers pourraient trouver place dans ce

chapitre où il est traité île 1 'appuritîonde nouvelles variété..-; trés-nutoloeondes. Mais, dans ce cas. tuais devons considérer les deux espèces comme normalement autoslerilcs, et

Nous ptr de rapporte

liui.aprcsa

1

replié ineliju.

duisenià supposer < pie l'an Infériindat ion produit, à certains égards, de lions ell'cts ; mais les avantagea ainsi obtenus lùiflïi'iit pas Inconstance (juc l'on constate à la suite du eroi-

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renient de lieux piaules distinctes. Ainsi nous avons vu. dans le dernier chapitre, ijtir des semis de Miundus et dïpo-lairaoldeiuts de Heurs fécondées par leur [tropro pollen (ce iiuiesl lafoi'ine Inpliisslrieled'auloléi'-.r.idatioii). lurent supérieurs en hauteur, m poids et en précocité de lloraisotl aux semis obtenus de ileurs croisées avec le pollen d'autres ilrui's du même planl . cl <[iie celle supériorité fut appa-n.n]]iienl i.rop l'octemonl marquée pour être accidentelle. IV plus,

sontil'u lol'écon

ndaut plu-

s obtenus d'il___________

variété dans la pro-paires de plants seu-L'autofécondité du

endant le temps que les conditions i'avo-dans les Primula llement des variétés

ihcs, pouvait être expliquée rapprochée du stigmate que é dans l'âge, le temps el le :ctte explication n'est pas ap-ons de donner, dans lequel*

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jeu (leurs l'ureul nriiticielleuieiil fécondées ::\cv leur propre pollen.

Si nous considérons les Laits i|ue nous m'in m- de relnter. avnul 1ru.il m l'apparition di'variélés qui sonl plus féconde-,.| plus grandes que leurs générateurs cl, que les plants entre-croisés de In génération correspondante, il est. dilli-,.|]r d'écarter ,-r\i,- opinion que rnuloféeondatiou est avnn-;.-iai'iisi- à cerfains points de vue. ei cependant, s'ileuesl [vollemeni. ainsi, un pareil avantagées! presque insignifiant .-oui], ;i ré à relui qui résulte d'un eroiseiiieul ;tvee une plan le liisliin'le et spécialement avee un sujet appartenant à un rameau nouveau. Si celle supposition se vérifiait par la Mille, elle jet.lerait du jour sur l'existence des piaules a llnirs pet il es et obscures qui. connue nous le verrons dans le chapitre suivanl . sont rarement visitées par les insectes cl par conséqueiil sulussenl rarenicul l'enlre-eroi-

le pollen d'un autre plant et pesé, mais seulement dans ; -oui donnés dans la liste sui\

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Il est remarquât.! composant cette lis

nu supérieures ou égales en pouls aux croisées ; néanmoins

Brassica, Tropœolum, Lathyms ri Ncmopbila] 1rs plants obtenus île semences a.utobieondccs turenl intérieurs, el en bailleur et à d'autres points de vue, y ceux issus de graines croisées. La supériorité en poids des semences auioféeondées dans six cas au moins sur dix, c'est-à-dire dans Brassica, Hibiscus. Tropa:olum, Nemoplùla, Borrago et Canna, peut être en partie atlribuo.c à ce que les capsules y.uto lé coudées contenaient un nombre de graines moindre, car lorsqu'une capsule renferme seulement quelques semences, celles-ci ont tendance à être mieux nourries et plus pesantes (pie lorsqu'elle en renferme beaucoup. Il faut cependant remarquer que, pour plusieurs, des cas ci-dessus, dans lesquels les semences croisées furent les [dus lourdes, comme dans Saro-Ibamnusei Cyclamen, lèse ipsules croisées ren fermaient un pi us grand nombre de gr.ai ues. Quelle e,ue| misse être l'explication de ce t'ai., àsnvoirque les semences au toi'eeoi idées t'ur.-nl souvent, les plus lourdes, il est remarquable de uérque, dans les cas du Brassiea, du ïropa.'olum, duKemopbila et de la première génération île l'iponnea, les semis obtenus de ces graines furent inférieurs, en bailleur et à d'autres égards, aux plants issus rie semences croisées. Ce fait montre toute

Itormelle, les semis croises, ear on ne lient mettre eu doute

- Wilson, avant séparé les plus grandes des plus pe aines de cette dernière plante (la proportion entre le i 'ces deux lois était comme 100 à 59), trouva qut mis «des plus grandes semences prirent du poids et n

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«tinrent leur supériorilr jusqu'à l,i lin. Inut comme iiau-«teur que comme épaisseur des titres ; ». La dillerenre, ,»]i hauteur, des semis <!> na\e' in- |i--ut Aire attribuée à ce que les plus lourdes ;-' !                                        isée et

1rs plus légères île rncp . -,.,, , .,. ..            , connu

qui' les plants appartenant à <•< L(.nre -ont liahilur'.lement croisés par les inseei.es.

Au point'le' vue (le la période relative de germination -les semencescroiséos el des auloïécondées, on ne pritdes noies ,|ue sur vingt et un ras, el les résultats en sont trés-rm-Ui, rnssautï. Si nous négligions un eus, dans lequel les deux [ois germèrent simultanément., nous eu trouvons dix où exactement nue moitié des graines autofécondéee leva avant les croisées, et, dan- les autres, une moitié des croisée-; ^itii];i avant 1rs auto fécondées. Mans quatre de us vingl ras, des -nnCui'i'S dérivées d'un crnjsrmenl avec un rameau nouveau lurent comparées aux graines auto-fécondées de l'une des dernières générations autofécon-ilévs, et, ici encore, dans la moitié des cas 1rs semences dans l'autre moitié les graines mitofée.mdérs, l'iireni la priorité. Cependant 1rs semis de Mimulus obtenus de ces graines l'ui'enl intérieurs à tous égards ans: semis

l'éririirs eomnir !'é.-i>mli1è. MallieUr '-....' !> _ i- relatif

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360 DES SEMENCES CROISÉES ET AUTOFÉCONDÉES. I a*p. ]\.

ripomœa, et. dans linéiques autres espèces je pense, la

I ,..,;,,., :,' relative des semeuees autotëeondécs détermina a p. iiaivinmenl leur g'ermination li;tMvc, prolKiblement en raison de ce que les plus petites masses sont favorables au plus rapide achèvement des ebaugemenlsr.himi<-|iieset mor-|,|i,.ll^'i.jU(S nécessaires à l'acte germinatif. D'autre pari, M. Galion me domiii des semences (sans doute toutes auto-lecondé"s) de T.nlhi/ri's orfomfii.v, qui Curent divisées en deux lois : les plus lourdes et les plus légères; et plusieurs des premières eurent la priori lé comme germination. Il est évident qu'il faudra un bien plus grand nombre d'observations avant <|iie rien ne puisse être décidé au point de vue de la période relative de germination dans les semences croisées cl dans les graines autofécondées.

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CHAPITRE X.

5 le chapitre Ier d'introduction, j'ai brièvement "

se trouve favorisée ou assurée, à savoir : la séparation île.-: -e\es; la maturité de l'élément mâle et femelle à îles périodes différentes; la condition hétérostylée ou dimorphe et trïmorphe de certaines plantes: plusieurs dispositions mécaniques: la [dus ou moins complète insuffisance du pollen d'une fleur sur son stigmate; enfin, la prépondérance du pollen provenant d'un autre individu sur celui qui est propre à la plante. Quelques-uns de ces points demandent ri être complètement développés, mais. pour les détails complets, je renvoie le lecteur aux nombreux et excellents ouvrages mentionnés dans rintroune-tion. Je veux donner ici la première place à deux listes : la première renferme des plantes qui. après éloi^nomenl <\t-< insectes, restent compt'iement stériles ou qui produisent

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moins de la moitié de la totalité i contient, les plantes ijiii, dans les 1 tout à l'aii fécondes un dominai ai totalité de leurs semences. L'es lis cou sultan I les taldeaux antérieur linéiques cas résultanl de mou ol celle d'autnii. Les espèces sont an l'ordre suivi par Lyndley dans son « Le lecteur voudra 1 >i j 1 remarquer condité des plantes renfermées daic ,le„ ™,ses complètement .listin,

plantesdimorphes et Irimorphes, dans

. L'expérience m'a prouvé que, iudépem.la.mmenl don des insectes, le pouvoir reproducteur eVsl itiiridri 'laits nu., piaule quand elle est recouverte, période de floraison, par un (issu qu'un cadre celle conclusion aurait, pu être tirée de celle .ion que dans les deux listes suivantes, qui ren-n nonilire considérable d'esj nres, quelques-unes sont (

t proté-

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0[>nile^cii!'Cas|i;u'y ni'iul'n

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icnt stériles; los |il;nns îin^lo

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isitécs par lus bourdons (ut. cela n'ai' pir mon article dans la Chroniytti

nu sont pas visitées pur lus abeille t. frappées wmtro lu l.issu ipii l'unvc

umineuses). — Unu plarn.u vOgétati

' ilix l - : i | j 1 II ] -:

«([ItiMvD.'Spi'l-

s prnliiiurs parles km nions, ,.u ( n .. ti rm 5. t u i ' '

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,,.„.l,p

y/- y1 i-yyy

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£arSSïftSEa3£tt25

; (SoLmées). — Tinzmaini dit [Chruitiqn/' 18-ifl, p. 18:S) q 110 riur'li|iny viU'iôtés soril.

l'i'imiilucétjs). — Espèce non (liuioqjlii'

m>m |,r,.|>iv pollen, muis qui est extrôiii.;-I les in*Pi:1.es en snhi iViU'I.^. i.ï. Su.H.-Im,,

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: iiiJûUii'iiiiDôfj (Bi^iioniîiciies). —Complote-

:, ayant la gorge de la corolle colorée

ne peuvent paa s'i                                      te ouverture tabulaire

\'i:r/,(n,ri>„t ),!,„•,<;.<<,<„, (Siu'oi'ulai'iin'cs). — Complètement

stérile. Voir niuii Mémoirtï sur los pljrnes aiitostiTilus. \'n-bv.xr>.i.„i nhjrn.ui. —- </<im[>k'u::mc!ii sUtlIi'. f:<t,ltl,«,,„i,< '.-((rptU/ii'-u M/ampauulacées). — Complètement

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g leurs ' elles produis

iu\ mi i.ruis r;i;isnics seulement.

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l'i'mluil ]ill!^i<'llL-S t'îipSllll'S

ii i;-i-;i.ii[r-i ijin; L-t'll.:- des plantes peooa

,-.,„.,\-<;. — Trente capsules -s pWts nus (loniu;roiii lô.'i irruiiis (.l-r.Dl) en

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;'%'::>«'

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*).- Complètement fertiles.

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je rapprends do

Ip'mœn imi-piin-fi (OmM.lvnLiKii'es!. — (•<:

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::i';;ïsT •;:£,r" ""°"é d-* ^^j^™

< fleurs il os I'. lifiii-ri/'ol

ralceorahma (variété ik soit,'). — Tr-V-fertile par ollo-nn-r \'erb'i..\rn,m fhapsus. — Trôs-fertile par ella-méme. V, lychnitis. — Très fertile par elle-même.

Va»rirl.Ua v'iminiilurîfnlia. — l.f.s llem-s puri'aiie- prod 1

S~

viiijji-neuf. i.....iis,|lk. ,.,.]!,.s

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,|,Kir,-iiii«--iH-'iit'. Los genres de Iji première lislo contienne!!! snix;ui(i'-ciin| espèces cl ceux de- la seconde soixante, lis i irr.hidées aviinl été exclues de l'un" comme do l'attire. Si les genres de re dernier ordre, aussi bien que îles As-clépiadées el des Apocynées, y avaienl été inclus, les nombre des espèces qui sont stériles m deliors de l'action îles insectes eut été coiisidérnideinenl augmenté; niais ces listes sont limiléos aux espèces qui furent alors mises ,.ii expérience. Les résultats ne peuvent, être considérés que comme approximativement exacts, car la fécondité est un caractère si variable que chaque espèce oui, dû .'•ire expérimentée a plusieurs reprises. Le nombre (I2Ô) des espèces ci-dessus est bien pellî si on le compare à la Niultitudedes planter ivantes: mai- .v simple l'ait que plus de la moitié d'entre ,',. •       .-.., dans la mesure spé-

ri liée, lorsque lesiust cl. -.-a,t '. ,,ro .-.es: des [dus frappante, car tontes les fois que le pollen a besoin d'être transporté des anthères au stigmate pour que la. complète fécondité soi! assurée, il y a au moins grande chance pour que la fécondation croisée se produise, .le ne veux pas croire cependant ipie si toutes les plantes connues étaient soumises à la même épreuve, la moitié d'entre elles sérail trouvée stérile dans 1rs limites indiquées, et e,da parce que, en vue de l'expérimentation, plusieurs (leurs furent choisies présentai nue structure remarquable par un certain <-ù|.é. el qie-de pareilles fleurs exigent souvent l'aide des insectes. Ainsi.

deux environ ont. des (leurs asymétriques ou présentant, quelque particularité remarquable, tandis que dans la seconde liste, qui renferme dis espèces complètement ou modérément fertiles en deliors de l'intervention des in-sei'ies. viniil ei un «enres environ seulement sur les quarante-neuf sont asvmétriques ou présenlenl quelque particularité saisissante.

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eur ou de fleur à 5 plantes aquati-

iu'D' I'- i],;iii-.|n.ii'i du pollen aussi iflccs employés dans ce but, ren-sation de quelque grand bénéfici el Mie conclusion a .Hé ferme-

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croisée sur ceux d'ui

i lign

 

fécondé. Mais nous ne

devons jamais oublie

:'.Ï-,:

nXv"

ts opposés en quelque Br et le plus important s les moyens possibles,

   

risemenl jettent beau-

     
     

raetèresdes fleurs. Par

là s'expliquent pour r

OMS II

>U!'S fjTiUlileS fiilllellMOllS. Ie:|p,

couleurs brillantes et,

     
     

es pédoncules, les brac-

tées, etc. De cette faco

i elles

;;;;ili ;;;;;;,

en effet l'attention des

chaque fruit appelé à,

 

m-In pn.i,

des oiseaux pimente,

Lige, afin qu'il puisse

 

!!) M,,.!

que ses graines soient

lurgemcnl ilisséiuinée.s. ha:

is plusifu

rs fleurs, la beauté est

obtenue aux dépens

des <

wganes

reproducteurs mômes,

rumine dans les ili'iiii-ili'ii]'

   

1rs fleurs extérieures i

l.'l'll.

.rlnillgea

et les fleurs terminales

de l'épi du Muscari.

Il y i

 

es raisons pour croire

(et c'était l'opinion Ai

Spre

ngel) 1,11.

i les fleurs différent en

couleur d'après les es]

 

l'insecte?

iqui 1rs Fréquentent.

Ce ne sont pas seul.

'Mi Cl II

 

1rs brillantes des fleurs

       

et Ira bandes de couleu

     

et dont l'usage, d'aprt

ss les :

iffirinati.

rns anciennes de Spren-

"l'oiii i.'s intervalles. Elles i

mi ou plusieurs exceptés); "llrs |i

iiUVn'icui's Le tube de la corolle,

[page break]

380 l'ion

1ÉDÉS in: eScoKDATIl

'N. CROISÉE. Chai

Dans les ïariéti

is Manches de plusie

nrs fleurs, comme

gitalis purpu

rea, Anthirrinum

majits, plusieurs

[„'.....s iIh DinillhlIS. Plllox, Myosoti:

-, Rhododendron,

largonium, Prii

géucralomonl.

nnln ni Pétunia, les i quoique le reste de

narques se conser

la corolle soit de,

d'an blanc pur;

à ce que leur 0

mais cette persistan juleur, étant plus ir ., Leréleque.d'aprfe

ceesl due simple, tense, est moins

lement anéanti!

 

rempliraient lei

taches en tant que (

[aides, je 1......nsid

longtemps coin de leur secours

quent des ouve vent même les

ne imaginaire, car découvrent très-biei rtures latérales pou petites glandes net*

les insectes en de .les nectaires et p r l'atteindre. Ils t iritèrei -le, stipol

des l'euilles dans

certaines plantes. Di pavots, quoique nu

i reste, quelques fle n nectarifères, on

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pins simple esi qu'ils sont développés sim

l,ul spécial, dont le seul concevable est .[iK- les marques servent tic guides vers le iied.ar. D'après ce qui a été dit (Ic'jri, il est, du reste, évidcnl que les iusecles dénjuvriraienl fort dieu ce nectar sans l'aide de ces marques directrices. Kllessont au service de la plante, uniquement peur aider res animaux à visiter et à sucer en un laps de lenips donné. un plus grand nombre de fleurs qu'il ne serait possible île le faire dans d'autres rondilions : ainsi se trouve assurée une chance plus forte de l'ée.oudalion par le pollen ap

que je l'ai iiÎjm rn'.lii;- \< ce-des plantes recouvertes par un

I issu..Nae-e.i ait;;.' !> . , - .-........!, d'abord des fleurs art i-

licielles rendues ...fc .. -         i.lilion d'huiles essen

indubitable1. Les ileurs sonl rar> . '.' '..",' h t'ois odoriférantes et reniari|ualiles par ..:• ";•'. 1 l1 '.mies les couleurs, le blanc est le plus répandu, al parmi les fleurs

lil.....dies une bien plus grande proportion est douée de

parfum que parmi celles autrement colorées, c'est-à-dire 11.i] [mur eenl : dans la couleur rouge. S.? pour cent seu-lenienl sou! odoriférantes-. Ce l'ail qu'une plus grande pro-

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La forme des nectaire» et des parties accessoires est ai

dépendante dos espèces particulières d'insectes ipii lu tucllemout visjlenl les Heurs; ce lait a été bien mon par H. Millier quand il a comparé les espèces de la plai

aires : YEjiijiiwli* hm/hlin préseaie de ce tait l'exemple s plus frappant qui m, soit connu, car il est aniquemenl usité par les guêpes. Il est aussi certaines structures qui, omme celledes poilsde la corolle do la digitale, servent ap-.aremment à exclure les insocles mal agencés pour le Iraas-«irt du pollen d'une llour à l'autre'. Je n'ai rien à dire -i des mécanismes sans but connu, comme les gland, s vis-muses allaeliéos eux masses polliniqnes ,1, s I Irohulées et es Asclepiadées. ou de l'état soit gluant soit rnele des grains

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polliniques dans beaucoup de plantes, o : liiliilili; (If leurs ('lamines jn 1 ;j.n. 1 elles sont loueliées par les insectes1: toutes ces dispositions favorisent évidemment on même assurent la fécondation croisée.

Toutes les fleurs ordinaires sont lissm ouvertes pour que les inseetes puissent se iVayei' un passade dans leur corolle, et cependant plusieurs d'entre elles, comme le Mu Hier (An-tirrhinum), plusieurs lieurs de Papilionacées et de Fuma-i-ineei'fs sont fermées en apparence. On ne peut pas sonl.enii' que leui'ouveri lire soii nécessaire ùleur fécondité., puisque les

i.i......- a/..e . m ! m [iiiospiioivr|ui sont

. dans le cas des fteurs les plus ouvertes.

