RECORD: Darwin, C. 1843. Association Brittannique pour l'Avancement des Sciences, XIIe session tenue à Manchester en 1842, Suite: [Rapport du Commission pour établir la nomenclature zoologique sur des bases uniformes et permanentes]. l'Institut, Journal universel des Sciences et des Sociétés savantes en France et à l'étranger 11 no. 500 (27 July): 248-251.

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NOTE: A translation of Darwin, C. R. Report of a committee appointed "to consider of the rules by which the nomenclature of zoology may be established on a uniform and permanent basis"'. Report of the British Association for the Advancement of Science for 1842: 105-121. Text Image PDF F1661b

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Li t" S«ctfon trail* du Sdencee yopunfin dite* et d« lcara appli. onitni : Matlideaatiqae*, Aitrvao* »i«t Phj*k|ne, Chimb, Zoologie, 'Botanique, Géologie, «te.—Elit pareil ion* le» Jeudi* par numéro* de I i it pages eu de 16 à 24 eolonnes.
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Chaque Seetkw (rmt par an an velum* aulvl de tablet.
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JOURNAL UNIVERSEL DES SCIENCES
et des sociétés savantes
EN FRANGE ET A L'ÉTRANGER.
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Bwncre JUatlj^matiquw, pi)t)siquMi tt Itaturfll».
500,
27 Juillet 1863.
P*IX DE L'AIONNEM. ANNOBL* Paria. Dept. Klrang.
ir« Section. 40 f. 33 f. 36 f. 2« Section. . 20 22 24 Ensemble.. 40 45 50
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i838-4842, 10 vol. . 120& L'année 1842, seule, 30 Toute au ire année. . 12
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SEANCES ACADEMIQUES.
ACADÉMIE DES 8CXEVCS8 DE PARIS.
Séance du i4 juillet 1843. — Présidence de M. Dumas.
Lectures.
Chimie : Ether nitrique. — M. Pelouze communique, au 4iom de M. Millon, les résultats suivants relatifs à l'action de l'acide nitrique sur l'alcool. On sait que, jusqu'ici, on a vainement tenté d'unir ces deux corps Tun à l'autre. M. Millon a réussi à combler celte lacune, en empêchant la production de l'acide nitreux, par l'addition de quelques grammes d'urée au melange d'alcool et d'acide; au fur et à mesure que l'acide nitreux prend naissance, il est décomposé instantanément par l'urée, et il en résulte des volumes égaux d'azote et d'acide carbonique. Par suite de cette addition, la distillation s'exécute facilement à feu nu; au lieu d'être tumultueuse, elle marche aver, régularité : l'éther nitrique passe dans le récipient , entraînant une petite quantité d'eau et d'alcool ; à la fin <ie l'opération, le nitrate d'urée parfaitement pur cristallise dans le résidu très acide.
L'éther nitrique a une odeur douce et suave, qui ne ressemble nullement à celle de l'éiher nitreux ; sa saveur est sucrée et légèrement amère : sa densité à -f-17° est de 1,112 ; il bout à 8V et, par l'approche d'un corps en ignition, il brûle au contact de l'air avec une flamme blanche. Il commence à se dé* -composer un peu au-dessus de son point d'ébullition. Sa formulé est AzO5 C4 H5 O. Une solution aqueuse de potasse caus-tique est sans action sur lui, mais la solution alcoolique le dé-
compose môme à froid, et il se produit des cristaux de nitrate de potasse, sans mélange de nitrite.
L'iode se dissout dans l'éther nitrique et le colore en violet. Le chlore l'attaque avec énergie et en dégage d'abondante» vapeurs nitreuses.
Les acides nitrique, chlorhydrique et sulfurique en opèrent la décomposition.
M. Millon a pu enflammer sans explosion des ballons de 800 à 300 centilitres remplis de vapeur (l'éther nitrique ; mais, en cherchant à prendre la densité de celte vapeur, à l'aide de l'appareil de M. Dumas, le vase a été brisé avec une violente détonation, au moment où l'on en fondait la pointe au chalumeau.
On voit, d'après ce qui vient d'être dit, que, dans le procédé anciennement suivi, l'acide nitrique n'agissait que comme source d'acide nitreux ; l'alcool se comportait avec lui comme le font les métaux ; les réactions observées étaient complexes et: toutes les phases en étaient confondues.
Acide sulfocamphorique. — Après avoir rappelé les produits variés qui résultent de la réaction de l'acide sulfurique sur les corps d'origine organique, M. Phil. Walter entre dans le détail des faits nouveaux qu'il a eu occasion d'observer en faisant la révision de son travail sur l'acide sulfocamphorique, révision rendue nécessaire par le changement qu'a introduit M. Dumas dans le poids atomique du carbone.
Pour obtenir l'acide sulfocamphorique, on ajoute par petites portions de l'acide camphorique réduit en poudre line à de l'acide sulfurique ordinaire contenu dans une capsule de platine, en ayant soin de remuer continuellement ; la solution est limpide, mais il n'y a aucune réaction si l'on n'élève pas la température. Ce qui le prouve, c'est qu'on peut en précipiter la totalité de l'acide camphorique anhydre, en ajoutant une grande quantité d'eau. Si l'on chauffe, il commence à se dégager des
Doeuments relatifs à l'histoire des sciences.
Extrait d'une introduction à l'étude d$ VéUetricitè'^ar M. Becqubhbl.
Suite. — Voir les sis, précédents uuméroj.
Les applications de l'électricité à l'étude de quelques phénomènes géologiques ont provoqué des expériences dont les conséquences ont été expliquées différemment ; par exemple, on a cru reconnaître des courants électriques dans les filons, et aussitôt on les a considérés comme étant la cause des décompositions lentes et de quelques-uns des changements géologiques qui ont eu lieu à diverses époques et se produisent encore. Mais nous croyons avoir démontré que les moyens employés pour reconnaître la présence de ces courants n'étaient pas de nature à établir cette vérité, etque la croûte du globe, étant composée de roches qui ne conduisent pas l'électricité, ne pouvait par conséquent être traversée par des courants; et que s'il existait des courante, on ne pouvait les trouver que dans des parties très restreintes où il y avait des substances métalliques. Le défaut d'habitude dans l'observation des effets électriques produite dans les actions chimiques a dû induire en erreur les observateurs.
L'application de l'électricité, soit à la chimie, soit à la géologie, soit aux arts, exigeait que l'on eût des appareils doués d'une force constante. ou qui,
TOME XI*.
du moins, n'éprouvassent que de faibles variations dans un certain laps de temps.