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.sectes qui s'en nourrissent ou se trouve détruite par les pluies lonlemps continuées. I.lans beaucoup île piaule-, ee dernier dommage est évité, autant que l'aire so peut, par la déhiseenec des anthères, qui s'opère seulement en temps sec', par la position et la l'orme de plusieurs ou de lotis les pétales, par la présence des poils, et. connue l'a mon In'' Kerner dans mie intéressante expérience3, par les mouvements des [létales de la Heur entière pendant les temps froids et humides. Afin de compenser la perte du pollen par tant de moyens, les anthères en produise])! une bien plus grande quantité qu'il n'eu faut, pour féconder une même fleur. .le suis conduit à cette appréciation par nies expériences sur l'lpom<ea, relatées dans l'introduction; elle est mieux confirmée encore par l'étonnante petite quantité de pollen que donnent les fleurs c.léisto-gènes (qui ne perdent rien de ce pollen), comparée à l'abondante masse qu'en produisent les fleurs ouverte... dans les mêmes plantes, et encore celte petite quantité sultii-elle a la fécondation îles nombreuses graines qu'elles contiennent. M. Ilarssall prit la peine de compter le

. Le rédacteur du BoUtnu V nombre des ovules dans 1rs lleurs de IIV.' w, compta avec soin les grains de pollen et 1 \ en avait 7,0(111 pour chaque o\ ule\ Dans le

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Mirabilis, trois ou uualre des très-gros grains de polloi • inii-.'iii. ;i iViioinler un ovule, mais j'ignore combien um fleur peut produire de ces grains. Dans l'Hibiscus Kolreuter trouva o,ue (10 grains sont nécessaires pou:

noua demander po

règne régétal, on toutes les fleurs

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lu,', d'ol.ienh' pures deux elles végètenl céte à eût*

variétés de la mé

idrai bientôl sur s cas d'hybrides

ipeui franchir le

s'attendre à avoir, par. '-.'

si uni: planted'ulie ril.ir--

 

^3°°*

II.' llislilIKV. 1 H ollSen i'

CiiiLti.'1'liiii'y. m allinii: [ coite de praine* * sériem

ii'iiicrit composée par un liyljride ce île quelques plants de chou dans un jardin de village situé

-es: aucun autre plant do cette \u-x isinage1. Mais le cas le plus

/'. officinales apporté par los abeilles do la distance d'environ 2 kilomètres.

Tous œux 'pu se sont longuement occupés île l'hybri daiion insistent l.rés-fortouiont sui' la facilité ijn'oiit les fleurs châtrées à être fécondées par lo pollen apporte de plants éloignés de la niésne espèce ;. Le cas suivant montre

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™*Ù*D

la plus rlai

e : ' [àrtner, encore

plusieurs spè espèces......

520 Jeun s - i.

d'après l ta dupo des202 «eor i stanl

 

11..n que (1rs (leurs

|......attendre

. fécondées parles

500à 600 .....tn s'. Il i

 

léeaa«c leur pollen

ajouter qui > er,

M Icili., .,. .... -

 

! . .i da -lai»

d'entre .. (ce qti

 

.1 ,.:'\'Z.i"l't

%,'«i;.!.,.. ', • •',

 

lerapporter,il se dé

[unir 1;l r^co:nl;ition ei\ii

Se.Cepcndant

te plus grand nombre

   

. |..-.7I.

     

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parties légèrement modiliiVs [unir iv luit spécial*. Comme deux buis opposés à jtre-quo tous les points uV

vue (l:i féroiid;iliou rruisét' et rauLôi'éi'otuLiliou) doivi.m être atK-iiits dans plusieurs cas, nous pouvons coiupremliv t cui-l.tl'''' dans un si ii'rruid iioiulu'e de Heurs s i|\ii, au premier ïiWd, paraissent être il'uiu1 nutileet. d'une nature opposée. Nous poiivmi* ioua expliquer le grand contraste qui existe tureentre 1rs tîeui's cléislcçènos. qui sont adap-cmi'iit pour raiHolV'coiirliiliou. cl les Heursordi-i.i-''!iii [l.ï'itr. !|iii sonl disposées pour proiiliT '•' fécondation croisée1'. Les pre-

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mières sont toujours petites, r

luplétenieilt

a-mées.el mu-

nies de pétales plus on moins

'iidimi'nlaitv

dépourvus de

L'OultMirs briilanlrs : *!!"« m-

   

,,,. -,.iil jamais <i:[.:-.:.', v, -

 

rès-petites an-

- produisant (jui-i-iiio _

aina de pol

□ seulement ,

Clifiii, ont (les stigmates Irés-p

   

souvenons nue plusieurs de i

•s ilrlirs SOI

croisées par

l'action du vent (Delpino les

nomme an,

u//.)hi/es), et tuhiophilcs),

   

e l'avais mon-

trê il y a plusieurs , !

-i.'- appareil'

entre ces deux class h ' i

- Heur

aiiéinopllilês.

rjui rappellent n 1 i"\ * r —= «Van!

le> BeurscL

stogènes, s'en

éloignent beaucoup eu ce qu\

lies ne sont !

s fermées, en

i-c i|ll'elles pruillibelll lllle i|ll

   

len qui est toujours sans roln'

ion, et enfin

in ce que leur

i souvent plus dév

loppé et phu

eux. Nousde-

vous certainement la beauté

et le coloris

de nos fleurs.

aussi bien que l'aecumulalion d'uni' grainl

 

nectar, ;'i l'exisienre 'les ius.rç

   

Des relations entre la stri

turc cl l'éclat des fleurs,

fécondation croisée.

1rs- ,i, 1rs "i

(intnr/r.xttel" LCLtae relation

,., ,.i,ii,.>,n ,1, ii..,„

   
     
     

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, on peut diffieileiiieni inetltv m doulc ijh,--> (jjiii prévaut, d'après ilileVlirand1, dans le un'ire rlrs e-piYes), rjiic la eondiiion Ih'-Ii'tos-ainrs piailles, ci que. plusieurs autres dis-eauiqiies ti'ai.'iil «"-1 '- réalisées pour meUre

dispositions. tcllt'S r(ll'lln uno corolle à long tube, permettre miiiiiiomeiil. à • teindre le neeiar. l » ir

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simples. iiiiiLsivla ne parail p ,n,iti"s. par exemple, poss^rl rolle irrégulière, tandis .pie

hauteur, comme 100 noTirvu d'une corolle

:sc epii permel aux insectes de dépià , tandis f[iio tes Heurs de l'Ipomœa sou

dimorphe, IVU^"'* <",.

x pli

rtnx aiiloleeondés, e

Dans les plantes européennes, si nous en exceptons [es espèces anéiuopliiles romparatiu'Uicnt rares, la pr>ssiUililé ,li> l'eiihv-rroisemenl de deux plants distincts déprnd de In visite dis insi'des, el. li. Millier a prouvé par ses hnuor-lan 1rs expériences <pie des fleurs grandes el belles sont, visi-lées par nu plus grand nombre d'inseetes el plus souvenl fréquentées que lis pelites iWirs oliseures1. 11 lait remarquer, de plus, que les fleurs qui sont rarement i

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i*l;i ]U'rmii''tv|,ai'-

eMuller, à savoir

/'ii'iin'in [Vroiiilcs

«cures de l'Ophrvs . montré ailleurs, c'est là un étrange

belles

.-.., :,

pouvo

sir loi

S|,„,,l;

 

Lir obscurité, mais seulement du manque

saute: ainsi les fleurs iiu Tri/blitun ar-

i|iioi'jii" cxlivinemenl jiciit.es. sonl iueessamitienl

par les abeilles et par les bourdons, comme le sonl

s petites et obscures de l'asperge, Les Heurs de

t petites el pen brillantes, et

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elles semblent alor

leur poller tombe

Que tes fleurs aie

silisiitirU' de [liantes ijiu i:

une [liante était très-réduite I est probable qu'il en arriverait s l'influence d'une décroissance cor-

truites pour les d'après tes cars géniteurs îles gt Heurs si petites Viciahirsida conduits à cette

Si, par une raison quelconque, il devenait avantageux pour une espèce de voir su capacité d autofécondation augmentée, il n'v aurait que peu de difficulté à admettre que 'elle propriété puisse èl re atièetér rapidement. Trois cas de

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pmpre pollen <\

,, -,        - -;ii'i.:i'S ik' plantes soient

capables, dans de ire rtano rorables, desepropager

lion doiiiit1 cerluins Ijc'nOlii'i-                     > 'us piaules.

plus i|iu' eonireliahneés par un rroiwin-nl -me un rameau nouveau ou avec une v:ii-îl";1 =' lé^ï'iviik'iii dilTéronte.

Malgré les nombreuses considérations rjne nous venons 'l'avancer, il 1110 somltlo absolument improbable que les piaules pourvues de tleilrs petites ol: ob.seurrs. nient i'i:;

(yrlamon, etc.), ni mémo en raison de la prolmliilité de

luujimrnlai.ion ,1e ce dommage après plusieurs généra-lions, car sur ce point je u'aî pu acquérir aucune preuve suffisante, par la méthode qui a présidé a mes expériences; mais, si les piaules à iicnrs petites et obscures " étaient pas uceiilenlellemenL croisées et ne devaient pas profiter de ce procédé de fécondation, toutes leurs Heurs

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Moyens qui asanirni im- facorisoiil la /ri-oaiI"lin,: <h'H ftvxrx par ",, juillcn ilitilinot. — Nous avons vu <|iiahv ras dans Weuels des ><'inir> ùlid'tius il'mii i:n.iirti.'iin'!il enliv fleui's île l;i môme [ilaiid1 mi môme île [liantes parais-

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>. il dépend F,:,](uhl,']n,,it en grande parue de ,-,

igné que lorsque plusieurs individus peuvrm \

:v (jiij i.mi-ln aux plantes dioïqiies, des individus doivent i.'Hij.jui's se tVroiider l'un l'aiiiiv. hans

es UlonnïqUeS, t'Olililii' le polletl iloil rire iruilspol'lé

i fleur, il y a toujnin-s de furies diaiia^ pour qu'il .{locié de plan le à piaule. De.lpino a aussi ol>servé ' irit'ux que certains individus du noyer monoïque .v ,-'''/i/i\ sonl [iriiléiiuiilfi^ ei d'.'itilivs pcoléro-

rillltané rie

ns tes p]fls

.-sindmdiiN

jemerit dans le règne ispècea protérandres,

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,|in sont df Ijc-uicuiip plus enuiniuiirs ijiii' les protérogynes, les jeunes fleura on1 une ibiuiiun exclusivement mâle cl lus vieilles remplisscni le rèle de femelles. Les abeilles ,'aliîiucnt babil uellemenl à la partie intérieure des ('pis floraux pour se glisser vers lo liant, puis (.-lies s'envolent reeou-Vertes avec le pollen des fleurs supérieures, .|u'elles i,-ans-

Dans nuelcjnes cas, les mouvements spéciaux à certains nryanes assuivni |ii'i-si[iii' ie transport iln pull eu de piand-;'i plante. Ainsi, dans plusieurs Orcbidées, les masses [ml-linirpics. après avoir été attachées à la lé(e nu à la Iroiupe d'un insecte, uVxécnteut aucun niouvement capable de les mettre eu position d'atteindre le stigmate, jusqu'à ce

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.cntsurlestigiiiiih' . - '.. i '         m- la [Irjrilc

I grandement f'iV.-i /.. ' i '.-.: Je l'action s irisée! es. l.eslleni'-. d'il tir WiiV'lr l^anelinlre reni;l]'<|ii;il>lr

iblc, par le pollen d'une variété jainiùire, cl sur viugi-lût semis ainsi obtenus, eh;u|iie pied [ioi'i:i îles fleurs janal ns. de si-ir|,o <|ue le pnlleii de la cariété jaune anéantit miplélem, i:t .vlr„ ,1, |, plant,-;i(é,v. |),. p|,ls, VMcris ,„,-

lanl mâle mi porte-pollen.

Uans res deux ras, des fleurs furent fécondée* aveu le

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pollen d'une variole distincte, et la prépondérance du pol-|,.ii se manifesta par les caractères de la descendance. Les •allais se présentent souvent lorsque deux, ou i peuvent

géter l'une sectes. Le grand nom

.caries, doi

.[/. de la

, pied ut,

mli,

Cilûu de

.rile.

mi cho

Des graines cueillies siii' ehrU|Me- espère furviil semées dans - séparées, et la majorité des semis dans les ciin| (.'..nielles fut métissée de la manière la plus compliquée. 1rs uns empruntant plus à une variété, et les autres à uni'autre. Les elièls du riiou-rave l'urenl p.-ment démontrés par l'élargissemonl des tiges dans plusieurs semis. Au total, 'S.;:', plants l'urenl obtenus, dont l.V> furent mélisses de la manière la plus sensible, et sur lesTS autres, la moitié ne fut pas absolument pure. .Te répétai l'expérience en plantant les i.....s près îles autres deux

variétés de chou, l'une à feuilles laciniées vert-pourpre et l'autre blauc-verdàtre; sur 1rs ;VS> semis obtenus de la variété vert - pourpre , 105 avaient les feuilles blanc-

verdàlreeUGOverl-pourpi vanétéblane-vordàtre.-'-'l) et 246 blanc-verdâtre. Ces len d'une variété de chou 'lu pollen propre à la piai que les abeilles doivent t

e. Sur les 400: avaient des fe cas démontre voisine efface

;emis obtenus d inllosvcrt-pour

largement Tact ?nlons pas de

pollen de non

Heur sur la même ti.ee !, 'lainuii'Ut i[it" de plante : [ilantrsdiiiil 1rs fleurs soûl i relies de la meiue tige étant aussi bien préparée* pour

lulléesd'uilere

d'âge différent la lèeondatioi

LUCOUp plus ab

le dans tes cas rtainedieliogan

i" mutuelle que

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fleurs des pied* distincts, si la prépondérance ih pollen d'une autre -variété n'existait pas1.

Plusieurs variétés de radis {Rfi),hri>ii>ft s<il,,ru>i), lequel est modérément autoféeond après exclusion des insectes, furent simultanément en fleurs dans mon jardin. On cueillit dos semences sur l'un des pieds, et des vingt-deux semis qui en sortirent douze seulement lurent d'espèce pare2.

L'oignon produit un grand nombre de fleurs, toutes ra-n-i'v- en une léte globuleuse el ayanl loutes six étalante est. nettement autofé-ontre les insectes. Plusieurs près des autres : un rouget un d'Espagne : des se-

mis rie chaque variété furent obtenus ilans quatre couches séparées. Dans toutes les cuuehes, des métis très-variés furent nombreux, excepté parmi 1rs semis de la variété iMUge-sang, qui n'en contenaient que deux. Trente-six semis en lurent obtenus, dont trente et un avaient été certainement croisés.

i m sait, qu'un résultat semblable se produit dans les variétés de plusieurs autres plantes, quand on les laisse fleurir les unes prés .les autres. Je l'apporterai ici seulemeiii deux espèces qui si.un certainement capables de se féconder

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['m:;rnX!>KKANci-; m; pollun.

uii-lli'iiii'iii les olt'els do !ii variabilité do eeu a de l'entre-

,Toiseuient; j'ai eependanl uuia-so des preuves du eroise-i;i,-.iil naturel dos variétés de la tulipe, do la jacinthe, de l'anémone, delà remmcule, de la (ïaiso, ili.i LcjiIùsï/Jioii ini.-ttrtisorcu.s. de l'oranger, du rhododendron, de la rhuharlio, I,, h tes [liantes quo je crois auloiéeoudes1. lioaucoupi l'a u très preuves indirectes pourraient él.ro données de la mesure il.uis laquelle des variétés rie la même espèce s'ontre-oroi-

Si'lii S|iolilil]n''llir|[l ,

Lrs jardiniers qui obtiennent dt» semis p.ojr le i'oih-mefi'r soûl conduits par leur expi tu e chaque jour

.', prend lu des proeuulions o^lraïU'O ., i:'i)isriiii'iit. Ainsi MM. Sharp « <> . i:i im y- o.vupéi' par la culture des graines au moins dans linit. eonnuuiies . Le simple l'ail de la coexistence- rapprochée

consliine nue proleclinn considérable, parée qu'alors 1rs elunices sont forlomout eu faveur île l'entre-croisement

de? plantes de la même variété, el c'est, eu grande pinlie ;'i celle circonstance que eei'tains villages doivent leur ré-

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tentées par moi i-n -vue du savoir après combien de temps le pollen d'une variété distincte paralyserail. plus ,„, moins complètement l'action de celui propre à la plante.

Les stigmates île deux fleurs lardivemeiil épanouies d'un,-, variélé de choit vert lacinié turent bien recouvertes du pollen de la même plante. Après un intervalle de vingt-trois heures, le pollen d'un chou hâtif de liâmes végétant à distance fut placé sur les deux stigmates, et, [;, plante ayant été laissée à rléeouverl, le pollen des autres ileurs du chou vert lacinié doit avoir certainement éié déposé sur les deux stigmates par les abeilles durant les deux ou trois premiers jours. Dans de pareilles conditions, il seniblaii très-improbable que le pollen du chou de Darnes put produire quelque effet; repeie liant trois des quinze plantes issues des deux siliques ainsi produites l'itivnl compleleiuenl métissées, et je ne doute pas que lus douze autres plauis n'aient, été aussi inliuen-cés, car ils s'accrurent beaucoup plus vigoureusement que les semis autoi'écondés du chou vert lacinié plantés dans |t-mème temps etdans les mêmes conditions. Secondement,j'1 plaçai sur plusieurs stigmates i l'une primevère à long style {Priutnla veris) une grande quantité de pollen delà même [liante, et vingt-quatre heures après, j'en ajoutai une autre quantité provenant d'un l'olyunthus rouge foncé, à court style, qui constitue une variété de la primevère. Des Heurs ainsi fruitées il sortil vingt semis, qui tous sans exception eurent des (leurs rouges; donc, l'ellêl du propre pollen de l;l piaule, placé même vingt-quatre heures à l'avance sur les sligmai.es, fut complètement, détruit par celui de la variole rouge. 11 faut, du reste, remarquer que ces plaides sont dimorphes et que la seconde union fui légitime, lioelis que la première .'tait illégitime; cependant les fleurs illégitimement fécondées avec leur propre pollen donnèrent un léger excès de graines.