Les piles à auges étaient loin de remplir ce but, puisqu'elles cessent prompte-ment de fonctionner. Nous avons fait connaître des principes simples, à l'aide desquels on peut construire des appareils voltafques à courant constant, qui nous ont servi depuis dix ans à des recherches électro-chimiques. Ce n'est que plusieurs années après que M. Daniel!, en se servant du même principe et du même moyen, construisit une pile à courant constant, laquelle, en raison des dispositions qu'elle a reçues, devint un appareil pratique. Depuis, il y a eu beaucoup de variations dans ces dispositions et dans les liquides employés. Avant même les travaux de M. Daniell, nous avions décrit la pile à gaz oxygène , dans laquelle il n'entre que de l'acide nitrique, une solution de potasse caustique, et deux lames de platine communiquant métalliquement ensemble. Cette pUe, qui donne un dégagement abondant d'oxygène dans la solution de potasse, sert également d'appareil à courant constant quand on a besoin de courants peu intenses ; elle doit la régularité de son action à ce que les lames métalliques ne sont pas polarisées. Pour régulariser encore mieux l'action de la pHe à courant constant, on a substitué au zinc le zinc amalgamé, qui possède la propriété de ne pas être attaqué dans l'eau acidulée. Mais si l'on vient à le toucher avec un fil niétaUique inattaquable par le liquide,4e zinc se dissout, et l'hydrogène se dégage abondamment sur le platine. Cette
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L'INSTITUT.
Bhftés 'de g*àz o*yde de carboné, entre 45* etffcB°; à 60*, Je dégagement est triés rapide, il devient rtvêmte tumulufleux et oblige de retirer de temps en temps la capsule du bain-niarifc pour ralentir l'action et empêcher le liquide de passer par dessus les bords. Quand îl ne se dégagé plus rien, on laissé refroidir et Ton étend d'eau ; l'acide camphorique non attaqué se dépose ; on filtré et l'on concentre par l'exposition dans le vide, à côté de l'acide sulfurique concentré ; (acide sulfocam phorique cristallise avec le temps; les cristaux sont écrasés pour en exprimer l'acide sulfurique, puis redissous dans l'alcool et abandonnés à l'évaporation spontanée.
L'analyse, d'une part au moyen de l'oxyde de cuivre, et de l'autre par le nitre et le carbonate de potasse, conduit à adopter pour la formule rationnelle de l'acide sulfocâmpho rique, C " H 14 O 1 SO » -f- 3 H 0 O; et comme l'acide camphorique a lui-même pour formule C H14 O , la formation du nouveau composé s'explique en admettant qire l'acide sutfti-. rique perd un équivalent d'oxygène, t|tii enlève à l'acide camphorique un équivalent de carbone, pour donner naissance à de l'oxyde de carbone; l'acide sulfureux produit se substitue à cet équivalent de carbone et constitue l'acide sulfo-camphori-que, qui prend trois équivalents d'eau pour cristalliser.
Le nouvel acide a la môme capacité de saturation que l'acide camphorique ; il en diffère par sa grande affinité pour l'eau, dont il retient toujours un équivalent ; l'acide sulfurique et le \ide n'en peuvent enlever que deux ; le troisième ne se sépare qu'en présence des bases salifiàbles, ou par la destruction de l'acide. Ces deux acides appartiennent donc au même type ; ils sont formés d'un même nombre d'équivalents, unis de la même jpianière, et ils jouissent des mêmes propriétés chimiques fondamentales.
L'acide sulfocamphôrique offre le premier exemple dNine substitution portant sur le carbone et rion sur l'hydrogène. En outre, le soufre s'y trouve à l'état d'acide sulfureuK, et non pas, comme cela s'observe habituellemfent, à celui d'acide hyposulfurique.
M. Walter termine son mémoire par l'énoncé des formules des principaux sulfocamphorates qui présentent cette particularité remarquable d'être solubles dans l'eau alors que les camphorates correspondants ne le sont pas.
Examen et conservation du lait. — M. Donné lit un mémoire dans lequel il revient sur les précédentes communications qu'il a faites à ce sujet à l'Académie. On se souvient qtie cet observateur a proposé d'apprécier insiantànémënt la richesse du feit, h l'aide d'un instrument qu'il nommegalactoscope, et qui consiste en deux lames de verres plans, entre lesquelles on déposé line goutte du liquide & examiner; on écdrte les lames jusqu'à xe que l'on cesse d'apercevoir la flamme d'une bougie à travers la couche du lait interposé : une table construite empirique-jnept fait connaître la relatidn qui existe entre Te dtegré d'é-
cartementfes^artesAla r^dWtese du lait observé. Aujourd'hui b&iHîé^ ddns le but dfc répondre aux objections dirigées edfclrè fcoà itiitrument, cén&eMe d'y joindre la détermination dé fa detosité éà fcérum Regarde comme très peu variable. Enfin, il décrit uh appareil propre à la conservation du lait, appareil dans lequel le lait, maintenu à une basse température au ifioyeh de" la glace, est soumis à tm mouvement continuel de rotation, qui empêche la crème de 's'en séparer.
Toxicologie. Empoisonnement par le cuivre. —MM. FlandEn et Danger ont appliqué à la recherche du cuivre, dans les cas d'empoisonnement, le procédé de carbonisation qui leur a déjà servi dans leurs travaux sur l'arsenic et l'antimoine; toutefois , comme il s'agit ici d'un métal fixe, ils ont pu le sintylifier sans rierf lui ôter de son exactitude. Ce procédé consiste à car-betaiser les matières animales par un tiers de leur pmds d'acide sulfurique concentré ; on chauffe ensuite le charbon jusqu'au foug'e obscur, soit dans fa capsule même où l'on a opéré la wmbtistîôn par Tacide, soit dans un creuset dë porcelaine approprié. Après^voir réduit cecharbon en poudre, on le mouille d'acide sûlfûrique, on chauffe jusqu'à Tébullition et on reprend par l'eau, qui dissout le sulfate de cuivre formé ; c'est cette solution que l'on soumet à l'action des réactifs propres à faire re* connaître la présence du métal. Ce procédé est applicable à la recherche delà plupart des autres métaux fixes, à quelques modifications près : ainsi, par exemple, pom* l'or, on devrait reprendre le charbon par l'eau régale, etc. En opérant de la sorte, MM. Flandinet Danger ont pu découvrir jusqu'à un cent millième de cuivre. Ils ont dû naturellement s'appliquer à reconnaître s'il est vrai, comme on l'a avancé, que le corps huitiain renferme du-cuivre et du plomb à l'état ndrtnal. Ils sont arrivés à oom* battre eette assertion et pâr des analyses directes 'et pàr des expériences physiologiques : un chieh a été soutais à taction du âulfate et de l'aôétate de cuivre, que l'ôn mêlait à ses aliments; la dose en ayant été progressivement augmentée, l'animal arriva» en prendre 40 centigrammes pàr repas, de vin$t-quàtre heures en vingt-quatre heures , sans en éprouver ouora *poh* blé dans sa santé : durant les 275 jours que dura l'expérience, il en avalagrammes. Or, les urines, Analysées sans interrupt tion pendant tout ce temps , t'ont jamais présenté la'moindre trace de cuivre , et l'animal ayatit tié sacrifié, on >eherrfia en vain ce rhétal dans ses muscles et ses os.