Jusqu'ici nous n'avons considéré'que la prépondérance du

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^iiyoirde fécondation dans le pollen d'une variélé distinct" sur celui de la plante elle-même, les doux espèces de pollen e-.Vs suc le mémo stigmate. Un fait beaucoup plus muarquaUr. c'est que le pollen d'un autre individu ,|,. ia minir VEiri-'fé csl prépondérant mu- relui de la piaule elle-même, ainsi que le prouve la supériorité des semis ob-leniis (l'un croisement île celte iialuce sur ceux issus de rïvurs autol'éeoiidécs. Ainsi, dans les tableaux. A, li et C, il listeau moins quinze espèces romplétemonl auto fécondes après exclusion des insectes, e| ce l'ail implique qur leurs stigmates doivent recevoir leur pr-,.'. _. '.'<•., léanmoins, le plus grand nombre des semis qui rés . n a de la tè-cmirlation des tîeurs non cbàt.ri' -<'•• ~ :..- espèces avec le pollen d'une autre pied          . •-. ipéricur en

plant entrc-croisi

des premiers lui l.ieaii."mip plus ' ' , '       " |r''

mers. Dans le Papaver vagitm, sur quinze paires, l''s phnls croisés, moins deux, l'urenl plus grands que adversaires aulofécondés. Sur huit paires de Lupinv (eus, tous les plants croisés, excepté deux, furent grands: sur huit couples de Belu ftdguris, lou "roisés, moins un, eurent la supériorité, et sur quinze \ <V>Z<;a mtiïx, Ions, moins deux, furenl les plus grandi '[idnze paires de Li,,, mnilhcs Ihnii///i.si i .A sur sept) ''c I. mi a,-h .su i ir a. chaque plant croisé eal la super en hauteur sur son opposant auto ! • a '" I' i !|it

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faire remarquer que, iiculier ne fut pris après leur épanouiss que, dans plusieurs di fleur dut être déjà tom

que les                                                          """ i"-

quinze ci- les dans les ta s B,C, m eni teçu

d'une autre plante : s'il en est ainsi, les indues remarqua i|iie celles données ci-dessus leur son! applicables. Aucun résultat, dans mes expériences, ne me surprit autant qup le l'ait de la prépondérance du pollen d'un individu distinrl sur celui propre à la plante, (flic qu'elle fut établie par la vi-uueur cnnslilulionnelle plus qu'accentuée des semis croisés. La preuve île la prépondérance esi ici Irisée sur l'examen de l'accroissement dans les deux lots de semis, mais nous trouvons, dans plusieurs au 1res ras. la même preuve reprisant sur luron iparaisoii entre la fécondité plus accentuée dans 1rs Heurs non châtrées sur la piaule-mère, après que celles-ci eurent reçu dans, le même temps leur propre pollen et celui d'un plan! distinct, et celle des Heurs qui reçurent seulement leur propre pollen.

Des différents faits que nous venons d'établir toueliaiil

ement des plants à l'état naturel. Le cas d'un grand arbre rerouvert d'innombrables fleurs

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|lh.riJi;i|iljt'i>iUk's semble à première vue fortement contraire i |,i théorie 'le !a f'rvqui--n(.-r des croisements entre individus dislincis. Los [leurs développées sur .les points opposés d'un tel arbre doivent être, exposées à des conditions quelque peu diflérontes, e-l un croisement entre elles pent. ,'.|re avantageux à certains égards: mais il n'est, pas probable que ces bénéltces soient aussi accusés que ceux qui résultent d'un croisement ent.ro (leurs d'arbres distincts, ranime nous pouvons le déduire de l'inellioaeité du pollen dans les sujets qui oui éié propagés par le même rameau, 11ih.3ïi|Uh végétant au moyen îles racines séparées. Le nombre îles abeilles qui fi

peut les voir volant, d'un arbre à l'autre plus fréf]nomment qu'on aurai! pu le croire. Néanmoins, si nous considérons, par exemple, le grand nombre de Heurs portées par un marronnier d'Inde ou par un tilleul, nous voyons qu'un nombre incomparablement plus grand de Heurs doit cire fécondé, par le pollen pris sur les autres fleurs du même arlire ([u'avee le pollen ries Heurs d'un arbre dis-liiicl. Mais nous ne devons pas oublier qu'avec le marron-itiord'Inde, par exemple, une on deux seulement des Heurs du même pédoncule produisent une eraine. el (pic, dan-l'espèce, celle graine esl b produit, d'un des nombreux ovules contenus dans l'ovaire. Or nous savons, d'après les expériences d'Herbert el d'autres1, que si une fleur est l'ccoielée avec un pollen plus ellicace (pue celui qui est appliqué sur les auires Heurs du même pédoncule, les dernières tombent souvent, et il est probable que c'est là ce qui se produirai! dans plusieurs des Heurs nul.ofecon-dées d'un grand arbre si d'autres Heurs voisines avaient éié croisées. Parmi les Heurs produites annuellement par

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un grand arbre, il est presque certain qu'un Ki-aml nombre d'entre elles doil /'ti'r au Inféconde, cl si mats suppo-sons qu'un arbredonne seulement cinq cents Heurs, el que cette quantité de graines soit nécessaire pour conserver la souche, de façon qu'un semis au moins puisse dans ];t suite arriver à maturité,, il s'ensuit qu'une grande pn>-portion des semis devra nécessairement dériver de graines niiiofécoiidé.es. Mais si cet arbre donne par an cinq mille fleurs, dont toutes les autoléçondées tombent .sans Irucli-lier, alors les fleurs croisées devronl donner sini .-rie graines pour conserver la \ ieillc souebe, et le plus grand nombre des semn < ' - eix. étant les produits d'un croisement e . -        ' .-i:nci.s. He ce celle ma-

nière, la production d'un _;rand nombre de Heurs, ouhv qu'elle servira à adirer de nombreux insectes et à compenser la destruction de plusieurs d'entre elles pur les gelées priu-l.auières ou par d'autres accidents, sera également Irés-avantageuse à l'espèce : ainsi donc, lorsque nous vovons nos arbres fruitiers recouverts de leur livrée prin tanière de fleurs blanches, nous ne devons pas accuser à tort la nature de folle prodigalité, parce qu'elle nous donne comparativement peu de fruits en automne.

Plrotles aiièn»i)ihiles. — La nature et les relations

des pl.intes qui doivent leur fécondation à l'action du vent ont été admirablement disculées par Delpino1 etH. Millier. 1 ai déjà l'ait quelipies remarques sur la structure de leurs celte des entomophiles. Il y a de

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[«murs raisons pour croire que les premières plantes qui

: cryptogames, et, si

nous on jugeons d'après les plu-îiioinôiifs actuels,, i'élémord

lérondalour maie, on liicn doit avoir été doué île la pré-

faces humides, g des Courants d'ei

unes des plus anciennes [liantes, telles que 1

i:.i 111 possédé de vrais organes soxurls. cela ne peut i>ti-f-

tiih en (toute, et nous voyons par là. comme le fait remarquer Hildebrand ', que les sexes furent séparés dès le-

premières périodes. Lorsque les plantes devinrent phanérogames et purent végéter sur un terrain sve, si l'outre-croisrmenl se produisit., il fallu! absolument qui' l'élément fécondateur mâle pût être transporté par certains procédés à travers les airs, et le vent eonslitue le mn\ en de irausporl le plus simple. Il dut y avoir aussi une période durant laquelle les insectes ailés n'existaient pas, et les plantes alors ne purent devenir entomophiles. Mémo dans mir période un peu plus avancé,!-, les ordres plus spécialisés, îles Hyménoptères, [les Lépidoptères el des Diptères. ..ni sont aetuellenirui les agents principaux du transport du pollen, n'existaient pas encore. Donc les plus an-dire les Conifères el les Cyendées, furent sans aucun doute anéinopliiles, comme le sont encore les espèces vivantes de celte classe. Lue trace de ce premier état de choses esl encore mise en lumière par la manière d'être de quelques autres groupes de piaules actuelle:lient a néun finies, qui, en so.....ir, occupent dans la série végétale une place moins

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.ubslauce nutritive qui doit avoir été do ni verte et dévorée parles insectes, et s'il en à leur corps, il dut être transporté des au-te de la même fleur oud'une fleura imeautro. s principaux du pollen des niantes .'mémo laaque de cobireuce, qui ne l'empêche pas -,.:; au Gorps velu dos insectes, coin me nous uelques Légumineuses, Krieaeées et Mêlas-;ste, nous-avons nue meilleure preuve de dont nous venons de parler

un état intermédiaire, que j'ai vu plusieurs Diptères qui eu

-îirviil les Heurs polder beaucoup de pollen adhérent a leur corps, cl cependant ce pidleii est. si peue.ohéronl que l'on peut en l'aire surgir de vrais nuages si l'on secoue la piaule iloUivmeiii m jour de soleil, et alors il ne peut guère manquer de choir sur [es grands stigmates des (leurs environnantes, [/après Delpino el H. Millier1, quelques espèces de Plautago son( dans la même condition intonné-

Quoiqu'il soit probable que le pollen ait servi d'abord '! unique atlmel ion pour 1rs insectes, ot quoiqu'il existe encore aujourd'hui beaucoup de (liantes dont, les Heurs son! exclusivement l'réqiientéos pur les insectes polliuiphages, i'ejieudan! la grande majorité dos végoiaux possède dans la sécrétion du nectar sou principal attrait. Il y a longtemps déjà, je soûl i mai s ipir primil ivi'im'iil la matière saccharine du nectar était excrétée' comme produit inutile résultant de modifications chimiques survenues dans la sève, et que

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lorsque cette excrétion arrivail à se pi

enveloppes d'une Heur, elle ela.il utilisée porty.nl. de la fécondai ion a'oiwr, après ijiiommi'iil an^niriilée en quantité renies (Vous. Cette manière de l.iilile par l'excrétion d'une malien niée rosée, mielleuse, doul l'apimri'i -lainlf s|nVi:ile a Hé constatée >;k ijiii'liULvs arbres, sons certaines ri, C'est ce qui se produit dans les i', ijiioi((ue quelques ailleurs aii'ui il Iros-emnpétrnl, le docteur Mnwve

te Lut m-.-rés avoir été subsé-accuraulée de diftë-

que, après avoir èi sujet devant la Soei doute sur ce point fendue du Irène ;ï

; lOs disell:

ttrr.Uoitloi se rouiporlo de même, et beauroi l'uils M'iniilaMi's pourraient être relatés*. 11 y a

lui nombre considérable de piaules pourvues <

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stipules, brader* rnU-s iloraux. mi sur l'extérieur de.leur ca-: glandes sécrètent de petites gouttes d'un , qui est ardemment recherché par les insectes les fourmis, les abeilles et tes fiiépes. Dans le cas des glandes dipulaircs du Vicia su tir h, lVxn-i'litjri dépend manit'estenieul des diaii;ù-ineids opérés dans la sè\e sous riulluenee des rayons d'un soleil brillant, car j'ai observé à plusieurs ri prises fjui> la sécrétion élnit suspendue dès que le soleil se radiai! derrière les nuages et qu'alors les abeilles quitlaienl la campagne, mais aussitôt iju'il redevient brillanl, elles reloiirueii!

louche à la sécrétion du vrai neeiar dans les fleurs du Lobelia erinus. Delpino cependant s

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la fougère commune (/'/,v« nijnilùia), et C comme mon (ils Fraie'is l'a découvert, de grandes glandes situées à la base des (rondos exerétonl, niais dans leur jeunesse seulement, une liqueur suciw abondante, qui l-si avidement sucée par i]'i]iiioiiiiii-ahios l'ennnis, appaHeiiauf surtout au genre Myrmiea. Ces fourmis, cor (ai ne tu eut, ne sn'Viiii [iris ;\ protéger la piaule .'uiilro 1,111'iijuo ennemi. Delpitio prétend que ces glanda a p iven itn consîdé-

fonetionnétaient dans ch;i<)ue espèce: maisje ne sens pas lu l'uivo do col argument, car les feuilles do quelques plantes excrètent du sucre seulement 11l-ri 1:111k In durée de certains états de l'atmosphère. IJue dans quelques cas la séeré-lion serve à allii'or dos insectes pour défendre la plante,

celles dr M. Belt sur VArnc/rr xj/lurroreiilutbi et suc les Heurs de la passion, (.'et aoaeia produit, comme nouvelle attraction pour les alieilles, quelques corpuscules contenant, beaucoup d'huile cl île protoplasmn. el des foi'inn-tions analogues sonl développées sur un Ocropia dans le même but, comme nous l'a appris Fritz Millier1.

L'excrétion d'un fluide sucré par des glandes situées au dehors d'une llcur esl rarement uiiliséo en s ue de la [<-condation croisée déterminée par 1rs insectes; cependant Ir fait se présente dans 1rs bradées des Murcgraviaeéos, ainsi que défuni le docloui'Ouger m on iiilorinait d npr'os ses ehserv.liions dans les ludes Orientales, et cmum1 Delpilio le déduit avec beaucoup ploa fl                            sition re-

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lative des différeiiles parties de leurs fleurs1. II. Fan*o:

bable, d'après )'- ':'isr.|'\:iliuiis du K«v. W. A, Li'i^ïon. nue l'abondante, secivtion d'un fluide par les glandes des phyllodes situées auprès des lli'tirs, dans YAntctti »u<-i/itiftrfi d'Australie, est en relation avec leur fécondation '.

La quantité de polli-ii produiir par les piaules mtéiins-philes, et la distance aqw          al transporte souvent

ce pollen, aonl m I preni ntes. M. Hassall a li'onv'1 '(ai li' juii'U . . : ..' |ui.i' une seule plante de uinssetle (T\ \>\v,-. i ; i : . . .:*; lus seaux de pollen. appartenant surl'>r,' : . • . :, - , i aux (iraminées, onl pu Être balaies s !             : .:vs pt-ès '1rs eoles il>

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de mémo; ci M. Hlackley a trouvé do nombreux trrain^ do pollen (1,200 dans un cas) adhérents à des slidos gluants, qui furent, envoyés recouverts dans l'atmosphère A la hauteur do l-ôO à :.!00 mètres au moyen d'un cerf-volant, puis exposés ;'i l'air par un mécanisme spécial, (.'es expériences présentent eeei de reninrijuable e^i'il y oui. en moyenne dix-nci.il' l'ois plus île crains polliniques dans l'atmosphère aux niveaux les plus élevés <jue .la us 1rs zones les plus liasses1. D'après ces laits, il n'y a rien de surpiv-nanl. quoique eela le paraisse d'abord, à ee que Ions ou [iresi|Uo tous les stigmates des plaides aiiemophiles puissetil recevoir le pollen apporté par simple hasard sous le souille du vent. Pendant la première partie de l'été, chaque objet, est ainsi saupoudré de pollen ; par exemple, pendant que j'examinais, dans un autre luit, les labelles d'un grand nombre de Heurs de )'( (phrys mouche (lequel es! rarement visiié par les insectes), je trouvai sur toutes les parties de la eo roi le une grande quantité de grains de pollen provenant des autres plantes, qui y avait été retenue par la -urfaee veloutée des pétales.

La légèreté extraordinaire et l'abondance, du pollen des piaules anémopbiles sont sans douledeux <pialiiés nécessaires, puisque leur poudre fécondante doit être générale-

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-s sligmules d'autres piaules souvent éloignées, car, comme nous l'avons vu déjà, le plus grand nombre des plantes anémophiles oui leurs sexes sépaL-és. I,:i. fécondation de ces [ilaul.es est généralement aidée par la manière d'élre des stigmates qui son! on nombreux ou établis sur de grandes dimensions, el dans le cas des Conifères parla nudité des ovules sécréta rit une goutte! de liquide, comme l'a montré Dolpiuo. Quoique le nombre désespères anémopliilcs soit, petit, comme le l'ait remarquer l'auteur que nous venons de citer, le nombre, des individus est considérable comparé à celui îles espèces enloinopllilos. (jr.i s'applique spécialement aux régions froides et tempérées, oit les insectes soûl moins nombreux que sous les climats chauds, et où par conséquent les plantes enlomopliiles occupent une situation moins favorable. -Nous voyons ce fan se produire dans nos forêts de Conifères, dans d'autres arbres, tels.que clièiK's. h et ces, bouleaux, frênes, etc., et dans les Graminées, Cypéracées et Joncacées qui forment, nos prairies el nos marérages; Ions ces arbres et toutes ces plantes sont fécondés par le vent. Comme une grande quantité de pollen est perdue pour les plantes anémophiles, il est surprenant que dans cette catégorie tant d'espèces vin'on-

d après les remarques faites déjàsm n terra édi aire s, et apparemment, di dans différents groupes de saules e déduire de la nature de leurs plut

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dix-sept. Dans la classe de la Uiœcie, les espèces sont ané-m.^liilrs dans dix genres et entomophïles dans dix-neuf.

La plus grande proportion 'les genres entomophiles dans cette dernière classe est probablement due indirecte m oui a ce que les insectes ont le pouvoir de transporter plus facilement que le veut le pollen d'une plante à une autre. iii;i1"ïv la distance qui les sépare. Dans les deux classes ci-de-sus prises ensemble, il existe trente-huit genres anémophiles el trente-six pntomopliiles ; landis que dans la -randc masse des plantes hermaphrodites, la proportion des e-enres anémophiles aux entomophiles est extrêmement petite. La cause de cette remarquable différence peut être attribuée à ce que les plantes anémophiles ont retenu à un plus haut dom-é que les entomophiles la condition primitive dans laquelle les sexes furent séparés, et. leur fécondation mutuelle effectuée par le souille du veut. Que les membres les plus anciens et les moins parfaits du régne végétal aient eu leurs sexes séparés, comme cela se produit encore dau<

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• doivent tendre à être tout à la

luis dn'liues et nnémophilcs, oi nous pouvons ainsi comprendre lit connexion *j.11 ï existe entre les deux états, quoi-que, à premièri' Mie, ces manions il Vire; paraissent dépourvues île toute relation. Si celte manière devoir est correcte, les plantes doivent èlre devenues hermaphrodites -, une période dernière quoique très-ancienne, et eutomo-philes à une période plus avancée, c'ist-à-dire après le dé-

entre l'hermaphrodiUsme e\ la i'<. sent également intelligibles, dan

s'uN.'.'ivrtai]

;; J^f68

Comment les descendants de

   

gmellemeut dioïques et qui. par

 

devaient tou-

jours profiter de la nécessité d'

 

isement forcé

avec un autre individu, sont ils

   

Ce l'ait peut s'expliquer par le;

i risques qui

• les descen-

liants couraient, spécialement

 

lurée de leur

état auémophile, de ne pas être conséquent de ne pas laisser dt

   

deseendanei

». Ce dernier

dommage, le plus grand que pu

isse sufatr u

a organisme,

devait être liicn atténué par la t

 

i licnnapliru-

dite, malgré le désavantage rés

illani d'une

i'réquente au-

loi'écouilation. Par quels moyens

l'état d'herm

aphnulit istiic

l'util graduellement acquis, c'i

   
   

organisée in-

férieore dans Laquelle les deux

sexes étaien

l représentés

par quelque différence iudividuc

lloduts'aecrc

 

geonnement, soit avant soit apr

   

sexes rudimontaires lurent eapa

   

geons sur la même souche : !

a même cho!

;e se produit

actuellement pour certains ea

ractères. L'o

 

ainsi atteindre la condition monoïque qui dut

Ire probable-

ment la première étape vers

l'hermaphrodisme, car si

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nue fleur niàle Irès-simpIc et une femelle (chacune consistant en nue seule êl;imiiie on en un seul carpelle.) i'mvin |iorlûcs ensemble sur le même rameau et entourées |,-ir une enveloppe conimime à peu près delà même manière (pu- les llcui'.ins des Composées. 1m fleur hermaphrodite se

Il semble iiu'il n'v a aucune limile aux clianircuieNl...