Parmi les symptômes ou effets pathologiques dét€hrmlnéslpar es composés cuivreux, il en est uu'fbrt digne dratterition : nous voulons parler de laprodùctiort d'un flux salntaireet bronchique,qui se manifeste quelques héures après l'empoisonne-merit aigu. C'est dans la itiatière de ce flux que se retrouve le poisdn absorbé. Lorsque Fanhélatton cesse, l'ahimal avfile avee sa'salive le fluide de lafttrspiration bronchique ; lefcUivre se mêle alors aiix évacuations intestinales ; ta bHe n'en renferme que des tracçs.'On se rappelle, srms flotite, que HttmPlartdilfc
propriété du âne amalgamé a été signalée pour la première fois par Davy, dans sa Lecture Backérienne pour 1826; mais c'est M. Kemp, d'Edimbourg, qui le premier l'a employé dans la construction des appareils vol Laïques ; MM. Sturgeon et Faraday ont fait aussi des recherches sur cette propriété. .. te principe général que Ton ne doit pas perdre de vue dans l'établissement 0es piles à courant constant, c'est que les lames employées ne doivent jamafe £tre polarisées de manière à contrarier le courant principal par suite de l'action d'un cpMrant dirigé en sens inverse,.
^ Il ne suffit pas d'avoir une forqe pour lui ftûre produire des eflfets, attendu flue ceuvci sont, dépendants de l'intensité de cette force, mais il faut encore avoir les moyens de mesurer exactement cette intensité. Nous avons fait connaître les divers moyens de mesurer avec une grande exactitude les rapports pistant entre Intensité du courant et la déviation de l'aiguille aimantée du multiplicateur. Plusieurs physiciens ont traité la même question à l'égard des courants d'une certaine intensité. Nous citerons particulièrement M. Pouillet, qui a décrit la boussole des tangentes et celle des sinus employées à cet usage.
M. Daniell a fait servir la pile à courant ( Transact, phil., 1889) pour rechercher de quelle manière s'opérait la décomposition électro-chimique des composés secondaires ; il résulte de ses expérience, que lYau des combinai-JOUS est décomposée en inuno temps que celles-ci, de telle sorte que la dé-
composition d'un équivalent d'eau correspond à celle <i'un équivalent tie cette combinaison, de sorte que si dans lewçuit voltaïque onr place un voltamètre renfermant un mélange d'eau et d'acide sulfurique, on recudUela même quantité d'oxygène et d'hydrogène que celle obtenue dans l'autre appareil,
M. Daniell a encôte iertmAU V[ue loi^(j(u'ôn soumet à l'action décompo-saàtexte là i»ite tai d^èau4Wfcfe<flëaff,(en
paHagfeant étt flea* pattele"*^ ^MttKftflb'le1
dlaphrtgtoe de WfiSle Ml Htitfe'Sâtetarit*, y*v«t 1tm&kttWTIiM*wt ^le^bsMfon *e rafcaliW^Ie-Hé^ètif, ërt^^tèt^qroe fWfcf «ait dé-eomfmsée, résultats qfcûprol^enttieltt^^^ éW»6*Wtal$ae dé la combhiaisoinle l'etrtr'avec racideon l^tftetlii.
M. Harris, ayfant ttowé reriiplof âe la tml^nce de tbMfon/tiYfeprts.'à faMé»de1d DèflrfÉeH^ffle, ^ expériences dé Contorèb' i«lt(Uves à la «ëté¥tnlrtàliOn( «M et'de la WpttWon'des ibrdes ; il ^dïf huHèutfcltlWtrèrqtie
ces lois n'ont pas toutes la généralité ^qu'On lemr »é|ïpoée.rM^»tof!s«d<ls d'annoncer que tout bn ^reeohnaissèint epie les résultftts quMl a cMMftis ^lafc^t quelquefois en plein désaccord avec la grande décotav^rte -decoufomb, il a dé* montré que ces résultats pouvaient rentrer dans ces lois, en ayant^'ëgofd aux actions par influence qui ont lieu entre éeux corps éleettfeés plaçait p^tit

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ei jftanger ont montré que c'est au contraire par les reins que t'effectue l'élimination tie Taotiiooiiic at de I'arsppie. Kn ëienr danl leurs recherches aux aeM'or et d'argent, ils onl obie&u , sou* le «apport de la voie suivie par ces corps popr sort ir de l'économie, des résultais intermédiaires entre ceux qui caractérisent les trais autres métaux dont il vient d'être question. L'er et l'argent s'échappent à la fois par les reins et les poumons; le chlorure d'argent plus aboadamment par ces derniers, Je chlorure d'or eaplus forte proportion par les premiers.
Cette différente dans les voies d'excrétion q«t stonvrë la nature pour se débarrasser des poisons doit être prise en grande considération dans le traitement des empoisonnements : m début, les neutralisants chimiques, et pins tard les vnédi-«cataona qui s'adressent principalement aux organes par les* ^oejgla substance vénéneuse tend naturellement à s'échapper.
Après la mort, c'est dans le tube intestinal et dans le foie exclusivement que s'accumule le cuivre entraîné par l'absorp-On. Ctpquante à soixante grammes de ce dernier viscère suffisent pour acquérir juridiquement la preuve d'un empoisonneront par les préparatiops de ce métal.
OvoUxju.~-k foocasiep des cooimonieations qui ont été faites à FAcadémie dans la dernière séance par MM. Bis-«boff et Raciborski, M. Duvernoy rappelle qne Frédéric Cu-viara montré depuis longtemps la relation qui existe entre la période du rut <$hez les animaux et la menstruation : les femelles de singe offrent -cette période tous les mois, et eHe est accompagnée d'an suintement sanguinolent. NU. Négrier et Gendrîn avaient, de leur côté, fait voir le rapport du développement des vésicules de Gjraaf comme cause et de l'évacuation menstruelle comme effet. M. Duvernoy lui-même avait observé le développement de l'ovule et sa marche vers la surface de l'ovaire indépendamment de la coopération du teftle : il avait reconnu sa séparation ak>rs%méme que la fécondation n'avait pas lieu, ainsi que cela s'observe chez les oiseaux, et notamment chez les poules, qui pendent fréquemment des œufs sans germe : ces opinions ont été consignées dons le Bulletin du congrès scientifique de Strasbourg et dans ]a Revue zoologique de 4842. Ce que l'on ignorait, et ce que M. Bisehoff a réellement montré, c'est la rencontre de l'élément fécondant mâle avec l'ovule dans l'oviducte, où ce dernier fttsse à l'époque du rat et avant tout rapprochement sexuel.
Mathématiques : Système de ï abacus.M. Chastes, poursuivant ses recherches sur l'histoire de l'arithmétique, adresse mn travail sur la possibilité de suivre les traces de l'abacus après que cette méthode eut pris le nom d'algorisme : il montre que jusqu'au xvi« 6iècle on savait que l'arithmétique vulgaire en tirait son origine.
M Astronome. — M. Sédillot envoie une note sur la détermination de la troisième inégalité lunaire eu variation par les
Arabes. M. Munk avait prétendu qu'il n'existait aqcun rap* port entre l'exposé du 5e chapitre du 5e livre de PAlmagçste de Ptolémée, qui traite de la Prosneusede l'épicycle de la lune, et la variation découverte à In fin du xvi« siècle par Tychor Brahé; et que, de plus, About Wefa n'avait pas été plus loin que Ptolémée et que sa troisième inégalité n'est autre qpe la Prosneuse de l'astronome firec. (V. le n« du 15 juillet.) M. Sédillot cherche à établir q|ie, pour Ptolémée, la Prosnçuse était» en quelque çorte, un corqllaire <|es deux inégalités de l'excentricité et de l'érection, auxquelles elle servait de correction. Pour Abou| Wefàj c'esi une inégaljté pouvelle, une troisième inégatyp, indépendante des deux premières, dont il place le maximum dans les octants, qu'il a mesurés, après une série d'observations longtemps combinées , avec une précision remarquable et qui est identique avec la variation. Aussi M. Sédillot persiste-t-il à réclamer pour l'auteur arabe une partie de la gloire que la détermination de cette inégalité a fait rejaillir sur Tycho-Brahé.
Satellites de Jupiter. — M* Alberii annonce que parmi les manuscrits de Galilée, rassemblés pour l'édition qui s'imprime à Florence, on a retrouvé ceux qui contiennent les travaux relatifs aux satellites de Jupiter, que l'on croyait perdus depuis deux siècles.
Gomète du mois de mars 4845. — Lé consul de France à Corfou transmet quelques renseignements recueillis par M. LeoneHi sur cettë comète, qui a été aperçue le 45 mars à l'ouest de l'Ile.
— M. 8icé adresse les observations qu'il a faites à Pondi-ehéry sur cette même comète : ces observations, ayant été faîtes à l'œil nu, ne peuvent être d'aucune utilité.
Appareil pour déterminer le passage du soleil au méridien-Dans cet appareil, imaginé par M. Dent, on a imaginé trois surlaces réfléchissantes, de manière à ce qu'elles puissent servir, tantôt comme réflecteur simple, tantôt comme réflecteur double, et de telle façon qu'un observateur puisse voir deux images d'un objet éloigné, quand cet objet est près d'un plan imaginaire passant par l'instrument. Il résulte de cette disposition que la coïncidence de ces images a lieu quand l'objet éloigné se trouve dans le plan imaginaire dont nous av(ms parlé.
Météorologie : — M. Crowe envoie les observations météorologiques qu'il a recueillies à Altan dans le Finmark.
— M. Fargeaud, professeur de physique, annonce l'envol des détails relatifs à la chute de la foudre sur la cathédrale de Strasbourg dans la journée du 10 juillet dernier ; la pointe de platine du paratonnerre a été fondue dans une longueur de cinq à six millimètres.
CnWB : Sfalrine.. — M. Piria, pqurçuivant se? trav^ sur la sâlicine, est parvenu à constater que cette substance resuite de la combinaison du glucose avec un autre corps, qu'il nomme
distance. La loi de Coulomb n'est donc masquée dans ce cas quej^irim, d'induction; au surplus, elle a été tellement bien Établie p^r de npmbr^i^s expériences et par les travaux analytiques de M. Poisson > qu'elle,est à l'abri de toute attaque. j
' On doit également à M. Harris des expériences intéressantes sur les dreon- I **bufeces qui accompagnent-la décharge électrique entre deux conducteurs, et ! mdotMttâ ne pourons rendre compte id; «ow citerons néanmoins les lois ! «yrMpaleft'qtftl a obtenues»
1° Les quantités respectives d'électricité de Nd/tfff contraire j néces, \p0*ri*r*9*r4er*m MWfrp*. dam mm, tim^is^of^ort ;
.«ta* la* detmté :de l'air»
faMtmte+lisu aëêï lamritiè data mm quart , és Qintemsiti euaaéûm
ut -
LmJieMnoem laq**U* pmU s*décka*9*tLMs+ flirti awiiqftwq donnée ^st idmsmneimpfota&crtiatcia djmgitfàéVmr.
'ilL ramiay^ hqni lîpndoit on il fond n«*bre <fe.>âéeoiirii1ea4mpcir-4pteMPiéfawlm I liiiwift1 ,ai cherché à/ détcmmtr Jepounoir inducteur des —hwtMiff Jautoili h Qn sait , que «quand «a.iaterptseunioorps ittlantealre «a<caqpéleclQié ti mn amUre qui ne l'ait pc*, le premier egusce «u»4xfei-cl 9 *aig»é le aasjaimprposé, one açtion inductive ou par iDflueMe*Wsde
q^eUe manière 4#tçnriep t le eprps isolant intermédiaire? 0imwme-tnil l'action ,et,dans quel apport, sutowt Jla iwtyre 4u W»*? Telles sont l*s q^r tipqs, q^ie,\e pRPPWé,4e résou4re. Il a j^r
ààtewm* ierpouvpirlMuçteur pçur Je gu.?q4e carix^iflue, rhydrog^pe, de tôf&>CBtiwe»Ja laque, le soufre et,^ verre, etil a déd^t éfi. ses expériences, ce l'pn .^p^it^à, que l'induction s>
père de la même manière que la propagation du fluide électrique dans les corps conducteurs , avec cette différence néanmoins que dans le premier cas il n'y a pas transmission, tandis que dans lç second cette transmission a lieu.
M. Faraday, désirant rattacher les phénomènes électriques à quelques principes généraux, a étudié avçcde grands développements les rapports existant entre l'inducfyn, la conductibilité et les diverses décharges électriques» Ce travail a une t^le étendue, que nous ne pouvons que le mentionner ici ; mais uue des découvertes les plus importantes de M. Faraday, en électro-chimie, est, sans aucun doute, celle àe l'action définie de l'électricité, dont il sera question plus loin.
, l'action dfft'électrioilé voltalqne «r les matitos xa^aniquera été étudiée dansoes*deniièveS aimées avec soin, particuHèfement sur.iVilcool et l'é|her. « flou citerons en panière lignolL ArthurConneU r quia, «connu que 4'«looel l'eau seele^uhit l'action dépoepoeante, que -fe 46gVe

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saltgénine. On les sépare au moyen de la solution de synaptase : i après quelques heures de contact, on agite le mélange avec l'ëther, qui s'empare de la saligénine, et vient nager à la surface du liquide aqueux, où le glucose reste en solution. La sa* ligéqine s'obtient par evaporation spontanée du solutum éthéré. Elle cristallise en larges tab'es nacrées ; avec les sels de peroxyde de fer, elle donne une belle couleur bleu d'indigo : l'acide sulfurique concentré la colore en rouge intense ; l*?s acides éten îus d'eau la transforment à chaud en salirétine; avec les corps oxydables, elle donne de l'hydrure de salicile et de l'acide picrique avec l'acide nitrique; on voit que ces caractères joints à ceux du glucose représentent ceux de la salicine.