0ri</iitcs f/t's fx/irrcw iju'oll AllU'le-

ilus forte proportion île ii'i'iiinls arbiv-ml leur sexes séparés i|iie de planlvs i dioumes : il en est île même, d'à près

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\s;l ilr.'iv r\ fïooker, dans 1 vdle-Zéiande1. Il v m c.epcn ['étendue de cette règli . car

inviloiniin'iii i i. .'. .'.... i' dent eu insecl

elles pourraient être |>r:ilu|i clines*. Pour ce qui touche . savons qu'elles sont apti - . pouvons préjuger que ce seri défavorable que déporter des !<>iir pollen peut Otrc transpoi hauteur dans L'air :1 : mais Hmumes des Graminées attei assurer l'accès du pollen, m> cation, nous rendre compte i tant d'arbres et tant d'arbrL

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(lento nous pou vous conclure qu'un arbre portant de nom-lircuscs fleurs hermaphrodites serait rarement outre-croisé. par un autre arbre, à moins quela prépondérance d'un pollen étrange!' sur celui propre à la lleui' ne se i'it sentir. Actuellement la séparation des; sexes dans les plantes soit en-lomophiles soi; anéniophiles, sérail le meilleur obstacle :', Vautofécondation, et là doit être la cause do l'état dicline dans tant d'arbres el dans tant d'arbrisseaux. Je dirai encore, pour porter la question sur nu antre terrain, qu'une plante serait mieux placée pour se développer en arbre si elle /'but munie de sexes séparés qu'étniil à l'état hermaphrodite, car. dans le premier cas. ses nombreuses fleurs seraient moins exposées à la fécondation directe. Mais il faut remarquer aussi que la longue vie d'un arbre ou d'un iU'l.risseau permet lu séparation des sexes, en ce sens que ces derniers auront moins ;i souffrir d'un manque accidentel de fécondation el de formation subséquente des graines que ne le feraient des plantes à existence courte. De là probablement, comme le l'ail remarquer Le coq, la rareté de lu diœcie dans tes plantes annuelles.

Enfin .nous avons des raisons de croire que les plus grande-, plantes proviennent généalog'iquemchi de.- formes extrêmement inférieures douées de conjuration, et que les individu-conjugués différaient quelque peu les uns des autres, l'un représentant le mâle el l'autre la femelle, de façon que les plames furen! originellement diuï<|Ues. A une période Ires-primitive, ces végétaux inférieurs d ion m es donnèrcnl probabli-meiil naissance par liourgeonnemenl aux plantes monoïques ayant les deux sexes portés sur le même individu, et plus tard, par une union plus intime des sexes aux formes hermaphrodites, qui sont maintenant les plus communes de toutes '. Dès que les plantes devinrent lixces

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mi soi. leur polit'.'» rlui être transporté d'une Heur ;.'i l'aulre par des moyens appropriés, el (oui d'abord ccrtaiiifiiirtu sur If- ailes r|n \ent, ensuite par les insectes mangeurs de pollen et enfin par les insectes suceurs de nectar. Pendant les âges suivants, quelque.- piaule- euumiophdes sont re-

pareils changements récurrents produits

soin 1

conditions.

   

Les plantes dioïques, de

quelque façon

r|U"flk

fécondées, oui un grand <iv<

utage sur les au

 

leiirfécoudation croisée esta;

ssuréo. Mais cet

 

lise dans le cas de- espèces

anémoplnles au:

! dépe

production d'une énorme si

iperlluilé de poil

en, i'i

pluies .le M.ir leur lee.mtlaiiou ne point se produire. La moitié .les individus, du reste, e'e.-t-à-dire les mêles, ne donnent pas de graines, ce ijiii peut eonstiluer une réelle infériorité, llolpino l'ait remarquer t|ue 1rs plantes dio'iques ue peuvent pas prendre un développement aussi aise rjue les espère* monoïques et hermaphrodites, car un seul individu qui aurait la ehanee de parvenir à une certaine hauteur ne saurait reproduire su manière d'être avec ses. M'iili's forces : niais il esl permis de douter que ce désavantage suii sérieux. Les piaules monoïques peuveiil. dilh-cileiuent manquer de remplir, dans une lar^e mesure, une fonrliou deViquo. eu raison île la. légèreté de leur pollen el de la direction latérale du vent, causes auxquelles ii l'uni ajouter l'avantage d'une production accidentelle ou fréquente de semences croisées. Quand elles sont eu mil ce di-

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i'iiiio'au'i-.s. île toute nécessité !;i fonction diou;ue s'établit. Enfin, les plantes hermaphrodites peuvent généraIciikmiI produire tout an moins ejiieli|iie.s graines auiol'écondées, et elles sont en même temps capables île l'ée.mdniiiin croisée par la mise en enivre des une , , - .            -.; , liés .mus <<

chapitre. I.ors(]ue lent- slrnetn.v ^ii \ I. l.i ..e.-.,lu ment l'an-

r..11'.'-,,.11. |r( 1 i: 11. elles s, ml |i-s unes \ is-:'i-\ is des a il I M s dans la position relalive des plantes inoimirjiu's on dio^ues, avec cet avantage de plus que' chaque ileur peut, produire des graines.

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Les abeilles roinnu- d'autres nombreux insectes doivent e dirigés par leur iusl.incl dans leurs reelierrlies eu vue tti'iudro le pollen (;t le nectar des fleurs, car elles com-iieenl- ce travail sans inslruetlon préalable et dès qu'elles tcnf de L'étal de chrysalide. Leurs iusliueis, cependant, sont pas d'une nature spéejMe car elles visitent plusieurs .irs exotiques aussi promplonienl que les espèces indi-les, et souvent "il les voit rliordier du nectar dans les irs <[Lti n'en pnuluisenl |>as. ou essayer de le sucer en m.es des uedaires à une profondeur telle qu'elles ne

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s visitent Iiabituellemenl 1rs Heurs cl,» a longuement qu'elles le peuvent, nvanl 10 autre. Ce f'ail. observé par Aristote

e quelques abeilles, cl il trouva que

ici concentrait ses visites sur la même l'es trois piaules différant comme cou-ir pu! continuer ses observations en :* do celui ijui adhérai! au corps des il no trouva qu'une espèce de pollen

Les bourdons cl les abeilles sont de bons bulauislê: ils savent que les variétés peuvent différences dans la couleur de leurs rieurs

.linaireloulerouge vers une variété blanrlie; d'une variél.éde Delphiniumco.txnU'k, et de Pri>ltldaveris aune autre

dilférnu ment colorée: d'une variélé pourpre foncée de Vinln Irii-,In, a nue ;iiflre jaune d'or, el ilaus deux espèces de Papaver, «.l'une variélé à une autre qui différait beaucoup comme- couleur. Mais, dans ce dernier cas, quelques abeilles volaient indifféremment à l'une ou à l'autre espèce, quoique passant à travers d'autres genres, et agissaient comme si ces deux espèces avaient été de simples variéles. 11. Huilera vu aussi des abeilles voler d'un,, fleur à l'autre dans les lîit>i)i,n:iihi.s (h'Lsosii.s et irrrunniK nus-i bien que dans

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1rs Trip'lii'm frof/i/br/'i,' et repenti, et même des Jacinthes bleues aux violettes1.

Quelques espèces (le Idpteres on mouches fréquentent les Heurs de la même espèce ;ivec pivs^uo autant (le régula-riléque IC'S ahei Iles, el quand on les capture on les trouve re-

à celle pratique avec Les Sears de i ••h msdioïca, Ajuga

Empis ckeiroptera volenl droil d H a i L'autre du Myosotis sylvatica. Le /''          tu           ipennis se

comportai t. de mérite avec la -              ' -'h (osa, et

d'autres Diptères avec'S7W/"!1'                           "•ihcmvnt-

vulgare, Bellis perennis, Veronica hedem-folio et

'hoïtix'tU-i/s mais quelques mouches visilaieni indifféremment les (leurs île ces deux dernières espèces. J'ai vu plus d'une l'ois un pplil Thrips ['ortant du pollen adhérent à son corps, voler d'une ileur à une autre de même nature, et l'un deux s'ét.anl mordre à moi pénétrant dans une fleur de

nquellc je ne puis croire) n'aident pas à la fècon-

plus en sortir, <

dation croisée en a du reste de ['Arum ma

1 (propos le la plai rti.hduM

tés pour prévç:

ce poillt de VUe

quelque* spalln

1rs lirai*

t55x

<liHVT.Mll..

[tris au piégo depuis loi

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étaient recouvertes .lu pollen .le l'Arum, l'os inseclcs s'en-l'uiretil proinptcmeiit cl je vis distinctement trois d'enirr euxvoleràune plante distanted'un mètre environ : elles.'a-

battirentsurla faci......tcave de la «pathe et pénëtrère.....n-

siiito.laussaprolon.louc..rouvTisalorslatleur,ct.|uoi,1uopas m,,- sralr anthère ne lui tu déhiacence, je trouvai dans le tond plusieurs grains ,1e pollen qui durent avoir été apportes ,1'......autre piaule par l'une ,1e ces mouches ou par quelques aulres insceles. Dans une autre heur, ,1e petites mouches grouillaient, el je les vis abandonnant ,lu pollen sur

J'ignore si les hép'nlopieres [réquoiitenl généralement les leurs île la meine espèce, mais j'ai oliservé une l'ois plusieurs petits papillons I, li,.,,c™,« (Tiuea) ,:,[ IhcUn, je crois dévorant ostensiblement le pollen ,In J7,v-r„ri,:di» annua: ils avaient tonte la partie antérieure de leur corps recouverte de ce pollen, ,1e vin» alors à une pli...... femelle éloignée d'un métré environ, ci !..

3 trompe allongée. Il n'y a pas de doute ,,ue le papillon

'""'' ""'"' uniqilriur.il les Heurs delà plant,,.', |„-

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quelle il doil son nom. car un insliuo.l Mvs-ivmanpiaUU' pousse cet insocto a placer le pollen sur le- stjfinale, afin de faire développer lea ovules dont ses laru

reeouverl do polh-ii v»M-d"uin-hVtir ii l'auirede ia\

M.

irai pas souloineulipieli [dosera - ' - ' ' > masses do ,:, pollen dans les Heurs do Min . ' j ' . -Y Antirrln-niimct de J.inairo. D'autres esp •.-, de p.,ll,-:i lurent aussi

sh-mat.es d'un planl de Thym, dont 1rs anthères élaient. .uiiiplélome-nl. avortées, l'nl soumis à. l'examen, et je les li'iuivai, mal y iv leurs dimensions compara I des ;i colles d'uiio iMtïiiïllf à. coudre, recouverts in.iu-s.ruIon:eut du pollen do Tliym apporté d'aulros plaids par les aiieilles, mais encore de poudre fécondante do didmvntes espèces.

Il est d'une grande importance pour la plante que les in-

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ils doivent >c tenir sur in Heur pour en occuper la partie li, j.lii. propice, et jusqu'à quelle profondeur, dans quelle direction enfoncer leur trompe1. Elles agissent d'après le même principe qu'un industriel qui, aya.nl à construire une demi-douzaine de machines, épargne sou temps en fabriquant consécutivement chaque rouage et chaque partie spéciale pour toutes les machines ensemble. Les insectes ou au moins les abeilles semblent être irès-iiifluoneées par l'habitude dans leurs nombreuses opérations, et nous allons voir maintenant que cette opinûm s'aceorde bien avec leur pratique insidieuse qui consiste à percer la corolle.

Une curieuse question :ï résoudre serai! de savoir eorumen I les abeilles reconnaissent les Heurs île la îiiènic espèce. (Jue la coloration rie la corolle soit pour elles le principal guide, cela n'est pas douteux. Par un beau jour, les abeilles visitaient incessamment les petites ileurs bleues du Lohelia

elles et seulement le pétale intérieur Strié dans les autres, De ce moment, ces fleurs ne furent plus une seule l'ois sucées par les abeilles, quoique plusieurs de ces insectes se glissassent sur elles. La disparition des deux petits pétales supérieurs seuls n'entraîna aucune différence dans leurs visites. M. .1. Anderson a aussi constaté que, lorsqu'il arrachait les corolles du Calceolaria, les abeilles n'eu visitaient plus les fleurs5. D'autre part, dans quelques grandes masse-

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,\n<!r,v'///'/<m /'//<• /',//. échappé îles jardins, j'observai ce t'aii inaccoutumé do fleurs continuant à «Vri'iiT du nectar rti abondance après la chute de tous les pétales, cl recevant pu cet étal la visite îles bourdons. Mais 1rs abeilles, après avoir trouvé du nectar dans 1rs Heurs qui en avaient [.tordu un ou deux, devaient avoir appris que ces rieurs, malgré la perte totale dos pétales, méritaient encore d'être visitées. La couleur seule de la. corolle peul servir de guide approximarié: ainsi j'observai pendant quelque temps dès: bourdons qui visitaient exelusiventent des plants de S/n'ivinthcs ,y/>///,,,. na/isà corolle bl a m la.1, vogé.lanl sur un petit gazon écarté. ilue à. une distance assez: considérable; ces liounlous quelquefois, dans le* limites de quelques pouces, volaient, sur d'autres piaules à fleurs Manches, puis passaient outre. sans autre iwunien. pour aller à la recherche du Spiran-tlies. De plus, plusieurs abeilles qui concentraient leurs visites sur la bruvère commune ( C«\hnio çnUjaris) volaient

donnés, dans lesquels les al»

illes \

assaieu

t ph

isieurs lois

en ligne directe d'une varié

 

me aul

l'e dl

3 la même

espèce, quoique les fleurs eu f'

issent

diilerei

nmei

,t colorées.

le vis aussi des abeilles \

 

en lif

   

groupe d'iKnotlicra à Heurs j

aunes

à ç.haq

ne ai

dre groupe

de cette plante dans mon ja

rdin, >

 

déio

 

pouce dans leur course pour i

oir lc^

 

d'Es

l'iiscln.'ll/.ia

ni d'autres fleurs jaunes, qui

setro

uvaieir

i seulement à un

pied ou deux d'un coté ou

de l'autre. l>aus i

es cas. les

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La beauté do In corollo ne saurait, suilire ;'i provoquer les i'réi|uenies visii.es des insectes, ;'t moins i|tie lo nectar ne se.il en même Icmjis sécrété, et que siniultnnénk'ld 4i]e]i|iies odeurs no soient émises. J'ol.isei'vai pendnnl une

chaude se présenta, et soudain plusieurs nl.eilles vinrent activement se mettre à l'ouvrage sur ees Heurs. Il parall qu'un certain degré de chaleur est nécessaire pour la sécrétion du nectar, car j'obsédai dans lo lakHin crhms

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d'espèce différente observent                                 eut. Nous

verrons bientôt, en ti ut                          ition de la corolle,

nue les abeilles sont tris-rapabl-s il,. t:!Vr b.'indè'e du Ira-

l'uiiimo lions l'avons déjà l'ail reinanjiior, les abeilles COI1-naisseiil la position de e!i:ii|Ur groupe île lleni's dans mi jardin. Je les ai vues bien souvent couper un angle (en ligue d'ailleurs aussi droite que possible) pour aller d'une plante de l'raxiuelle un rie Linaiiv à un autre pied de la

nié.....espèce U'ès-éloigné, el cependant, i.'u raison de l'in-

lei-pusiiiiiii d'antres piailles, tvs deu\ végétaux n'étaient

11 paraîtrait que la saveur el rôdeur du nedar de ccr-1 aines [liantes restent sans attrait pour les abeilles ou pour li's lu h ii-, bms,, m |.....r les uns el les autres, car il ne semble

tainea Sec - i i • H i périod- desécrétion. La faible quantité ! I i eursucréi i d        ai ces [leurs pourrait

(liin-eileiiieii:.-:.ve,.iiMdéni-èu]ui[..'la rause.le redédain,car les abeilles l'eekei'cbeut a\ ii lemeiiljusij n'alla] n'Iiies uoull.rs serré tocs |iar les glandes .le- feuilles de l'riuiuseerasus.

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Même les «teille» de différentes ruelles IVequenl.eil quel, n -

l""' """ M Grant.poirrlePolyanthi.setli. n,ln trwol.rr ..la, sa que les bourdons visitaient les fleurs du Lobeha fui-gens dans nn jardin et pas kilomètres de là. La coupe i l'Epipndis lalifulia n'esi abeilles, sud par les bourdoi

bituellement consc pays, autant que. le nectar que dans

 

:, commnne. Dans notre

„.,»... ne recbereheiil ^....iclis. ,lu Scroplin.

hirln aquatica, . Tritoma; les deux et les deux autres de sucre et de loi

premières de c exotiques. Les il liquide sucré

es piaules sont indigènes

n, ,,, - ,.i:iiii irès-aviiles an point qu'elles ne ,1c-:i',„réiées pas les elamles

esl. doue bien étonnanl , ,1e l'Epipaclis, on, comme liiria rui<iitlim, tanilisq laria iwtlasii, au moins

lu'ellcs ne fréquent j'ai pu le constater, aelles visitent eellej dans l'Amérique d.

eut p: du S, du Si

i Non

is eell,

''"'."»' 1'.

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Lorsque le nectar osI caché d'une ma

ak'ilk'S m' peuvent savoir r.ivanl d'avoir introduit leur trompe s'il vient il être récemment épuisé par leurs sœurs, et l'olli' ignorance, comme je l'ai fait remarquer dans un précédenl chapitre, les force à visiter beaucoup pins de Heurs qu'elles ne teraient dans d'autres conditions. Cepen-ilanl elles souhaitent de perdre le moins de temps possible; aussi lorsque les [leurs mil plusieurs nectaires, un d'eux éiant trouvé desséché, elles n'essaient point les autres, aiais, connue je l'ai souvent observé, passent à une autre [leur. Leur travail est si assidu <! si efficace que même dans le eas des piaules sociales, don t. des centaines de mille peuvent vivre côte à cùle, et dans plusieurs espèces de Bruyères, chaque Heur est visitée : je vais donner tout à l'heure une preuve île ce dernier t'ait. Aucun temps n'est perdu, et- elles passent très-rapidement d'une plante à l'autre, mais j'ignore quelle esl la rapidité de leur vol. Les bourdons parcourent quatre limiesà l'heure : j'en ai acquis la conviction, pour ce qui concerne les mâles, en profilant de leur curieuse habitude de se rendre dans certains

suivi' le temps qu'elles mettent à passer d'un lieu dans un

Pour ce qui touche au nombre de Heurs que les abeilles visilenl en un temps donné, j'observai qu'en une minute exactement un bourdon visitait vingt-quatre corolles fermées du Linarin cijhihuUiria; dans le même temps, une autre abeille passait, en re\ ne vingt-deux Heurs de Lùbcliit i-tifcin-ttsa, et une autre dix-sepi fleura sur deux plants île liclphiuinm. Dans l'espace de quin/e minutes, une seule Heur, placée au sommet d'un pied d'Œnoihera, fut scrutée huit l'ois par plusieurs bourdons, et. je pus suivre le dernier de ces insectes pendant qu'il visitait -m quelques

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Sr.miJnlti insùjuis lut visitée deux (bis. En une minute, six. fleurs d'uni-' Campanule furent examinées par une abeille collectrice de pollen, et ces ouvrières, quand

elles sont occupées à ce travail, opèrenl plus lenlemenl ,|iio quand elles sucent L' nectar. Enfin, sept liges florales d'un plant 'le Diclamnns frti.rinclla lurent ohservees pendant dix minutes le 15 juin 18 11 et elles reçurent la visite de treize bourdons, qui pénétrèrent chacun dans pln-mois, les mêmes fleurs îips par onze bourdons. Celle piaule portail en tout doux cent quatre-vingts fleurs, et, d'après les données ri-dessus, si nous tenons compte de ce que les bourdons travaillent très-avant dans la. soirée, chaque fleur dut être quotidiennement visitée au moins trente l'ois, el nous savons que la inôme tienr demeure ouverte pendant plusieurs jours. La fréquence des visites des abeilles est encore démontrée quelquefois, par la manière dont leurs tarses crochus déchirent les pétales ; j'ai vu de grandes plaies-bandes de Mimulus, de Sta-ehys et de Lathvrus dont la beauté florale était ainsi sérieusement atteinte.