D sin fee lion des fosses d'aisance. — M. Poussier propose d'appliquer à cet usage le sulfate d'alumine impur provenant du lessivage des pyriies : ce produit est très abondant, et une fosse de 50"*- en exigera une quantité dont le prix s'élèvera à peine à 50 francs.
Photographie : Action des substances accélératrices. — MM. Choiselat et Ratel pensent que les substances accélératrices n'agissent qu'en s'emparant de l'iode mis à nu par l'action de la lumière, et la transformation de l'iodure d'argent en *ous-iodure. Ils ont reconnu par expérience que les corps dépourvus de sensibilité par eux-mêmes exaltent beaucoup ceHe de la couche sensible ; dans ce nombre, nous citerons l'hydrogène et surtout le carbone. Ainsi, en ajoutant au brôme f employé comme matière accélératrice, des huiles essentielles, du naphte, de l'eupione, de l'iodoforme, de l'alcool, etc., ils ont réussi à obtenir des vues en deux secondes. Leur procédé d'application de la vapeur accélératrice est des plus simples : on met daps un flacon 20 à 45 grammes d'un mélange de brôme et d'io-doforme dans le rapport de 5 à 2, ou de brôme et d'alcool anhydre ; pour s'en servir, on aspire avec une petite pompe de verre un demi-centilitre de la vapeur qui s'échappe du mélange et on l'injecte dans la boîte à brôme par une ouverture que l'on referme aussitôt; la plaque exposée à cette vapeur s'en recouvre très uniformément et avec une grande rapidité.
— M. Arago préseute un buste de Watt, exécuté en ivoire, d'après celui dû au ciseau de Chantrey, et à l'aide de la machine à copier les statues, imaginée par Watt lui-même.
—L'Académie reçoit unsecond mémoiredeM. Raciborski sur la menstruation; le premier volume de l'Économie rurale, de M. fioussingault ; la Géologie appliquée à larecherche des minéraux utilts, de Al. Amédée Burat, et enfin les Actes des séances publiques de l* Académie des sciences de Saint-Pétqrsbourg. - ^ ^ -
ASSOCIATION BBITAmttQtm POVB L'AVAJICBMIDVT DM BCUnCO».
XII session tenue à Manchester en 1842.
Suite. — Voir les n" 458 à 477, 497, 498 et 499 de VInstitut. Mous terminerons ce qui concerne la session de 1842 de
au pôle négatif, et que l'oxygène donne naissance, par son action secondaire , à des composés qui se dissolvent dans l'alcool ou se précipitent $ il a conclu de là que l'alcool absolu devait renfermer de l'eau comme principe constituant ; or, comme l'éther, dans les mêmes circonstances, n'éprouve pas l'action décomposante du courant, M. Gonnell en a inféré que l'éther ne renferme pas d'eau au nombre de ses principes constituants.
M. Ed. Becquerel a commencé, en 1839, une série de recherches pour étudier les effets électro- chimiques produits dans les changements chimiques opérés dans les corps sous l'influence de la lumière, particulièrement dans la décomposition du bromure, du chlorure, de l'iodure d'argent; les résultats auxquels il a été conduit rentrent dans les principes généraux dont on a parlé précédemment. A l'aide d'un instrument qu'il a nommé actinomètre électro-chimique, U a déterminé avec exactitude l'intensité de l'action chimique de chaque partie du spectre solaire ; ces opérations sont d'autant plus importantes qu'elles l'ont mis à même de résoudre la question du contact de la manière suivante :
Lorsqu'une substance agit sur une autre, sous l'influence de la lumière, il se produit des effets électriques, comme dans toute réaction chimique, lesquels se manifestent tout que persiste cette influence. Quand celle-ci cesse, A oTy plus aucun signe d'électricité, et cependant le contact des substances
l'Association britannique par la reproduction presque intégrale d un rapport qui a été fait au sein de la section de zoo» lugie, au nom d'une commission que l'Association avait chargée d'examiner quelles règles, quels principes il conviendrait d'à» dopter pour établir la nomenclature zoologique sur des bases uniformeset permanentes.—La commission à qui avait été confié ce soin se compose de MM. W.-J. Broderip, C. Darwin, J.-S. Henslow, L. Jenyns, W. Ogilbv, R. Owen, J. Phillips, J. Richardson, W.-E-J. Shuckard", G.-R. Waterhouse, O. West-wood , W. Yarrell et H.-E. Strickland, rapporteur. — Cè rap-port est un peu long, mais pour être parfaitement comprise la commission avait besoin d entrer dans des développements qu'il nous a été impossible d'abréger beaucoup. Les zoologistes nous sauront gré, nous Tespérons, d'avoir mis ce rapport sous leurs yeux ; quant aux personnes que la zoologie n'intéresse pas d'une manière spéciale, elles seront satisfaites par le soin que nous pre* nons de le diviser en plusieurs fragments qui ne seront insérés que successivement.
« Toutes les personnes qui sont au courant de fétat présent de la zoologie savent le grand préjudice que cette scienee éprouve par le vague et l'incertitude qui règne encore dans sa nomenclature. Nous ne voulons pas parler ici de cette diversité de langage ui résulte des différentes méthodes de classification adoptées par les divers auteurs et qui-sont inévitables dans l'état actuel de nos connaissances. Tant que les naturalistes ne seront pas d'accord sur les points de vue sous lesquels il conviendra d'envisager les affinités naturelles des animaux , Û y aura toujours des différences dans la classification, et le seul moyen d'arriver à un véritable système de la nature es! de permettre toute liberté de système dans cette matière. Le mal dont on se plaint est d'un autre caractère. II consiste en ceci : que lorsque les naturalistes sont tombés d'accord sur les caractères et les limites d'un groupe individuel ou d'une espèce, ils ne le sont plus sur les dénominations par lesquelles ils le* distinguent. Un genre est souvent indiqué par trois ou quatre synonymes exactement équivalents» et une epèce parfois par le double de ce nombre» Ln l'absence de règle sur ce sujet, les naturalistes se trouvent fort embarrassés sur la nomenclature qu'il convient d'adopter. La conséquence de eet état de choses» c'est que ce qu'on désigne par le mot de république des lettres ou des sciences se divise de plus en plus chaque jour en une foule d'états indépendants, qui se tiennent éloignés les uns des autres par la diversité du langage aussi bien que par les limites géographiques. Si un zoologiste anglais, par exemple, visite les musées et converse avec un professeur en France, il trouve que la langue scientifique lui est presque aussi étrangère que celle du pays. Presque chaque individu qu'il exa-mine est étiqueté sous un nom qui lui est inconnu, et il n'y a qu'un séjour prolongé dans le pays qui puisse le mettre au tait de celte nouvelle science. S'il poursuit ses voya*
nouvellement formées avec les lames métalliques subsiste toujours, et rien n'est changé dans le circuit.