Perforation <lc In corolle, par les abeilles. — J'ai déjà fait allusion à ce nue les aheilles pratiquent des trous dans les fleurs pour atteindre le nectar, billes agissent ainsi, avec des espèces Uni indigènes qu'exotiques, dans diverses parties de l'Europe, aux États-Unis et sur l'Himalaya, et probablement aussi dans huiles les parties du monde. Les plantes dont la féeondalion dépend de la pénétration des insectes dans les fleurs ne donneront pas de graines si le nectar est enlevé par l'extérieur, et

même, pour les espèces qui si,ni capables d'autotV'Coildation sans aucun secours du dehors, il ne peut exister de fécondation croisée possible, or nous savons eue c'esl lï une grande s

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liniic <lo la perforation il' l;i corolle esl surprenante : j'en observai un cas remarquable prés Ixuirnemoutb, où existaient des liindo l]v>-('i.ci!.liifs. Je Cuisais une longue promenade et de temps en lemps je cueillais un rameau A'Iù-irtt /c/rii/i.i',- quand j'en eus une poignée, j'examinai toutes les Heurs avec ma loupe. Ce procédé fut renou-\e\t< l'réquemmenl, el.. quoique j'en eusse examiné plusieurs centaines, je ne réu.-is pa> à trouver une seulecorolle ,jiii n'eût, été perforée. Les bourdons avaient, en leur lemps, suc;' ces Heurs à travers ces Irons. Le jour suivant, dans une autre lande, un grand nombre de fleurs l'ut examiné a.vee !c mémo résultai., mais là le.s aheilies avaient sucé à travers les Irons. I.'e cas est. de tous le plu*

bre. J'ai trouvé des champs -a tien de trèfle ronge (îVi-(hlinHiiH-ah-Hx^Aam le même état. Le docteur Ogle a

constaté que !)l) p. 11X1 îles Meurs de Su/citi glutinusti

perforées. Aux Kluts-l'nis. M. Ilnrlevdit qu'il ol dillii'ile de trouver un bouton de (ii-riirilin /,eilii-ul"-ri» (piaille indigène) nuii percé, et. M. Gentry, en parlant du W'ishirin Niii'-iixiii introduit en Amérique, dit : « que presque ebaque Heur a\ail été perforée1. »

Autant que j'ai pu le voir, ce sont toujours les bourdons qui pratiquent les premiers Irons, et ils sont bien disposés à ce travail par la possession de deux puissantes mandibules; niais ensuite les abeilles profitent de ces on-

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Tertures. Le docteur H. Millier, cependant, m'écrit que

],.< abeilles opèrent quelquefois elle^-mèmes dan, 1rs fleurs Vf-'-jra tetrtï./i.v. Aucun autre insecte que l'abeille,

.',.,, n'est, exceptionnellement lii guêpe pour le cas du Tri-toma n'a assez de sens, autant que j'ai pu l'observer, pour profiter des trous déjà pratiqués. Les bourdons eux-

,,„.„„.. nedécouM'enl pas toujours qu'il leur serait av;m-

_______Vopœolitm tricoter mw abondante provision de

nectar, cependant j'ai toujours (couvé, et dans plus d'un jardin, celte plante intacte, tandis que les (leurs d'autres plantes avaient élé largement perforées; mais, il y a plusieurs années, le jardinier de sir John Lubbock m'assura avoir vu des bourdons perforant les nectaires de Tro-;.:eolum. Millier a vu des bonnloiis essayant de sucer, par la gorge de la corolle les Heurs des l'rtinula vl/iliof el de l'Ancolie, et, comme ils ne pouvaient y atteindre, ils pratiquèrent îles trous dans la corolle: mais ils la perforent également alors que sans beaucoup de peine ils pourraient: obtenir le nectar d'une manière légitime par l'on vertu» naturelle de la corolle.

Le docteur Ogle m'a fait connaître un cas curieux. Il cueillit, en Suisse cent tiges florales ,1e la variété bleue commune de l'Aconit (Aconit mu HtipeUo.is) dont pas une seule Heur n'était perforée: il cueillil ensuite cent inflon-

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randrc. l-1K- serait doue stérile [ilus on moins si les abeilles ne transportaient li' pollen des iieurs jeunes aux vieilles. fonséqueiuiunii. les variété* blunelies donl les fleurs seul toujours |>i-i-i"V- au \',,u d'être visitées normalement par

les ulH'iii"-. ri' il-' , im'.-:. ' pas- d<......er toutes leurs graines

et. seraient de- |..'|i.- relativement rares; or le docteur

Les ; ' • ' ' ' "'ii'M!!]' d']ui!iili'li' dans leur tra-

iln.nl un'iit" " I' i.ir • irOMM' radié dans la corolle.

le calice est. plus allongé, portaient invariablemenl desouver-'iiivv au calice cl à la corolle, tout à la lois. Les Heurs de r>-,,/.-:/'/,",,> rti\>/"/>tx*)ul plus largos que c,d les des plantes quêtions venons ilt> nommer, et deux trous à eni-é l'un de l'autre avaient été toujours pratiqués juste au-dessus du calice. Dans ces nombreux cas les perforations furent faites sur la face supérieure, niais dans YAu.tirr/iini.'m ntnjus un ou den s Irons et aie ni prutn|nés à ia l'.a.ce inférieure, tout-près de-la petite protubérance qui représente le nectaire, et par conséquent immédiatement en face el tout près du

Mai '            le plni emarquable d'habileté et de juge-

i ru -il 1 (', "               ' .. -si celui de la perforation des Heurs

du LiiHiiji'ii\ si/lrni.-is tel que l'a dé. ni mon fils Vrancis L. Le nectar, dans Celte [liante, est enfermé dans un tube

constitué parles él.....i nés soudées et qui i Ut ou Te le pistil si

éiviiiieiiieiil qu'une aUeiIle est forcéed'introduii'e sa trompe m dehors de ce tube: mais deux passades arrondis ou orifices sonl laissi''S dans le tube auprès de sa base, aiin que

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le nectar puisse être ail ci ni par 1rs nboilles. Mon filsatrouv ,laus soi/.' fleurs sur vingt-quatre de cette planti oii/.e sur seize appartenant au pois est une variété rie la même espèce o

-me).

r„rili,-.

là découle ce fai

i d'une espèce très-voi tardons foni des trou

IV

i» rt ont-elles;

... i't ivtrini ensuite celte situation en visitant d'autre « fleurs? Dans l'un coin rue dans l'au In- ras elles montrer ..une remarquable puissance d'utilisation des faits acqu «par expérience.» Il semble probable que les abeilh doivent leur habileté à pratiquer des trous dans les fleui de toutes sortes, à ce qu'elles se sont longtemps livré* instinctivement au moulage des (vllnlps et des eàteau

. ..

ni, je

Dans la première pai'tie de l'été (^B_^^_^^^^^^^_ à observer, pendant quelques semaines, plusieurs rangées du In rie'il d'Espagne (l'husmil nm iih'IH/Iudus) en vue de

connaître la fécondation île cette piaule, et chaque jour je pus voir des abeilles et drs bourdons suçant les tleurs par leur gorge. Mais, un joui', je trouvai plusieurs bourdons ivetipés ,i jici-1'ii'i']' une corolle après l'autre, et. le jour suivant, chaque abeille, sans exception, au lieu de s'abattre sur l'aile gauche et de sucer la fleur de la manière convenable, volait droit et sans la moindre hésitation au calice

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pour sucer |i' nectar :i Ira vers 1rs Inms pratiqués V I heures a\ani par les lu m nions; elles continuèrent- à agir ainsi pendant plusieurs jours suivants1. M. I.îell m"a communiqué (L'Sjuin 187-i) un fait en tout, semblable, avec celle seule diHi-d'eureque un lins île la un dtié des coro] les avaient été. perforées par les bourdons, el néanmoins toutes les abeilles cesserai I >'•' sucer les fleurs par leur ouverture naturelle el visiiéri'iil exclusivement celles <|iii étaient percées. Comment 1rs abeilles s'aperçnront-ellcs si rapidement- (|iie des ouvertures avaient é|.é pratiquées^ 1,'instinel semble être ici lioi's de question, puisque la plante i'st exotique, l'es Iimus in' peuvenl et iv vus par 1rs a lu'il les lorsqu'elles si ml sur 1rs ailes où elles s'abattaient ion juins nntrriouremenl. D'après l.i facilité avec lai|iielle 1rs abeilles l'urent trompées par l'enlèvement îles pétales ilu l.uhciia erinus, il riait clair- i|iie. ilans ce cas, elles ne i'uceiit pas conduites au nectar par son pad'une el il esl douteux i|ii'ellesaient (dé altirées aux i cous dr ees (leurs de Phnseolus pue l'odeur qui s'en échappait. Sentirent-elles 1rs ouvertures avec leurs Ironipes par le toucher en suçant les tlnirs à la manière ordinaire et alors côniprirrni-elles qu'elles gagneraient du temps ;'i s'abattre sur l'extérieur dr la fleur el- à si- servir de ces Irons:' C'est là un acte de raisonnement qui parait trop profond pour uitr abeille; il esl plus probable qu'ayant vu les bourdons à l'œuvre et ayant compris ce qu'ils faisaient, elles les imilèrenl ci tirèrent avantage .le l'emploi de ce petit- passage vers le nectar. Même chez les animaux luinl placés dans In série, comme les singes, nous éprouve-mils quelque surprise ù apprendre que les individus d'une espèce ont. dans l'espace de vingt-quatre heures, compris un nele accompli par une autre espèce et en ont profité.

.l'ai fréqurnmienl ubservé dans plusieurs espèces de rieurs que toutes les abeilles el les bon rduns qiu suçaient à travers les perforai ions, volaienl vers elles, sans la moindre hési-

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t-(lcSM->US .h- l;i enl'olle.

mentparmi les individus d'une ln<

 

ntieilïiahi-

tude intervient dans une certaim

   

d'autres opérations des abeilles. '.

 

. \IM. Far-

re-r et Belt ont observé, dans le

 

tes mutii-

florus*, que certains individus

parties perforées, tandis .111( d'

   

utres de la i

éme ,,,,(,,

pénétrent dans les fleurs par leur

uverture.Je

 

ment le même fait, en 1861, sur

le Trifolin,

 

la force de l'habitude, esl si persistante, que lorsqu'une

abeille qui visite les nVm-s |ierfi

 

re une qui

ne l'est pas, elle ne se rend pas à

.'ouverture, 1

 

immédiatement à la recherche <

une ruil'i'O corolle [leivée.

   

isiter l'U.i-

bride Rhododendron asaloide.

cl péiiétivrilansqui'lques

   

1 |ii','i'>|ii.nl

des trous. Le docteur H. Mull

r m'informe

[ue dans la

aîecterolophus, e

t d'autres

kciimllo

seulement. On peut

cependant observe

r différai

tes espèce

s d'abeilles agissant

différemment dans

le même

 

N, même plante. J'ai

vu des abeilles suce

r prieur

 

} naturelle les fleurs

trÏeTt™™",

n, des 1

™i!'"«ii'.

l'une espèce opérer

e. et d'autres d'une

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espé.oe dillerenfe sucer los [ioi.it..-; sjin.iiirs do liqueur excrétées par lesstipulea. M. Bealdu Michigan m'informe que

les (leurs île ki ij-i-osoillo du Missouri r/iW.v >ii.m-iun) abondent en nectar an poinl <Lu- lesenfuni.s le sucent souvent, et il .1 vu les nluallos butiner à travers les trous faits par un oiseau, le Loriot, tandis que dans le même temps des bourdons suçai, ml à In manière ordinaire pur la gorge dos fleurs', Ce l'ait concernant le Loriol me rappelle ce que j'ai dit de (vilaines espères d'oiseaux mouches perforanl les fleurs de lirugmunsia, tan.lis que d'au 1res espèces pénètrent par la gorge.

Le motif qui pousse les abeilles à pratiquer îles ouvertures à. travers la e.orolle parait èlre l'économie ..le temps.

dehors des [leurs et en introduisant, de forée leur tèle dans celles qui son! femmes. Dans, le Stacliys et dans le Pent.s-lemon, en s'abaltani sur la l'ace supérieure de la corolle ri suçant à travers les trous perforés au lieu d'y pénétrer à la manière ordinaire, elles furent capables de visitera peu près deux luis aillant de Heurs que je l'aurais pu juger. Cependant chaque abeille, avant d'avoir acquis beaucoup de pratique doit perdre beaucoup de temps à faire chaque nouvelle perforation, surtout lorsque cette ouverture doit, être pratiquée à la fois à travers la corolle et le calice. Cette pratique indique donc une certaine pi-é\ ision, qualité dont nous avons de nombreuses preuves dans leurs opérai ions a rel lit.'et il raies: et ne pourrions-m ni" pas admet Ire. de plus, que quelque trace de leur instinct social, c'est-à-dire de ce besoin d'être utiles aux autres membres de la communauté, puisse trouver ici sa place?

Il i- a quelques aimées, je fus frappé de ce fait que.

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,.,V[,, ^vnérale. les bourdons [lerl'urenl les fleurs seulement lorsquecelles-ci se trouvent eu uTam! iiDinlu-i' r.M.^ïci'il.'. bans iiii janlin où se trouvaient fjiiehiOfw eouclms I !.'>:-- i-.iirI.-: de Stœhis eoecinea cl. A^Peii/a/f^noi, n,-;/a Ut.s, chaque Heur était percée, mais je Ironvai deux |>l;Uiis de la première espèce \ ivant très-éloi^nés. doni les pétales dila-eérés, témoignaient de la visite fréquente des abeilles,

vai euuh'inenl un plant séparé de Penlftlemon dans les

élaienl perforées, même celles de quelques [liants de Sal-via i|iii vivaient à une petite distance de la grande couche Le :.'! août, quelques Heurs seulement du sommet des cuis île deux espèces reniaient intaclcs cl aucune d'elles ne i'ul [dus perforée. Ile [il lis. dans nu m propre jardin, chaque plan! appartenant à plusieurs rangées de haricot commun [loidail plusieurs fleurs perforées; mais je trouvai dans les parties éloignées difdii janlin liois planls qui y avaient levé aeiadi-ntellcnicnl. et cens-là n'avaient [i.as nue seule (leur percée. Le général Si radier a va il vu antérieurement beau-coup de fleurs perforées dans un jardin de l'Ilimalava: il écrivit au propriétaire .le s'assurer si radie, relation cuire l'eniassemenl des piaules et leur [lerl'oralion était réelle ila lis ce pays, et il lui l'ut répondu affirmât! veinent. Il su il de là que le (relie rouge j'l'ril'.diny,\ /,,-tif,',/.«•) et le lia-ricol commun, quand ils sonl rullivés en grande masse. I Krica /<•(, "//.' rjui végète en grandes Ion fies dans les landes, les rangées du haricot d'Kspague dans les jardins potagers et. un grand nombre d'espèces dans les jardins à fleurs, sonl tous parfaitomem disposés [mur la perforation.

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L'explication de ce fait n'es! poinl difficile. Les fleurs

: LiTaud nombre eonstitueni pour les abeilles un riidiehuliii très-visible à une grande distance ; elles sont done visitées par des mié"s de ces insectes, cl j'ai compté une l'ois environ vingt ou trente abeilles volant au dessus d'une couche de l'enlstemon. Par rivalité, ers insectes sonl stimulés à un travail rapide, ci ce qui est plus important, ils trouvent une grande quantité île ers Heurs, ainsi que l'a avancé mon fils1, dépouillées de nectar par succion antérieure. Connue ils perdent alors beaucoup de temps à seru-

vent manquer plus ou moins c

empiétement de produire

des graines quand les abeilles

 

perforation. Les fleurs perforées.

dans les espèces capables

de se féconder elles - mêmes, n

3 donneront que des se-

menées nutol'éeoiidées et les seini

s qui en viendront seront

en conséquence moins vigoureu;

:. Donc Imites les piaules

oui. à souffrir, à un degré' quelconque, de ce que les abeilles

obtiennent leur nectar d'une m

anié.re détournée en pra-

tiquant des trous à travers la c

orolle, et beaucoup d'es-

pèces, on peut l'admettre, devraii

ïiit ainsi disparaître. Mais

ici, comme cela se produit gêné

ratement dans la nature,

il existe une tendance vers le

rétablissement de l'équi-

libre. Si une plante souffre de si

m étal de perforation, un

moins grand nombre d'individu

s arrive A développement,

 

t pour les abeilles., r.eUes-

ci à leur tour souffriront et loir

 

(ce qui est plus efficace), aussitôt

que les plantes deviennent

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n'étant [iliis poussées ;'i percer li's Heurs, v pénètrent naturellement. Une plus grande quantité de graines sera ainsi produite et 1rs semis issus dr la ItVoudation croisée devenant alors [dus vigoureux, l'espèce tendra à augmenter en nombre jusqu'à ee qu'elle suit de nouveau réduiU' îles i|ue les plants se réuniront- encore en grandes masses.

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CHAPITRE XII.

La première el la plus importante des inclusions à tirer des idiservations consignées dans ce livre est que la fécondation croisée ivsti'iiéiiéralement avantageuse eU'au-tofécoudâtion préjudiciable. Cette proposition se trouve démontrée par la différence en hauteur, en poid*. en vigueur constitutionnelle et en fécondité entre la descendance des

des sriiis'iKvs qui.1 produisent les plauls générateurs. Pour ce (|iii touche à la seconde partie de cette proposition. c'est-à-dire au préjudice uénéralemeut causé par l'auto fécondation, nous en avons ries preuves abondantes. La structure des leurs dans des plantes telles que les Lobelia l'iimo.s'.r, Dif/it'ili.s -],«,-pt<rct. rend l'intervention des insectes presque indispensable à leur fécondation, et si nous

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la prépondérance <|Ur possède le pollen d*u

ici sur celui du même individu, de pareil l<

sdmveul certninemenl ; , au moins dans phi sic isDti un"......île la prépont

augmenté la vigueur do la descendance au delà de celle des progénïteurs. Donc, la différence entre les piaule* croisées et les aniofécuidéos que j'obtins ne sauçait être attribuée à lu supériorité des semis croisés, mais dieu à l'infériorité résultait dans 1rs autol'ceomle.s des eiléts préjudiciables de l'atitolécoudation.

Pour œ ijui touche à la première proposition, cYst-à-dire au\ avantages généralement réalisés par le croisement, nous avons aussi d'excellentes preuves à donner.

Iles plants d'lpomo;a furent entre-croisés pendant, neuf générations successives, puis ils turent de nouveau entrecroisés et en même temps croisés par un rameau nouveau, c'est-à-dire par une plaide provenant d'un antre jardin, et la descendance issue de ce dernier croisement fut en hauteur à celle des plants entre-croisés comme Km est à 78, et on fécondité comme ](!Oesl.à5]. Lue expérience analogue l'aile sur l'Ksclisoiuiltzin donna un résultai semblable pour ce qui touche a la fécondité. Dans aucun de ces cas, ces pituites ne furent le produit de l'auluféciuidn-tion. Des plants île Diaulhus l'ureiil autol'érondés peinlaul

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.•rations, ce qui leur fut certainement préjudiciable; mais lorsque ces plants fuivnl fécondés par un . .:.. . . .....

à la même souche, il y eut, entre les deux séries de semis,

une grande diU'ére] méconnue fécondité e[, une légère comme hauteur. Le Pétunia présente un cas presque parallèle. Pour plusieurs autres plants, les t-Jl'.-rs remarquables d'un croisement avec un rameau nouveau peuvent être saisis dans le tableau C. Plusieurs mémoires oui été publiés ' sur l'accroissement exlruordinaire i|ue prennent, les semis ré-sullaut 'l'un [.roiM.itii.nl outre deux variétés de la même espèce, dont quelques-unes sont reconnue., incapables d'au-l'i.in; île sorti' qu'ici ni la fécondation directe, ni

ligne de compte. Nous pouvons donc conclure que les deux propositions ci-dessus sont vraies, à savoir que la fécoh-

dance, tandis qiio la fécondation directe lui est nuisible.

C'estcerlaiueinenl.uu fait surprenant quedevoircertaines

[liantes, telles par exemple que Viola Irlcolor, Digitalis

ces générations, souffrir à un exlréme degré d'un seul acte d'uutoféoondation. Rien de ce genre n'a été observé

perdre de vue que le croisement le plus rapproché possible entre animaux placés dans îles conditions semblables, c'est-à-dire entre frères et sœurs, ne peut être considéré comme une union aussi intime que colle qui résulte du contact du pollen et des ovules de la même fleur. Nous ne savons pas encore si le dommage résultant de l'autofécondation va

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9 successives, mais nous pouvons d

s déduire de mes expé-^^^^^^^^^^^^^^^^^^ I loin d'être rapide.

Après qui! les plants ont été propagés pan autùféçoudation pendant plusieurs génér;liions, un simple croisement avec un rameau nouveau ramène en eux. leur vigueur primitive, et nous avons île ce l'ail un résultat analogue dans nos animaux, domestiques L. Les effets avantageux de la fécondation croisée sonl. transmis dans les piaules à la génération suivante, et, si nous en jugeons par ce qui se passe dans les variétés il" pois commun, aux nombreuses généra-lions qui suivent. Mais ce résultai peut être attribué simplement à ce que les plants croisés de la première gêné-ration sont extrêmement vigoureux et transmettent leur force, comme leurs autres caractères, a leurs successeurs. Malgré le dommage qui résulte pour plusieurs plantes de l'autoiecondatiiui, elles peuvent être propagées de cette manière, dans des conditions défavorables, pendant plusieurs générations, comme le montrent quelques-unes Je mes expériences, et comme le prouve surtout la persistance vitale, pendant au moins un demi-siècle, des mêmes variétés du pois commun et du pois de senteur. La même conclusion s'applique pniiinblemenl aux nombreuses autres plantes exotiques, qui ne sonl jamais ou que très-rarement croisées dans leur pays d'origine, liais toutes ces plantes, aussi loin que l'expérience ait été poussée, profitent toujours d'un croisement par un rameau nouveau.Quelques plantes, comme VOphryx a. pi fera par exemple, ont certainement été propagées, à l'état naturel, pendant des milliers de générations sans avoir subi un seul entrecroisement, et nous ignorons si elles profiteraient d'un croisement avec un rameau nouveau. -Mais de semblables cas ne peuvent jeter aucun doute sur l'avantage du croisement en tau) que règle générale, pas plus (pie l'existence de

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plantes qui, à l'état naturel, se reproduisent exclusive-mou! par rhizomes, stolons, etc.1 (leurs fleurs ne produisant pas de semences) ne peut nous porter à douter que la génération par graines présente quelques bénéfices, puisque c'est le mode de propagation le plus communément employé par la nature. Quelques espèces se seraient-elles

voilà tv que nous ne pouvons affirmer. I.e seul moyen que nous ayons de nous former un jugement sur ce point est la persistance, dans nos arbres Irniners. do variétés qui iar gred'es et boutures. Andrew Kniglit soutint autrefois que dans ces conditions les plantes s'affaiblissent toujours, mais cette conclusion

a été énergiquemenl i.....ibaltue par d'autres observateurs.

Un juge compétent et récent, le professeur Asa. Gray \ a adopté l'opinion de Knight, laquelle me parait être, d'après toutes les preuves que j'ai pu c dliger, la manière de voir la plus probable, malgré les nombreux faits qui la contredisent.

Les moyens propres à favoriser la fécondation croisée et à prévenir l'autofécoiidation, ou inversement à favoriser la fécondation directe et à prévenir le croisement dans une certaine mesure, sont remarquablement diversifiés, et il est étrange qu'ils ditlé-rail complètement dans des plantes livs-rappi'oeliées", par exemple parmi . d'un même genre et quelquefois parmi les individus de la même espèce. Il n'est pas rare de rencontrer, dans le même genre, des plantes hermaphrodites et d'autres ayant leurs

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espèces dichogames et d'autres non dichogames mûrir simultanément leurs éléments sexuels. Le genre Saxifrage, qui est dichogame, renferme certaines espèces proléramlres et certaines autres protérogyues '. Plusieurs genres ivn-ferment à la fois des espèces hélérosi.ylees (à Cormes dimorphes ou trimorplies) et des espèces homostylées. L'Ophrys otlre tm remarquable exemple d'une espèce dont la structure esl manifestement adaptée à l'aulolécondatuui et d'autres espèces tout aussi manifestement disposées pour la fe.condation croisée. Quelques espèces congénères «mi complètement stériles cl il'anires tout à l'ait: fécondes a leur propre pollen. Sons l'influence de < causes, nous trouvons souvent dans le même genre des espèces uni, en dehors de l'action des insectes, ne produisent |i;ts de graines, tandis que d'autres en donnent enahoudance. Quelques espères portent à la ibis des (leurs < qui ne peuvent être croisées et 'les fleurs parfaites, tandis que d'autres du même genre ne produisent jamais ces (leurs eléislngencs. Certaines espèces existent sons deux formes, dont l'une porte des [leurs remarquables adaptées pour la fécondation croisée, et. l'attire n'a que des fleurs obscures disposées pour l'auto féconda (ion. tandis que d'autres espèces du même genre ne revêtent qu'une seule forme. Bien plus, dans les individus de la même espèce. le degré d'autoféeondilé esl sujet à. variation, exemple le Réséda. Chez les plantes polygames, lu distribution des sexes diffère dans les individus de la même espèce. T.a période relative a laquelle les éléments sexuels delà même Heur arrivent à maturité diffère dans les variétés du IV-largoniuin. et Carrière relaie plusieurs cas ' qui montrent combien cette période varie avec lu température à laquelle les piaules sont exposées. — Cette diversité extraordinaire dans les procédés propres à favorise]' ou a prévenir

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la fé-ondatioii -->ii croisa- soi 1 directe dans des formes très-rrijiproi-liëes. dépend praltaMi-ini'nl do ce que les deux pro-

ci'ilêsfU- rt'rl.ilis;il.ion. quoique ti-ês-1'.-ivorables ù lV'sptM-.i',sont directement opposés l'un à l'autre et liés à des conditions

variables. L'auiofécondaiion assure la production d'une grande quantité de graines, et la nécessité ou l'avantage du ce procédé dans la plante Bera déterminé par la longueur moyenne de la vie, laquelle dépend de la somme des causes de destruction que peuvent subir les semences el les semis. Cette destruction esl liée aux influences les plus variées el les plus variables, comme la présence des animaux de telles on telles espèces el l'accroissement des [liantes environnantes. La possibilité de la fécondation croisée dépend surtout de la présence el du nombre îles insectes, souvent du groupe spécial auquel appartiennent ces insectes et du de-ré d'attraction qu'exercent sur eux les Heurs d'une espèce particulière de préférence aux antres, Loules circonstances qui sont très-variables. Du reste, les avantages qui résultent de la fécondation croisée mcoup dans [es diverses plantes, il est donc probable que des espèces voisines profiteraient du croisement à un degré différent. Sous ces conditions extrêmement complexes el Ires-fluctuantes, et avec deux buts en i|ue|.|ue sorte opposés à atteindre, savoir : la propagation assurée de l'espèce et la production d'une vigoureuse descendance croisée, il n'est pas surprenant que des formes alliées présentent UUl' extrême diversité dans les moyens mis eu œuvre pour atteindre l'un ou l'autre but. Si, comme on puni le supposer, l'aui.ol'écondation est awmtageuse à certains égards, quoiqu'elle soitplusque ce ell'elsparles avantages résultant d' meau nouveau, le problème dévier

N'ayant expérimenté que deux fois sur plu? pècea d'un même genre, je ne saurais •misée, dans plusieurs espèces du i

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comme degré de supériorité do celle issue des mêmes espères aiitofécondées; mais, d'après ce que j'ai observé dans les ileux espères de Lohelia el dans deux individus de la même espèce de Nieoliana, je serais tenlé d'admettre que l'expérience démontrerait l'exactitude de la proposition. Les espèces appartenant à des genres distincts de la même famille ditl'èmit certainement à ce point de vue. Les effets de la fécondation directe et du eroisemenl peuvent être concentrés ou sur le développement ou sur la fécondité de la descendance, mais généralement ils s'étendent à ces deux propriétés, il ne seni 1 de donc v avoir aucune relation ml mu entre les degrés auxquels les fleurs des diverses espèces

point nous pouvons nous tromper aisément, car il existe, pour assurer h fécondation, deux nioveiis appropriés qui

rilité et le pouvoir prépondérant de fécondation du pollen pris sur un autre individu. Enfin, il a été démontré dans un précédent chapitre, que l'elièl d'un croisement et. del'au-(oiecond ition sur la l'eriiliié des générateurs ne correspond pas à celui qui est produit sur la hauteur, sur la vigueur et sur la fécondité de la descendance. La même remarque s'applique aux semis croisés et aux autofécondés lorsqu'ils sont- employés comme générateurs. Ce manque de concordance dépend probablement, au moins en partie, de ce que h' quantité îles graines produites est principalement secs la dépendance du nombre des tubes polliniques qui atteignent les ovules (el cette formation est régie par l'action mutuelle qui s'exerce entre le pollen, la surface stigmatique et sa sécrétion), tandis que l'accroissement el- la vigueur

neilede la descendance - ' la fois par le nombre de boyaux polliniqui ovules, et par la réaction qui s'exerce entre grains polliniques et celui des ovules.

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Deux autres conclusions importantes peuvent encore tes de mea observations : premièrement, que les

avantages ihi croisement no dépendent pas de quelque propriété mystérieuse résiliant dans la simple union de ileux individus distincts, mais do ce que ces individus oui été assujettis pendant. les générations antérieures à des conditions différentes, ou de ce qu'ils ont subi la variation

. comme dan- l'autre en-, leurs éléments sexuels se soûl différenciés à un certain degré. Secondement, que le dommage causé par rautoféer.mdation provient, du manque d'une pa-ivillc différenciation dans les éléments sexuels, t'es deux propositions sont bien établies pai lorsque les plants d'iponnea ei de

les mêmes conditions, turc entre-croisés les uns les autres, la descendance ne prof en rien d'un croisement. Le Mimuius offre un autre ( instructif qui montre que ios avantages d'un croisent dépendent du traitement antérieur auquel les génératev ont été soumis. Iles plaids, au préalable autoféeondés pc dant huit générations antérieures, furent croisés par ( plants i[ui avaient su lu l'eutre-eroisement pendant le moi nombre de générations, et buis avaient été autant que pi sible conservés dans les mêmes conditions; les semis iss provenantde ce croisement véeuro u 1 on compétition avec d :

niera Purent aux premiers en hauteur, comme 100 est à 52 et. en fécondité comme 100 est à 4. Sur les Dianthus, fut pratiqué une expérience exactement parallèle, préseï tant seulement cette différence que les plants n'avaie-v 'té autoféeondés que pendant les trois générations précédentes,et le résultat, quoique moins fortement accentué,lu' Bimilaire. Les doux cas précédents dans lesquelles desce.n-

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semeni par unrameai aux plants enl.re-croisés tic la vieille souche que ces derniers le furent aux descendants autofécondés, comportent. bien les mêmes conclusions, lu croise m ont avec un rameau nouveau ou avec une autre variole parait être toujours .i'iis, i[un les plaals ^éuéraleurs .-lient été ou non entre-croisés ou autot'écornles pendant plusieurs générations antérieures. Ce fait qu'un croisement entre deux fleurs de la même plante reste sans cll'ets avantageux ou n'enproduitque fortpeu vient aussi forteinent corroborer mes conclusions, car I-- éléments sexuels des fleurs de la même plante peuvent rarement être différenciés, et cependant cette variation est possible, puisque les bourgeon* floraux sont, à un ccrl.ain point do vue, des individus distincts qui varient quelquefois de l'un à l'autre et, se différencient soil comme structure soil roui me conslitution.Donc, cette proposition que le bénéfice résultant du croisement dépend de ce que les plantes qui y seul soumises ont sul.ii pendant plusieurs générations, mitéi'ionees des conditions .-'.. m .'... l'influence d'une cause inconnue, comme si elles avaient . " de toutes parts. Avant d'aller plus loin, nous devons examiner l'opinion qui ;i été' soutenue par plusieurs physiologistes, à savoir, que tous les désavantages provenant d'un croisement entre animaux trop rapproches, et .sans doute de l'auto fécondation des plantes, sont le résultat 'le l'augmentation de quelque tendance morbide, de lafaiblesse constitutive commune aux générateurs trop rapprochés ou aux deux sexes des plantes hermaphrodites. ineonLesl.aUeincnl certains dommage*, peuvent reeonnaitre cette cause, mais ce sérail en vain qu'on tenterait d'étendre cette manière de voir aux nombreux cas contenus dans mes tableaux. Il est bon

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iIp rappeler que la plante mère avait été à la fois anloi'é-conrtée et croisse, de sorte que si son état eût été maladif, elle aurait transmis la moitié de ses tendances morbides à sti descendance émisée. .Mais on avait choisi, pour l'expérience, 'les plants «-il parfuiie saule, doni quelques-uns vivaient à I étal sauvage ou furent h descendance immédiate

dans tous ces cas les plantes mères, quoique sans appa-e maladive, furent faibles on atieinles d'une maladie si i que leurs semis nutofécomlés. an nombre de plusieurs cent ai n i's, en sont devenus inférieurs en bailleur, en poids, en \ igneur roustitulionnelle et en fécondité a leurs descendants croisés. D'ailleurs, celle manière de voir ne peut pas être étendue aux avantages fortement marqués qui, autant que j'en puis juger par mes expériences, résultent immédiatement <Vun croiseménl entre individus de la même variété ou de variétés distinctes, lorsque celles-ci onl été assujetties pendanl plusieurs

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ns de l'année transmettent à leurs

semis leurs dissemblances constit.ulionnellos. Dans ces conditions, la constitution chimique de leurs Un ides et la nature de leurs tissus se trouvent souvent modiliées'. On pourrait ajouter beaucoup d'autres faits de ce genre. Eu résumé, chaque altération dans la l'onction d'une partie a probablement du relentisscmeul sur d'autres parties.quoique souvent les changements de composition ou de structures soient presque imperceptibles.

Tout ce qui aliène un organisme de quelque façon quere soit, tend à agir sur ses éléments sexuels. .Nous en trouvons la preuve dans l'hérédité des nouvelles modifications acquises, telles que celles qui résultent île l'augmentation de l'usage ou du non-usage d'une partit;, ei même des mutilations pathologiques -. Xous avons des preuves surabondantes de l;i haute susceptibilité rie l'appareil reproducteur sous l'influence du changement des conditions dans les nombreux exemples d'animaux rendus inféconds par la captivité (de manière qu'ils ne s'unissent plus ou le font sans produire de descendance) même lorsque la réclusion n'est pas rigoureuse, et dans les plantes rendues stériles par la culture. Mais aucun cas ne met en lumière plus vive l'influence du changement des conditions vitales sur les éléments sexuels que ceux déjà relatés, dans lesquels des plriiites qui -mit complètement auloslériles dans un pays, donnent, quand elles sont transportées dans un autre, même à la première génération, une grande provision de

Kfunt admis que ! changements de conditions ont u

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Chaf. XII.                KKSU.TATs (iKXKRAlX.                               «9

action sur les éléments sexuels, peut-on dire jusqu'à quel point deux ou plusieurs plants vivanl Irès-rapproehés soil dans leur pays d'ori-nue, soj| dnns ul] jÎU.dhi, gPront ilifi'érommeni influencés, puisque les conditions auxquelles ils paraissent exposés semblent être les mêmes? Quoique cette question ail été déjà prise eu considération, elle mérite, à divers points de vue, que nous nous y appesantis-Dans mes expériences sur XcDù/itnlis purpin-ea, plusieurs Heurs d'un plant sauvage et d'autres furent croisées avec le pollen d'un antre plant végétant à deux ou trois pieds de distance, l,çs planls croisés et lesaulol'écondés issus des semences ainsi obtenues produisirent des inflorescences dont le nombre fut comme 100 est à 17, et la hauteur moyenne comme 100 est à 70. Donc, le croisement entre ces deux planta fui très-oiivertemenl avantageux; niais comment leurs élément s sexuels purent-ils être diUéivnciés par une exposition à des conditions ditrérontes '. Si les générateurs de ces deux planls avaient vécu dans le même lieu pendant les viurt dernières générations, et n'avaient jamais été croisés par aucun plant situé' en dehors de la distance de quelques pieds, selon toute probabilité leur descendance entêté réduite au même état que quelques-uns de mes plants d'expérience (comme les sujets enire-rroisés île la neuvième génération de l'ipoimea. ou les plants auto-la liniliéme irénérutii.m du Mimutus, ou la descendance issue .les Heurs d'un même plant), et, dansée cas, un croisement entre les doux plants de Digitale lui resté sans bons effets. Mais les «raines sont- souvent dispersées à une grande distance par les moyens naturels, et l'un des deux plants ci-dessus ou un de leurs ancêtres peut être venu de très-loin et d'un lieu plus ombragé „u [dus éclairé, plus see ou plus humide, ou encore d'un sol de nature différente contenant d'autres matières organiques ou inorganiques. Nous savons par les admirables recherches de

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MM. Lawes et Gilbert1, que- divei

cl consomment des rjuïlii 1 il t'-s ( ré^-il i (Vi'-i'j!i 1 f-s de niai ières

ore-uniques. Mais le tolal dos matières r

irobablement

pas outre 1

s nombreux in-

îe espèce uiu

i jinutil" 'iiil'.'tvin'r qu'on

d'abord, cai

 

environnantes.

]»!„<• esuéee .. ce qu'elles

«eelus.etla

';"";;/;

heà l'iiumidité luence que pos-

montrée dans les pà lu l'aies qui retiennent encore des traces d'anciennes rïdoseï dessillons. Néanmoins, comme le nombre proportionnel des piaules environnantes est rarement le même exactement dans deux lieux voisins, deux individus de la même espèce y seront assujettis à des conditions quelque peu di fi (.'rentes en raison de ce qu'ils peuvent absorber dans le sol. Il e*t surprenani de voir jusqu'à quel point le libre développement d'une série de plantes affecte celles qui peuvent vivre mêlées à elles. .Je laissai s'accroître les planton contenues dans un nièlre carré environ de gazon qui avait-été tv-iilièreniotil fauclié pemlanl plusieurs années, et ni*ui'espe<vs sur vin.-t ilisparureul ; luaisj'ignore si ce résultai fut dû entièrement à ce que certaines espères privèrent les autres de nourriture.

Des graines dormeni quelquefois pendniil plusieurs années sous terre et germent lorsqu'elles sont apportées pi-ès de la surface par un moyen quelconque, pur les animaux qui se creusent tm lerrier par exemple. Elles doivent probablement être affectées par cette simple condition

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du sommeil longtemps [n-ulontz-/-. ear les jardiniers croient que les production des (leurs doubles d des fruits est soumise à cette influence, llu reste, des --mines mûries en des saisons dillcreiiLes seroni. assujetties pendant la durée île leur développement à des degrés ditrérents de chaleur et d'humidité.