On peut donc déduire de ce qui précède qu'un contact qui n'est pas suivi d'une action chimiquenssaurait troubler l'équilibre des forces électriques
Nous le répétons, on ne pouvait résoudre la question qu'à l'aide de la lumière, qui permet de faire naître et disparaître à volonté l'action chimique sans détruire le contact, condition qui ne peut .être remplie avec le» agqnts chimiques ordinaires»
On lui doit encore des observations sur les effcto électriques produits farte contact de deux dissolutions différentes superposée» sous l'influence de la lumière ? les résultats obtenus montrent, par exemple, que les effets électriques, dans la réaction de deux dissolutions l'une «ur l'autre, «e compliquent d'effete électro-chimiques particuliers, résultant de la réaction de la lumière sur les lames de platine et les liquides environnants, réaction qui n'est pas calorifique et dont la nature nous est inconnue. Ce genre de recherches ne peut manquer de conduire & des résultats importants touchant l'action chimique de la lumière des corps. Il a encore examiné l'influence qu'exercent les corps dissous dans l'eau sur la décomposition électro-Chimique de celle-ci 9 et en a déduit un moyen simple qu'on pourra employer pour comparer entre dtes les affinités» (ta suite au prochain numéi 04


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ges en Allemagne ou eu Russie, il se retrouve dans la mèuie perplexité. Étourdi de tous côtés par cette confusion dans les nomenclatures, il revient désespéré dans sa patrie reprendre au plus viiç 1< s livres et se renfermer dans les musées auxquels il était accoutumé.
» Si ces diversités dans le langage scientifique étaient aussi profondément implantées que la langue vulgnire de chaque pays, il n'y aurait nul espoir d'y apporter un remède. Le langage scientifique est dans la bouche d uo petit nombre d'indu vidus comparativement; ces individus sont répandus sur des pays éloignés et communiquent seulement entre eux par des relations amicales. Cç qui manque, c'est de tracer quelques règles faciles et simples, fondées sur la justice et la saine raison, par un corps compétent de personnes, et de les fake circuler autant qu'il est possible dans le monde zoologique.
» L'attention des chimistes, des astronomes, des anato-mistes et des minéralogistes s'est fixée depuis quelques années sur la nécessité d'établir leur langue respective sur de saines bases. Pourquoi donc les zoologistes* hésiteraient-ils à accomplir le même devoir : surtout à une époque où tous reconnaissent les maux de l'état d'anarchie dans lequel se trouve actuel-ment la science ?
» 11 est inutile de remonter bien haut pour rechercher les causes de la confusion présente qui règne dans la nomenclature zoologique. C'est en grande partie le résultat des efforts qui ont été faits dans différents pays éloignés les uns des autres dans les mêmes branches de la science, par des personnes qui n'avaient nulle connaissance de leurs travaux réciproques, ou qui négligeaient de prendre des informations suffisantes sur l'état de la science dans lesautres régions. D'ailleurs, quand on considère les obstacles qui subsistent encore à la circulation des livres au delà des limites conventionnelles des étatsoù ils ont été pt^bliés, il faut convenir que l'ignorance des écrits des autres, tant déplorable qu'elle soit, est en grande partie excusable.
» Mais il y a une autre source à ce mal qui est beaucoup moins excusable : c'est l'habitude de flatter quelques vanités individuelles en cherchant, sous le prétexte le plus frivole, à renverser le nom établi par celui qui a le premier découvert l'objet pour y substituer, une nomenclature nouvelle et non autorisée. Un auteur pose comme règle qu'aucun nom spécifique ne doit être emprunté à des sources géographiques, et par conséquent procède sans hésiter au remplacement de tous ces mots par d'autres de son choix. Un autre déclare la guerre aux noms d'origine exotique et étrangers au grec etau latin ; un troisième excommunie tous les mots qui excèdenl un certain nombre de syllabes ; un quatrième biffe tous ceux qui ont été donnés pour flatter quelques individus, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'universalité et la permanence, ces deux grandes con ditions essentielles du langage scientifique, aient complètement disparu.
» C'était assurément un objet bien digne de l'attention de la section de zoologie de l'Association britannique, de chercher les moyens d'atténuer ce mal, sinon d'y mettre un terme. La meilleure méthode pour le tenter était aussi de confier à une commission choisie avec soin dans son sein la lâche de préparer une série de règles dont l'adoption pourrait ensuite être abandonnée au bon sens des naturalistes en général. Émanant de f Association , on a l'espoir que les règles proposées seront revêtues de toute l'autorité qu'un zoologiste seul, quelque émi-uept que fût son mérite» ne pourrait leur conférer.
9 Nous allons maintenant procéder au développement de noire plan ^ et afin de rendre plus prépondérantes aux yeux des naturalistes les raisons qui nous ont guklés, nous ajoute* rons à chacune de nos propositions quelques explications som maires sur Its circonstances propres à les justifier.
» Parmi les règles nombreuses de nomenclature qui ont été proposées par les naturalistes, il y en a beaucoup qui, quoi que excellentes en elles-mêmes, ne sauraient toutefois être recommandées. Les* cas dans lesquels ces règles ont été négligées , ou ceux dans lesquels on s'en < st écarté, sont si nom*
breux et si anciens que pour les ramener à la règle il faudra»* renverser de fond en comble tout l'édifice de la nomenclatures zoologique; mais, sans adopter ces propositions comme des loiy imperatives 9 on peut les consulter avec avantage en faisant it la langue des zoologistes le* additions nécessitées par les progrès de la science. En s'attachant aux principes raisonné* dte~ la philologie, on peut à l'avenir éviter des erreurs, même; quand il est trop tard pour remédier au passé, et il fout ea*-pérer que par-là le langage de la science ne tardera pas à présenter un caractère de pureté classique plus grand que celai*-qu'il offre aujourd'hui.
» Notre sujet se divisera donc de lui-même en deux partfes r la première, qui consistera duns les règles propres à amener Br rectification de la nomenclature zoologique actuelle ; et lu seconde en des recommandations de nature à provoquer à l'avenir* des améliorations dans cette nomenclature.
Partie I". Règles pour la rectification de la nomenclature,
actuelle.