Dans le dernier chapitre, j'ai montré que le pollen est souvent transporté de plaide à. piaule a des distances considérables. Donc, un des parents ou un des ancêtres des deux, plants île Idgiiale peuvent avoir été croisés par une plante éloignée fivanl dans dei                                  différentes.

[les piaules ainsi croisées produisent souvent une quantité' .le graines inaccoutumée : un exemple frappant de ce

lil nous esi 1'.....'ni par le liignoiun déjà relaté, qui,

icondé par Frit?. Millier avec le pollen des plants voisins, e donna que quelques grainesà peine, mais qui, après fer-ilisiitioiiparle pollen d'un planl éloigné, devint très-fécond. ,es semis issus d'un croisement de celte nature s'accroissent rès-éiiergiqucment, et transnieHenl leur vigueur à leurs lescemlants. Ceux-là donc, dans la lutte pour l'existence, ;rriveroiU à liattre et. à exterminer les plants qui se sont ongteiûps développés dans les mêmes conditions et len-Iront ainsi à s'accroître.

Quand on croise deux variétés prés.eniaul quelques différences bien marquées, leurs descendants de la dernière génération iliflërenl beaucoup les uns des aulres eommeca-raetères exlérieurs : ee résultat est attribuable à l'augmeu-lalion on à la disparition de quelques-uns de ces caractères et. à la réapparition dis premiers par atavisme, et il doit en

«militions semblables ou presque semblables, constitue le

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RÉSULTATS

de différenciation dans les éléments sexuels, ainsi que le démontre la supériorité dans les dernières générations des plants entre-croisés sur les autoféeomlés. Néanmoins, l'en ire-croisement continu des plantes soumise-tions tend à l'aire disparaître colle différenciation, ainsi qu'on peut le déduire de l'amoindrissement dos i.iénérïces dérivés il'un eiilro-erolseuicnl on opposition avec leur augmentation ;ï la suito d'un croisement avec un rameau nouveau. Il seiiil.de probable, je dois l'ajouter ici, que les semences ont acquis leurs innombrables cl curieuses adaptations pour une large dissémination ', non-seulement parce i|iio les semis soni ainsi rendus capables do trouver un habitai nouveau et. ooii venalde. mais aussi parée (pie les individu s assujettis aux mêmes conditions peuvent ainsi profiter acciden- un entre-eroise-ineni avec un rameau nouveau. Des considérations précédentes tuais pouvons, je crois, eoindiii't' que dans les deux cas oi-dessus. fournis par la Digitale, et même dans celui dos plaines qui se - pendant plusieurs milliers de générations dans la même localité' (comme cela doit si.' présenter pour les espèces à aires très-restreintes), nous sommes portés à e^a.Liérer l'identité absolue des conditions auxquelles les individus ont été soumis. .Nous pouvons, eu effet, au moins admettre sans difficulté que de semblables plantes ont été assujetties à des conditions su iii sa m nient distinctes pour que leurs éléments sexuels en aient, été différenciés, car nous savons qu'une plante propagée pendant plusieurs dans un autre jardin de la même contrée, joue le rôle de ra-f                          meau nouveau et possède un haut pouvoir fécondai eue. Les

curieux cas constitués par les plantes qui peuvent féconder un autre individu de la mémo espèce et en être fécondées tout eu restant l'une et. l'autre complètement stériles sous l'influence de leur propre pollen, deviennent très-intelli-

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cibles si la manière de voir i|i]<<je pi'upcise esi correcte, à savoir, que les individus (1erl;i même espèce, végél.uiil naturellement très-rnr>pi'oi.'liés, n'11 ni pus été,en réalité, soumis pendant plusieurs général ion.s antérieures ù des conditions ab-

 

ici' et à rendre leur or-

omla

rament de l'action des

eut.

\pliï|uei' ainsi et les lé-

 

les divers individus de

 

actéres exlérieurs que

 

i:s [dus accentuées;'! l'un

xisi

eut outre deux variétés

ilùV

do trouver doux imlivi-

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des conditions aussi similaires que possible un certain noinlu'O de graines issues rie la même capsule, elles germeront à des degrés différents el s'accroitronl plus ou moins

fluencées seit |,;ir le même poison, soi; par la mémo maladie. Elles transmettront à leur descendance leurs différâmes rie caractère avec une puissance différente, ei beaucoup

d'aiilros dissemblances poiirraieul être encore .signalées. S'il était . 1 rj. exnri ep.io les plantes végétant rapprochées à l'état naturel ont été assujrllies pendant plusieurs générations antérieures à des conditions absolument identiqnés, ces différences que nous venons de spécifier seraient tout à'Jiiil inexplicables, mais elles sont, dans une certaine ine-

(ounne le plus grand nombre .les plantes sur lesipieiles j'expérimentai furent cultivées dans mon jardin ou en pois sous des verres, je dois ajouter quelques mois sur les conditions auxquelles elles furent assujetties et. sur les effets de la eullure. Lorsqu'une espèce est pour la première fois soumise à L'influence eulttirale, elle peut subir ou non un changement de climat, mais elle est toujours appelée à végéter séparément et dans une terre plus ou moins tu niée ; dansées conditions clic se trouve garantie de toute eompéliiion a\ec les autres pianl.es. L'importance

la multitude ibfsjiétva qui, lleurissaul et se multipliant dans un jardin, ne peuvent exister à moins d'être proté-

pétition, elles peuvent obtenir du sol, et même probablement en excès, tout ce qui leur est nécessaire, el parla elles

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Cn.U'. XII,                [ïfîKri.T.Vrs i^NÉRAl'X.                           4(15

se trouvent soumises à de grands changements de condi-

tioiis. C'est probablement en grande partie à cette cause, qu'il IîluI îLtLribucr le; fait de la variation, à de rares exceptions près, rie ternies les plantes après quelques générations cultivées. Les indn idus qui ont déjà commencé à varier s'entre-eroiseront les uns avec les autres sous l'in-lluencedes insectes, el ainsi s'explique la diversité extrême de caractères que présentent plusieurs plantes cultivées depuis longtemps. Mais il i'ant rem arquer que le résultat sera Jargemeul modifié par le degré de leur variabilité aussi bien que par la fréquence des eidre-croisements, car si une piaule varie très-peu. comme on l'observe dans la plupart ..les espèces à l'ctal naturel, la fréquence des entre-croisements leiul a établir en .lies l'uniforiniié des caraclères. J'ai essayé de démontrer que riiez les plantes vivant à l'état naturel dans la même région, excepté dans le cas inaccoutumé où chaque individu est entouré exactement pai' le même nombre proporlionind d'autre* es;" d'un certain pouvoir d'absorption, chacune d'elles est soumise à des conditions tres-difiémites. Celle proposition ne s'applique pas aux individus de la même espèce cultivée en terre libre dans le même jardin. Mais si leurs Heurs son! visitées par les insectes, elles s'entre-croisent, el cette euiidiiif.ii] lionne à leurs éléments sexuels pendant un nombre considérable de générations une somme suffisante de dillérenciation pour que le croisement soit avantageux. Du reste, les semences sont fréquemment échangées entre jardins pourvus d'une (erre différente, et les individus de la même espèce qu'on y cultive sont ainsi soumis a. ib'S changements de condilions. Si les Heurs ne sont pas visitées par nos insecles indigènes ou le sont, rarement, canine c'est le cas dans le pois de senteur commun et ap-['iiivmiuent dans le tabac conservé en serre, toute difleren-dation dans les élémenls sexuels causée par des eutre-crûi-sements tendra à disparailre. C'est ce qui paraît s'ètrepro-

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duit dans les plantes que nous venons de citer, car elles ne

:it en rien d'un entre-croisement, tandis tirèrent grand profit d'un croisement avec un rameau

Sur les causes de la différenciation des éléments sexuels et de la variabilité dans nos plantes de jardin, j'ai été conduit à la manière de voir que je viens d'exposer par les résultats de mes nombreuses expériences et plus spécialement par les quatre cas dans lesquels des espèces ex-t inconstantes, après avoir été cultivées et autodans les mêmes conditions pendant plusieurs gé-, donnèreni des (leurs d'une teinte uniforme et . Ces conditions furent à peu près les mêmes que celles auxquelles sont s. ni mises, quand elles sont propagées dans le même lieu par des se plantes végétant dans un jardin herbes. Les plantes élevées en pots furent, du reste, exposées à des variations elimatérujues moins rigoureuses que celles cultivées en pleine terre, mais leurs conditions, .ludique absolument uniformes pour tous les individus de la même génération, différèrent légèrement dans la série des générations successives. Dans ces conditions, les élément:, '.les plantes soumises à l'entre-eroisement retinrent dans nération, pendant plusieurs années, une somme de différenciation suffisante pour que leur descendance fût supérieure aux L'énéraleurs entre-croisés, mais celle supériorité s'atténua p'adi.mllenmnl d'une manière manifeste, comme le prouva la différence constatée en ire les résultais d'un entre-croisement (parmi les piaules enlre-cruisées) et ceux d'un croisement avec un rameau nouveau. Fréquemment ces plantes entre-croisées tendaient aussi

uniformité plus accusée qu'elle ne le fut d'abord. Pour ce qui touche aux plantes qui furent autofécondées à chaque génération, leurs éléments sexuels perdirent en apparence

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Dl.o/. XII.                 RÉSULTATS GÉNÉRAUX.                             m

louLc duléronciation après i|Uelques années, car un croisement pratiqué entre elles ne produisit pas de meilleurs effets qu'un croisement entre fleurs de la même plante. Mais un fait encore plus remarquable fut que, malgré l'excessive variation du coloris des fleurs dans les premiers seuils de Mimulus, d'Ipomœa, de Diantlius et de Pétunia, leur descendance, après avoir végété sous des conditions égales pendant plusieurs générations, porta des fleurs presque aussi uniformes comme teinte que celles d'une espèce naturelle. Dans un cas, les plants eux-mêmes devinrent d'une remarquable constance comme hauteur.

Cette conclusion, que les avantages résultant d'un croi--.'iin-iit dépendent absolument de la différenciation des xuels, s'accorde parfaitement a\ ec co l'ait qu'un changement léger et circonstanciel dans les conditions vitales est. profitable a. toutes les plantes et à tons les animaux '. Mais les descendants issus d'un croisement entre organismes exposés au préalable à des conditions diti'é nulles, bénéficient de ce croisement à un degré incompara-blenieiit plus élevé que ne le font les êtres jeunes ou vieux à la mi iie il'un simple changement dans leurs coudi Lions d existence. Dans ce dernier cas, nous ne voyons rien de comparable aux. eil'ets qui suivent généralement un croisement avec un antre individu, et spécialement avec un sujet appartenant à un rameau nouveau. Ce résultat pouvait vraisemblablement être prévu, car le mélange des éléments sexuels de deux êtres différenciés affecte la constitution entière à une période de l'existence plus précoce et à un moment où l'organisation estdouéedesaplus haute flexibilité. Nous avons d'ailleurs des raisons pour croire que généralement les changements de condition agissent d'une ma-iuerc..tissemblabmsurlesdiiïérentes parties ou organesd'uu

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46g                             RÉSULTATS

même individu '. et si nous ponvonss admettre de plus que ces partie une fois légèrement dilïéroneiéos réagissent les unes sur les autres dans Je même individu, l'harmonie etilre les beiié lier s dus à des modilieaiiims de rendit ions el ceux résultant, de lu réaction mutuelle des éléments sexuels différenciés deviem encore plus parfaite.

Bien que te remarquable et consciencieux observateur Sprengel. après avoir déeouverl la. pari imporl.ante que prennent les insectes à la fécondation des fleurs, ait appelé son livre /.(- xveret'le Ui nriluru dècoiirurl, eependaiii il n'en! revit qu'aeridenlellomenl le lait pour lequel tant de curieuses et surprenantes adaptations avaient été acquises (je veux dire la fécondai km croisée des plantes), el. il ne reconnut aucun des Ijénélices qui en résultent pour la descendance, soit, comme vigueur, soit comme taille, soit comme l'énmdhé. Mais le voile qui recouvre ce secret, bien loin .l'être soulevé, nous cachera la vérité tant 'pie nous n'aurons pas appris d'où proviennent les avantages que les éléments sexuel- trouvent a être dilîéreneiés dans une certaine mesure, et comment il se fait, que, si la di Ile l'en dation est. poussée plus loin, il en résulte des dommages. 11 est un t'ai i-ex Iraordin aire, c'est, que, dans pi usieursespéccs, les [leurs fécondées avec leur propre pollen sont ou absolument stériles ou frappées d'infécondité à un certain degré; si la fécondation a lieu avec le pollen d'autres fleurs appartenant à la même piaule, elles sont quelquefois, quoique rarement, un peu plus fécondes; la fertilité est complète quand l'imprégnation pollinique est le résultat de l'intervention d'un autre individu ou d'une autre variété de la même espèce; enfin, si la fécondation est opérée avec le pollen d'une espèce distincte, tous les degrés possibles de stérilité jusqu'au [dus extrême se l.rouvent réalisés. Nous

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FATS GENERAUX.                              4ll.,

i longue série de fécondité terminée à ses

's l^rlasiénaliiéalis.due.laquelle.dans un Jt.l.-woxtnw8,i'fit1lue)iriiisufKs:iiit«diirér<MicialioniliHis les éléments sexuels, et dans l'autre, à ce que celle ililïV-reiieiation s'est produite ;'i un moindre deirré. on d'une manière toate particulière.

Dans les plantes les plus élevées en organisation, lafé-L-ondation dépend, on premier lieu, de l'action réciproque entre les grains de pollen, le lissu sligmatique ei sa. sécrétion, ensuite de la réaction entre 1rs matières contenues duis le grain pollinique et. dans l'ovule. Ces deux actions, si nous en jugeons d'après l'augmentation de fécondité dans les plantes génératrices ei d'après l'accru!--!:i puissance végétative dans in descendance, sont favorisées par certains degrés de différenciation dans les éléments rpii réagissent l'un sur l'autre et. s'unissent de uia- i'iiicr lui nouvel être. Nous avons là quelque ana-lugie. avec l'afliiiité ou attraction elntni'jue, qui ne s'exerce qu'en Ire des atomes ou des molécules île nul'in- dilTérenl.e. Cumino l.' l'ail remarque]' le proli sseur Miller : « En thèse « générale, plus est. grande la différence entre les proprié-« tés de ileux corps, plus accentuée aussi est. leur tendance

« vers une mutuelle action chimique..... Mais entre les

« corps de même caractère la tendance à la combinaison * est faible1. >

Cette dernière proposition s'accorde îtien avec les effets atténués du pollen propre à la plante sur la plaute-mere et sur le développement de la descendance; la première est en harmonie avec la puissante inlhienee, dans les deux wns, du pollen d'un individu qui a été différencié par l'exposition à des modifications de conditions vitales ou par ce que nous appelons la variation spontanée. Mais i'ana-

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loirio fait défaui quand rions revenons aux effets négatif? .11.1 faibles du pollen d'une espèce sur une espèce distincte; car. quoique certaines substances extrêmement dissemblables, par exemple le carbone et le chlore, aient une très-faible affinité l'une pour l'antre, cependant il est impossible de dire que ce manque d'aliinilé dépend, dans ces .-as. du degré de dissemblance i]ui existe entre elles. La cause qui rend un certain degré de différenciai uni nécessaire ou favorable à l'affinité chimique ou à l'union de deux substances, nous échappe aussi bien que celle qui exige les mémos conditions pour la fécondation ou l'union de deux organismes.

M. Herbert Spencer a longuement discuté l'ensemble de ce sujet, et après avoir établi que toutes les forcés de la naiure tendent vers un état d'équilibre, il fait remarquer « que le besoin d'union entre la cellule-sperme et la cel-« lule-germe provient de la nécessité de vaincre cetécrai-

*   libre et de rétablir l'activité des changements molécu-

*   laires dans un germe détaché, résultat- qui est proba-« blement obtenu par le mélange d'unités atteintes d'une « légère différence physiologique et provenant d'individu-" affectés iji                                              'fondes' >. Mais nous ne pouvons admettre cette manière de voir très-générale, pas pins que l'analogie avec les affinités chimiques, autrement que dans le but de nous dissimuler notre ignorance. Nous ne savons pas quelle est, dans les éléments sexuels, la nature du degré de différenciation qui est favorable à l'union ou qui lui devieni défavorable,commeoVsl lecasquand on rapproche des espèces distinctes. Nous ne saurions dire pourquoi cer-

' PrincipJ.es of Biology, vol. I, p. 274, 1861. Dans mon 0,-igin of

V-"'ï- |H.bl,« :> m:\ |, parlai <[,s l.mis :!.M, ;-.,„IVMC ..,,: ,:

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tains individus de certaines espèces profitent beaucoup du

croisement pi il autres très-peu. Il oxis=t<- quelques espèces qui, quoique au!olécondècs pendant un grand nombre de générations, sont cependant assez vigoureuses pour lutter avec succès contre toute la ioulc des plantes qui les environnent. Des variétés très-fertiles apparaissent quelquefois parmi des végétaux qui ont été autofécondés et assujettis à des conditions uniformes pendant de nombreuses générations. Nous ne pouvons en aucune façon concevoir comment l'avantage d'un croisement peut être quelquefois exclusivement dirigé vers le système végétatif, et d'autres fois sur le système reproducteur, mais plus communément sur l'un et sur l'autre. Il est également impossible de comprendre comment plusieurs individus de la même espèce peuvent l'Ire slériles avec leur propre pollen tandis que d'autres sont complètement fertiles dans les mêmes condition-;. pourquoi un changement de climat arrive à augmenter ou ;i diminuer la stérilité des plantes ati lostériles, enfin, comment il se fait que plusieurs espèces deviennent, plus fertiles sous l'influence du pollen il'u ue espèce distincte qu'avec le leur propre. Il en est de même pour plusieurs autres faits dent l'obscurité est- telle que nous sommes réduits au silence devant ces mystères de la vie.

Au point de vue pratique, les agriculteurs et les horticulteurs peuvent apprendre quelque chose des conclusions auxquelles je suis arrivé. D'abord, nous voyons que le dommage résultant soit du croisement entre animaux rapprochés, soit dcl'autot'écondation des plantes, ne dépend pas nécessairement de quelque Tendance maladive ou d'une faiblesse de constitution commune aux parents unis, mais indirectement de leur parenté, qui les rend aptes à se ressembler les uns les autres à tous les points de vue, même comme nature sexuelle. Secondement, que les avantages de la fécondation croisée dépendent de ce que les élé-

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monts sexuois ont l'sté, ;'i un certain degré, par l'exposition de leurs générateurs à des conditions dille-ivnics. soil par le croisement avec des individus aynnl subi ces mêmes conditions, soit enfin par cette inconnue que dans notre ignorance nous appelons lu variai ion spontanée. Doue, quiconque désirera accoupler des animaux très-proches parents, devra les conserver dans des conditions aussi dissemblables que possible. Quelques éleveurs, guidés par leur finesse d'observation, ont agi d'après ce principe en conservant des réserves d'animaux dans deux ou plusieurs fermes éluiïinées et situées d'une manière différente. Ils ont

un endroit sont conduits pour la reproduction aux éleveurs d'un autre lieu. De même que certaines de plantes souffrent beaucoup plus de l'auloféeondation (jne d'autres, il est probable qu'une différence analogue doit .se produire dans les animaux à la su de d'un croisement trop rapproché. Les effets de ces unions entre animaux Irop proches, si nous en jugeons d'après ce qui se pusse dans les piailles, doivent consister en une dépréciation comme vigueur générale el comme fécondité, sans perte nécessaire île l'excellence de la forme : c'est ce qui constitue, semble-t-il, le résultat le plus ordinaire.