» Limite du plan à la nomenclature systématique. — En pro^ posant des moyens pour établir une nomenclature zoologique*' permanente et universelle, nous devons déclarer d'abord que* nous nous bornons simplement au latin, c'est-à-dire à la langue' systématique de la zoologie, et que nous n'avons pas à nous»' occuper des noms vulgaires ou de lieu qui ont introduit bien* de la confusion dans la science, au détriment des noms latins; binômes qui doivent former seuls la langue légitime (far
» La loi de priorité est la seule juste et effective. — En zoo** logie, personne aujourd'hui n'a de titres et d'autorité égaux k ceux de la personne qui la première a tracé les caractères d'un1 nouveau genre, ou a décrit une nouvelle espèce ; c'est donc nom qu'elle a assigné à l'un ou à l'autre à l'origine, qui, maF~ gré qu'il soit inférieur en élégance et sous le rapport expressif à eeux postérieurement proposés, doit être en principe général maintenu d'une manière permanente. Bien plus» dit' deCandolIe, l'auteur même qui a le premier établi un non» n'a pas plus qu'un autre le droit de le changer pour simple' cause d'impropriété. La priorité est en effet un terme fixev positif, qui n'admet rien d'arbitraire ou de partial. D'après ces raison», nous n'hésitons pas à adopter comme maxime" fondamentale la loi de priorité ; c'est-à-dire que :
» I. — Le nom donné originairement par le fondateur d'unr groupe, ou celui qui a le premier décrit une espèce, doit être* maintenu d'une manière permanente et à l'exclusion de tousr les synonymes ultérieurs, avec les exceptions dont il sera* question ci-après.
On ne remontera pas au delà de Linnée. — Comme nos* principes reposent sur le système binôme de la nomenclature r système précieux qu'on doit exclusivement à Linnée, il est' clair qu'il n'est pas nécessaire de faire remonter notre principe de priorité au delà de la 12e édition du Systema nainrœ T puisqu'on sait qu'avant cette époque les naturalistes étaient dans l'usage de désigner les espèces, non par un nom compris en un seul mot, mais par une définition qui formait une phrase et dont la longueur présentait de graves inconvénients. Ainsi nous recommandons la règle suivante :
» II. —La nomenclature binôme étant due à Linnée, la foi de* priorité relativement à la nomenclature ne doit pas s'étendre aux écrits des auteurs qui l'ont précédé.
» Les noms génériques ne doivent pas disparaître dans f&p divisions subséquentes. — Comme le nombre des espèces coir-nues qui forment aujourd'hui le bagage de la science zoologique s'accroît de jour en jour, et que nos connaissances sur leur structure deviennent de plus en plus complètes, de nouvelle* généralités se présentent nécessairement à l'esprit des naturae listes, et le nombre des genres et des autres groupes qui exigent un nom devient chaque jour plus éteqdu. Il devient donc nécessaire de subdiviser les anciens grofipf s et de formuler de» définitions qui sont continuellement plus limitées. Dans un pa^

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reil travail, il est de toute justice envers le premier auteur de ne pas perdre de vue son nom générique, et il importe,à la science que tout ce qui est correct dans sa nomenclature reste sans altération au milieu des additions qu'on fait continuellement. C'est d'après ce motif que nous recommandons l'adoption de la règle suivante :
» m. — Un noni générique une fors établi ne doit jamais disparaître dans les subdivisions postérieures d'un groupe, mais <loit être maintenu dans un sens restreint pour l'une de ces «^indivisions constituantes,
» Les noms genériques doivent être cotofitwé» pour la portion typique de l'ancien genre.—Les auteurs indiquent souvent sous le nom de type du genre une espèce qui sert de tenue de comparaison ou de point de départ, parce qu'elle présente au plus haut degré les caractères essentiels les mieux, définis. C'est ce que nous demandons qu'on fasse en conservant le nom -de l'ancien genre dans sa signification typique, et cela nous <létëtttoitte à proposer que :
» IV. — Le nom générique doit toujours être maintenu pour la portion dugenre originaire qui a été considérée comme typique par l'auteur» Exemple» Le genre Picumnus a été établi par Temmimck, et comprend deux groupes » Tun à quatre doigts, l'autre à trois, dont le premier a été considéré comme typique par l'auteur. Cependant Stirainson, eu élevant plus tçrd cesigroupes au rang dfun genre, a donné le nom de Àtikenuru* au premier, et retenu celui de Picumms pour le second. Dans ce cas, il ne nous reste qu'à rétablir le nom de Picumnus , Temminck , dans son sens exact, en effaçant le nom de Asthenums, Swainson, et à imposer ub nouveau nom UjUgroupe à trois doigts que Swarason a appelé Picumnus.
* Quand on n'indique pas de type, alors il faut conserver le nom originaire pour la subdivision postérieure qui l't reçu la première. La proposition suivante n'a pas besoin d'explication*
» V. —Quand la preuve relative au type originaire dun genre «est pas parfaitement claire et indubitable, alors le naturaliste qui le premier subdivise le genre peut appliquer le nom originaire à telle subdivision qu'il juge convenable, et aucun auteur postérieur n'a Je droit de transporter oe nom à aucune autre portion du genre originaire*
» Un nom postérieur de même étendue ique l'antérieur doit être entièrement supprimé. — Quand utt tuteur viole la lot de priorité en assignant un nouveau nom à un genre qui a déjà dénommé et défini convenablement, la seule pénalité qu'il soit permis d'appliquer à cet acte de négligence ou d'injusticef c'est de rayer ce nom du tableau de la science. Par exonpteyle eenre MonAuliiSi Vieil., 1816, est précisément l'équivalent de Lophophorus, Temminck, 1813, les deux auteurs ayant adopté la même espèce comme type » et par conséquent lorsque ce genre a été depuis divisé en deux, il rtefrt pas«xact d'appliquer le nom fautif de Monaulm k l'une des subdivisions. Ainsi : . »YI.—Lorsque deux auteurs définissent et nomment le même ^enre en lui donnant tous deux les même*limhea v le dernier nom doit disparaître en totalité et ne pas étreoonservénlans mn 30ns restreint ou modifié.
* Cette règle admet l'exception suivante :
* VII. — Pourvu toutefois que si ce&nutèufô ohoisisfeentleure types respectifs dans des sections différentes du genre^ ces sections étant ensuite converties en agences,, alors 4e&ideux noms ^peu vont être conservés dans un sens restreint rpour >les deux genres respectifs. — Exemple. Les noms QEdemxi et Melanesia étaient primitivement synonymesv mais leurs» types respectifs ont été pris dans des subdivisionsdifférentes-dont on u fait des genres qu'on a pu distinguer par ces deux noms.
. i lJn nom postérieur, équivalent à plusieurs, antérieurs \ doit -être effacé ; c'est le même principe que la règle VII, maiafor-anulé ainsi :
» VIII. — Si un nom postérieur est appliqué de manière^ embrasser dans son étendre deux ou plusieurs genres déjà publiés, il faut le faire toudfment disparaître. — ^Exemple. Psi*, rocolius, Wagl., 1827, équivaut à S ou 6 genres publiés
précédemment sous d'autres noms, et par conséquent doit disparaître. Si ces genres publiés précédemment sont adoptés séparément, comme cest le cas pour le PsarocoUus, les noms doivent être conservés; mais si on les combine en un seul, comme le dernier auteur, alors la règle suivante est nécessaire :
> Un genre composé de deux ou plusieurs genres précédemment proposés, et dont les caractères ont paru insuffisants, doit conserver le nom de lun d'eux. — Il arrive souvent que les progrès de la science exigent que deux ou un plus grand nombre de genres fondés]sur descaractères insuffisants ou erronés ont besoin d'être reconstitués en un seul. Dansoe cas, lu loi de priorité défend de supprimer tous les noms originaires et d'en imposer un nouveau à ce #enre composé. Il faut doue choisir une espèce comme type et appliquer le tiom générique qu'elle portait à tout le groupe nouvellement formé. Si ees noms génériques originaires ont une date différente, c'est le plus ancien qu'on doit adopter. Ainsi :
»IX. — En composant un genre avec plusieurs autres petits, le plus ancien de tous, s'il ne présente pas d'objections, doit être choisi, et son premier nom générique étendu à tout le nouveau genre ainsi composé. — Les genres Accentor et Pruneita, de Viellot, ne présentant pas des caractères assez distincts, sont aujourd'hui réunis sous le nom général & Accentor, qui est le plus ancien. De même CerUhium et Potmnides, qu'on a considérés pendant longtemps comme distincts, sont aujourd'hui réunis, et le premier nom a primé l'autre.