C'est une pratique commune chez les horticulteurs que de se procurer des semences d'une autre localité à sol Lrès-dilférent, afin d'éviter l'obtention des plantes sous les mêmes conditions pendant une longue succession de tî'é-nerations. Mais, pour toutes les espèeesqui s'entre-eroisent facilement par l'intervention des insectes ou du vent, ce serait suivre une met 1 mêle incunipai'U bleui mil meilleure que d'olj-;s de la variété demandée et dont la création

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est (lue au maintien do plus ditions aussi difierentes que possible, puis de les semer en séries alternatives avec îles semences mûries dans le vieux jardin. Les deux souches s'entre-eroisoraieuf et mêleraient ainsi leur organisation entière sans toutefois que la variété eut rien à perdre de sa pureté, et par celte pratique on obtiendrait des résultats bien plus favorables que d'un simple échange de graines. Nous avons vu dans mes expériences combien des croisements de ce -euro donneraient à la descendance de bénéfices étonnants comme hauteur, connue poids, comme vigueur et comme fV'Condilé. l'ar exemple, des planls d'Iponnna ainsi croisés fureni aux entre-croisés de la même souche, avec lesquels Us vécurent en compétition, en hauteur comme 100 est à 78, et eu fécondité comme 101) est a fil : les planls d'Hsc.lischoll/aa comparés de un'aiic lurent en fécondité comme lut) est à -15. Mis eu parallèle avec ceux fournis par les planls autolécondés, ces résultais sont encore plus frappants : ainsi lus choux issus d'un i.Toisemenl avec un rameau nouveau furent aux autolécondés, en poids, connue KHI est à 22.

Les floriculteurs pourront apprendre, d'après les quatre cas qui ont été complètement décrits, 'qu'ils ont en main le pouvoir de fixer chaque variété à. couleur fugitive, s ils consentent à féconder avec leur propre pollen pendant cinq ou six générations consécutives les Heurs de la variété recherchée et à entourer la culture des semis de conditions semblables. Mais tout croisement avec un autre individu de la même variété doit être soigneusement évité, car chacun de ces sujets possède une constitution particulière. Apres une douzaine de généra tiens autofécondées, il est

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Pour ce qui touche au genre humain, mon fils lioorg» s'est efforcé de découvrir par des recherches statistiques '

si les mariages outre cousins? germains soul préjudiciables (ce degré, de parenté, nous le savons, ne soulève aucune discussion pour ce qui fondie ù nos animaux, ilomesliques). et il est arrivé à cette conclusion, d'après ses recherches ft celles du docteur Mitehel. que les preuves du dommage causé sont contradictoires, mais que dans tous les cas le mal est très-atlénué. Des faits indiqués dans ce volume nous pouvons déduire que. dans l'espèce humaine, les mariages cuire personnes de parenté très-rapprochée, dont les généraleui's et les ancêtres ont vécu dans des coud liions foH dill'érentes, .seront moins préjudiciables que ceux entre personnes qui, ayant toujours vécu dans le même endroit, ont du suivre le mente mode (l'existence. Je ne vois pas de raisons non plus pour mettre en doute que les habitudes de vie très-différentes des hommes et des femmes dans les nations civilisées, spécialement au milieu des classes élevées, ne doivent tendre à conl rebalancer certains dommages résultant des mariages entre personnes bien portantes, mais parentes à un degré rapproché.

Au point de vue théorique, c'est avoir fait progresser la science d'un pas que de pouvoir considérer les innombrables structures des plantes hermaphrodites (et probablement aussi des animaux androgynes'i comme des adaptations spéciales en vue d'assurer un en t re-ç roi sèment éventuel entre deux individus, et de savoir que les avantages d'un pareil croisement dépendent tout à la l'ois de ce que les êtres unis ou leurs générateurs ont eu leurs éléments sexuels légèrement modifiés, de façon que, quoiqu'il le fasse à un degré moindre, l'embryon bénéficie cependant et de la même ma-

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lâère qu'une plante ou un animal adulte, fie tout léger changement dans des conditions vitales.

Un autre résultat plus important peut être déduil de mes observations. Les œufs et les graines sont très-utiles

juiji'il'iitii que des œufs féconds peuvent être produits sans l'intervention du mâle. Il existe aussi plusieurs antres mi- lesquelles les organismes peuvent être propagés asexuellemeut. Pourquoi donc alors les deux sexes eul-ils été développés, et pourquoi les mâles existent-ils, puisqu'ils ne peuvent par eux-mêmes damier naissance à aucune descendance? La réponse, je puis difficilement en limiter, se. trouve dans le grand avantage qui résulte de la fusion de deux individus ayani subi une certaine diffé-r'onoial.ion, et si nous en exceptons les organismes les plus inférieurs, celle fusion n'est, possible que par l'intermédiaire des éléments sexuels qui consistent en cellules séparées du corps, contenant, les pennes de toutes les parties el capables :f-                                            e les uns dans les autres.

J'aimontrédanscelivrequeladescendanceissuedel'iinioii île il,'un individus distincts, spér.iu.lemonl quand les générateurs ont été soumis à des conditions très-dissemblables, possèdeunimmenseavantageen hauteur,en poids,en vigueur constitutionnelle et en fécondité sur la descendance autofe-l'ondée de l'un des mémos parents. Ce fait est suffisant pour rendre amplement compte du développement des élément sexuels, c'est-à-dire de la genèse des deux sexes.

C'est une question différente de savoir pourquoi les deux sexes sont quelquefois combinés dans le même individu et d'autres fois séparés. Comme, dans beaucoup de plantes et dans de nombreux animaux très-inférieurs, la eonjugatie-n de deux individus ou complètement semblables ou légèrement différents est un phénomène très-répandu, il semble probable, ainsi queje l'ai indiqué dans le précédent chapitre. que les deux sexes furent primitivement séparés. L'indi-

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vidu qui reçoit lo contenu do son conjoint peut être considéré comme l'il-lro femelle, et l'autre, souvent plus petit et plus mobile, peut être appelé le mâle, bien que îles désignations sexuelles soiein difficiles à appliquer tant que les contenus des deux formes sont fondus en un -enl !. :: atteint par l'union dos deux sexes dans la même forme her-mapbrodite est probablement de permettre une aulol'éeon-dation accidentelle ou fréquente en vue d'assurer la propagation île l'espèce plus spécialement, dans le cas des organismes destinas à vivre sur la môme place. Il ne parait, pas y avoir grande difficulté à comprendre, comment un organisme l'orme par la c.onjugalion de deux individus représentant les doux sexes rudl monta ires, peut avoir donné naissance par bourgeonnement d'abord à la forme monoïque, puis ;ï l'état bormapbcodito. et mémo sans &v-mination préalable dans le cas des animaux donl la structure In la lé fa le indique poul-éiiv qu'ils lu roi il. originel lemenl formés parla fusion de deux individus.

Un problème plus difficile à résoudre, c'est celui desavoir

i a.- m plir à la fois différentes fonctions, mais on a peine à comprendre comment les éléments mâles et femelles placés dans des points ditl'érents d'un même composé on d'un simple individu, tte rempliraient pas leurs Cmc-iions aussi bien . -.. . m-, i '                                                                             .:-. '.:.

quelques cas, b-s sexes doivent avoir été séparés de nouveau dans le but do prévenir de trop fréquentes autoféeon-dations, mais cette explication no semble pas plausible, puisque le même but pourrait être atteint par d'autres moyens plus simples, tels que la diebogamie. Il se pour-

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iînhci.tats généraux.

i-ii.it que Iîi proiluction des éléments reproducteurs mâles et femelles ainsi (pie la maturation des ovules constituât un effort, et une dépense île forée vitale trop ew un même individu doue d'une organisation très-complexe: si dans le même temps il n'y avait en aucune nécessité à ce que tous les individus produisissent des rejetons, il ne sérail résulté, aucun dommage, mais an contraire un cer- ' di s individus, c'est-à-dire les mâles, n'eussent pas produit de descendance.

Il est un autre point sur lequel les faits ('(datés dans ce livre jettent quelque lumière, c'est l'hybridation. Il est bien connu que lorsque des espèces distinctes de plantes sont croisées, elles produises . à                        . près, inoins

de graines que dans les conditions normales. Cette impro-dueiivilé varie dans différentes espèces jusqu'à atteindre une stérilité si complète qu'il ne se forme même pas une capsule ville, et tous les expérimentateurs oui irouvé qu'elle r.si influencée ])ur les conditions auxquelles les espèces oroi-• -iimises. Le pollen de chaque espèce a une prépondérance marquée sur celui de toute autre espèce, à ce point que, si le propre pollen d'une plante est placé sur le stigmate quelque temps après qu'un pollen étranger y a été appliqué, les effets de ce dernier sont complètement annihilés. Il est aussi de notoriété générale que non-seulement les espèces générairiees, mais les hybrides dit ou us de ces espèces seul plus ou moins stériles, el que le pollen de ces derniers est souvent dans un état d'avortemenl plus ou moins avancé. Le degré de stérilité qui caractérise plusieurs hybrides ne correspond pas toujours slrictemenl à ti dillicuUé qu'on rencontre à unir les formes génératrices. Lorsque les hybrides sont, capables d'entre-croisement, leurs descendants sont plus ou moins stériles, et ils.le deviennent souvent, davantage dans hs généra lions plus avancées ; mais jusqu'ici des entiv-eroiscmenis très-rapprocliés ont seuls • sur des eus semblables. Les hybrides les plus

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«g                             Ki^lïTAT-. ('.KNhKArv                 i;MA(-. XJI.

stériles sonl quelquefois très-rabougris et n'ont qu'unecon-stituiion très-faible. D'autres faiis pourraient être ajoutés, mais ceux-ci nous suffisent. Les naturalistes attribuèrent d'abord tous ces résultats à ce que la différence qui existe entre les espèce* est fondamentalement distincte de celle qui sépare les variétés de la même espèce, et c'est là encore la manière de voir de plusieurs naturalistes.

X l'autofécondation et s variétés de la même espèce ont une imalogie frappante, quoique inverse, avec ceux que nous venons de faire connaître. Dans la majorité des espèces, les rieurs fécondées avec leur propre pollen donnent moins et même qLi>.-lquel'<.iis beaucoup moins de graines que celles qui sont fécondées avec le pollen d'un autre individu ou d'une autre variété. Quelques Heurs: autotécoudées s le degré de leur stérilité e^l é parles conditions auxquelles les plants générateurs ont été soumis, connue l'ont bien démontré 1cm cas de l'Esehsdiolt^ia et de l'Abutilon. L'action du pollen de la même plante est annihilée par l'inlliienee prépondérante du pollen d'un autre individu ou d'une autre variété. quoique ce dernier ait été placé sur le stigmate quelques heures après le premier. La descendance des Heurs auto-fécondées est elle-même plus ou moins stérile, quelquefois elle l'est complètement et son pollen se trouve souvent frappé d'imperfection, mais je n'ai jamais rencontré un seul cas de complète infécondité dans les semis autoféenn-dés. tandis que chez les lu brides elle se présente communément. Le degré de Irai!' stérilité ne concorde pas avec celui qui existe dans les plantes génératrices après une première auto fécondât ion. La descendance des plantes auto-

is et dans sa vigueur constitutionnelle d'une manière a fréquente et à un plus haut degré que ne l'est la des-dance du plus grand nombre des espèces croisées. La

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KéSL'LTAT-j :.

diminution en hauteur est un caractère qui se transmet à la génération suivante, mais je ne puis affirmer qu'il en soit de même pour la diminution de la fécondité.                                           ,

J'ai démontré ailleurs1 qu'eu unissant de différentes manières des plantes hétérostylées dimorphes ou trimorphes appartenant sans contestation à la même espèce, on obtient une autre série de résultats exactement parallèles à ceux qui résultent du croisement d'espèces distinctes. Les plantes illégitimement fécondées avec le pollen d'une plante distincte appartenant à la même forme, produisent moins et souvent même beaucoup moins de graines qu'elles ne le font après un croisement légitime avec une plante appartenant à une                             ;

forme distincte. Quelquefois elles ne donnent pas de graines ni même de capsule \ ide, comme c'est le cas dans les espèces fécondées avec le pollen d'un genre différent. Le degré de stérilité est considérablement influencé par les conditions auxquelles les plantes ont été soumises'. Le pollen d'une tonne distincte est fortement prépondérant sur celui de la même l'orme, Mors même que le premier a été placé sur le stigmate quelques heures après le dernier. La descendance issue d'une union entre plants de laméme foruieest,àlafaçon des hybrides, pi lis ou moins si érile, le pollen qu'elle porte est plus ou moins avorté et quelques-uns des semis qui en proviennent sont [.ont misai nains el rabougris que les hybrides les plus réduits. La ressemblance avec les hybrides se poursuit sous d'autres points de vue (il n'est pas nécessaire de Iw suéciiier en détail), lils que la non-concordance du degré de stérilité entre elle et ses plants générateurs, l'inégale infécondité de ces derniers lorsqu'ils sont réciproque-                             I ment unis, et la variation de la stérilité dans les semis ubifims dus mêmes capsules séminifères.

Nous avons ainsi deux grandes classes de cas donnant des résultats qui concordent de la manière la plus frappante

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avec ceux qui suivent le croisement des espèces distinctes et reconnues vraies. Pour ce rjiii touche à Irt .K li-: semis ohtenus de Meurs croisées et de fleurs aut.oféi'ondées, il y a de furies preuves pour qu'elle dépende absolument de ce que les éléments sexuels des parents ont été suffisamment différenciés soil par une exposition à îles conditions dissemblables, soit, parla variation snon lu née. Il est probable que les mêmes conclusions à peu près peuvent être étendues aux piaules liétéi'oslylées ; mais Ce n'est pas le lieu de discuter l'origine des formes à long, à coma, el à moyen style, qui toutes appartiennent à la même espèce' avec autant de certitude que les deux sexes d'une même piaule. Nous ne sommes donc pas en droit, de soutenir 1,11.' la stérilité 'les espèces après un premier croisement, et celle de 1.'lance liy brille soil déterminée par ipielqne cause fondamentalement différente de celle qui entraîne la stérilité des individus à la fois dans les plantes ordinaires et

;.i.:iieshé',,'-rost\ lécslorsqu'elles sont n: renies manières. Néanmoins, je suis convaincu qu'il faudra beaucoup de temps encore pour faire disparait.re ce préjugé. Il serait difficile de trou ver dans la. nature un l'ait plus surprenant que la s<                   iléments sexuels aux influences extérieures et la délicatesse de leurs affinités réciproques. Nous en avons la preuve dans l'art ion l'a voraUc de cerl ai us légers changements de vie sur la fécondité cl sur la vigueur îles parents, tandis que d'autres changement s aus>; peu accusés en l. rainent une complet esté ri li té -mus aucun dommage apparent pour leur santé. Nous pouvons jugerde la sensibilité des t éléments sexuels par la manière d'être de ces plantes qui, complètement stériles avec leur propre pollen, sont cependant fécondes sous l'inllnence de celui d'un autre individu de

stériles quand elles sont, assujetties :i des changements de conditions même! très-légers. Les ovules d'une piaule hélerù-stylée trimoi'phesoiil iniluencés très-diflérem ment parle pot-

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li?n destrois séries (rétartuiirs appartenant à la même espèce. Dans les plantes ordinaires, le pollen .l'une au

sur le stigmate. Dans le* grande, "V.i-uNl.'L" qu'i" rc'n'fcr mont plusieurs milliers d'espèces voisines, le stigmate de chacune d'elles distingue avec une certitude : : propre pollen de celui de toute autre espèce.

On ne saurait mettre en doute que la stérilité des esnèees distinctes après un premier oi'oisemeul, puis celle de leur descendance hybride, dépend exclusivement rie la nature oinlesallinil.es île leurs éléments sexuels. Nous en avons la preuve dans le main;m: absolu île toute concordance on Ire les degrés de slérililé el la somme de diil'érence extérieure

c'est-à-dire lorsi|tie l'espèce A esl croisée parle pollen de B, puis l'espèce l! par le pollen de A. Si nous nous i-appeloTis ce tpie nous venons de dire sur l'extrême sensibilité du système reproducteur et sur la délicatesse de •es alunites, comment pourrions-nous éprouver quelque surprise à voir les éléments sexuels de ces tonnes, (pie nous ^pelons espèces, difléreneiés au point de devenir ou absolument incapables ou faiblement capables .l'agir l'un sur l'autre* Nous savons que les espèces oui. généralement vécu sous les mêmes conditions et ont retenu leurs propres caractères pendant une période plus longuetpielesvariel.es.

presquetoujoursaprèseiiire-croisenieiit,etparlàs'expln[ue ce fait que les races d'animaux domestiques les [dus dilte-

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renies ne son 1 pus frappées île mutuelle siértlité. Mais un ignore si la même expliçalion s'applique aux variétés cultivées, quoique quelques i'ails tondent à le prouver. La disparition i!e la stérilité, sous l'influence île la domestication

qu'il faut rapporter leur i

i unit s soudainement survenus dates leurs finulil ion s vitales sans perte île fécondité au mémo degré que les espèces naturelles. De tes diverses considérations parait, se dégager cette probabilité rme la différence dans les alunites îles éléments sexuels des espèces distinctes, diil'éreniv dent dépend leur incapacité d'entre-croisement, est causée par l'accoutumance pendant une longue période de temps à des cinii.lii.ions propres à chaque espèce et. par ce l'ait que les éléments sexuels uni acquis ainsi des a iti ai tés fortement fixées. Quoi qu'il eu soit, dans les deux classes de cas que nous considérons, c'est-à-dire, ceux relatifs à l'auto l'écou-ilation et au croisement des individus de la même espèce, et. ceux qui ont Irait aux unions illégitimes et. légitimes des plantes héiéroslvlées. dire que la stérilité, soit des espèces après un premier croisement, soit de leur descendance hybride, indique qu'elles dillérent d'une manière fondamentale des variétés ou des individus de la même espèce, serait une assertion injustifiable.

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INDEX ALPHABÉTIQUE

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LA CONSTITUTION D'ANGLETERRE

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IV. -ARCHEOLOGIE KT SCIEXCES l'iïÉlIISTOHIQt'ES

LA CIVILISATION PRIMITIVE

Étude d'Archéologie prèhis

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JACQUIHOT (H.). - Les Temps préhistoriques dans la Nièvre. I. l^

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V. — LITTERATURE

VOLTAIRE

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KTi: [>KS HISTORIQUES

LES EELI&IOÏÏS, LES ARTS, LA CIYILISATIOÎÏ

BÉRAHD (P. M.). - Étude sur l'Idée de Dieu dans Decretales pseudo-Isidoriana? et capitula Àngilrs

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Correspondance cor

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LIBRAIRIE FRANÇAISE

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BÏÏIMTII MEISUBI M IA IIBEAIEIE FEISÇAISE

HISTOIRE DU MATÉRIALISME

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TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS.

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Citation: John van Wyhe, editor. 2002-. The Complete Work of Charles Darwin Online. (http://darwin-online.org.uk/)

File last updated 2 July, 2012