9 Passons maintenant aux 'cas peu nombreux qui forment des exceptions à la loi de priorité et dans lesquels il est raisonnable et nécessaire de modifier les noms donnés originairement par les auteurs.
Du nom doit être changé quand il a «té précédemment appliqué à un autre groupe qui le conserve encore. —Comme c'est un point essentiel de la méthode binôme de désigner les objets en histoire naturelle par deux noms seulement. sans autre indication, il s'ensuit que les noms génériques dioivent constamment n'avoir qu'une setriesignification, ou, en (fautres termes, que deux genres ne doivent jamais porter le même nom. Quand ce cas arrive, le nom le dernier irem doit être effacé et remplacé par un nouveau avec un synonyme ancien. Lorsqu'il esc nécessaire de former de nouveaux noms pour cet objet, on doit veiller parfois à ce qu'ils aient quelque analogie awe ceux qu'ils remplacent; ainsi, -dans les oiseaux, le genre Piectorynôkus, étant déjà appliqué en vchthye4ogie, doit être transformé en celui de Pleciorhartvphus. Par conséquent :
» L —(Junomproposé-déjà pourun antre genre<en eoologfe ou en £x>feuM(fue doit être changé ; it en est de même pour les espèces d'wninéme<geikre, quand on «conserve tant le gem* que l'espèce.
» Un nom dont Ja «igiritioation est évidemment feusse doit être changé. — Certains noms de localités offrent à cet égarf dfestrapproobements choquants. Ainsi, lorsqu'on trouve un Batracien appelé «en dépit .denses véritables affinités Mastodons smrm, june espèce mexicaine Pièm c&fer, ou un oiseau vert* olive Miaoicapa at**, ou lorsque ce nom est emprunté à une monstraoshé iontuite, <oomme &tct*$ semwostris de Linnée* et HciiwéisjnnctuiÙQ Tunton, on est autorisé à rayer*» noma de là nomenclature etàadepter le eynonyme qui lestft-en date. NotwiproB^ nçmûrquer (toutefois que ce privilège peut damer'lieu £ <fc6*bus#ttne*lo)t «treupfJUqiiéquo dans des cm extrêmes euavwiboauoaBp^de'prnilenoeJOans'Ces limiter **** pbuwnstdonc diré:
»» XI.— Unroom peutéttreidhangéquand il impiique»aep»* positionfaussequipeutipropager des erreurs graves.
Les noms mal définis peuvent vôtre changés. — Atteins qu'une espèce >ou un groupe n'^it été défini d'une xnanièn intelligible quand on lui a imposé un nom , il ne peut être reconnu par les autres, < et la signifimtiondu nom mt-en corné quenee perdue. Deux choses, sont nécessaires avant qutai M9 zoologique possède de l'autorité : c'est -la définition et la puMi* eation.Lk définition implique l'efxpoaitieo distincte desoaonc*


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tères essentiels, et la publication l'insertion de ces caractères daas un ouvrage imprimé. Par conséquent :
> XH. Un nom qui n'a jamais été nettement défini dans quelque ouvrage publié doit être changé pour le nom antérieur par lequel l'objet avait d'abord élé désigné dans un ouvrage imprimé.
i Les noms spécifiques, quand on les applique comme noms génériques, doivent être abandonnés. — La nécessité de cette règle est justifiée par les exemples suivants. LeCormspyirko-corax, Linnée, a été élevé au rang d'un genre sous le nom de Pyrrhocorax. Temminck adopte ce nom génér ique et conserve l'ancien nom spécifique, de façon qu'il appelle cette espèce Pyrrhocorax pyrrhocorax. Cette inélégance de la méthode est si choquante qu'elle exige nécessairement une réforme du nom spécifique qui aujourd'hui est Pyirhocorax alpinus , VielL Nous proposons donc que :
» XIII. — Un nouveau genre spécifique ne doit pas^tre appliqué à une espèce quand son nom ancien a élé adopté pour un genre qui comprend celle espèce.
» On verra plus loin que nous nous opposons fortement à^e qu'on continue à élever des noms spécifiques au rang de noms génériques.
» H Faut veiller à la conservation de l'orthographe latine. —Posons d'abord au sujet de l'orthographe la proposition suivante : » XIV. — Quand on écrit des noms zoologiques, il faut conserver autant qu'il est possible l'orthographe latine.
» En latinisant les mots grecs, il existe certaines règles connues des érudits dont il ne faut pas se départir. Ainsi les noms que, certains auteurs modernes ont écrits Àipuncmia, Zetio-phasia , poiocephata, doivent, d'après les règles de Fétymo-logie, être écrits JEpycnemia, Xenophasia et pceocephala. Quand on latinise les noms modernes, on s'écarte de celte règle, parce. qu'ils ne seraient plus intelligibles ; ainsi les mots Woodwardi, tKnîghti , ne seraierit pins recorinaissables si on les latinisait ainsi : Vudvàrâi, Cnichti, eic. Mais les noms d'origine barbare sont plus flexibles, et ceux de Tockus\ awsuree, argaon-dah, kundoo, etc., peuvent dans le latin s'écrire Toccm^ ausure , argunda, cundu. Si on veut latiniser les noms propres , il faut employer la terminaison us, génit. i, quand le *trorn Tin It par une consonne, et ius et ii quand il finit par ttoé voyelle. Enfin il faut s'appliquer à transformer d'aprèëlee règles de la philosophie les noms grecs dans les noms latins. Un nom mal écrit n'enlève pas les titres de priorité à un auteur pour les donner à celui qui fait la correction. »
AOADMIE DES S01UIGE8 BCBAINT-PiTIESBOUEa.
(Clas«e pàysko-aMthématlxiiie.)
Supplément au rapport tur les travaux de L9Académie pendant Cannée 4843.
Voir les numéros 494» 496, 497 et 499«
iParmi les communications mentionnées dans ler*pport .que nous avons donné, particulièrement, parmi celles qui appartiennent aux dernières séances de l'année, quelquesnunes.nlavaient pas encore été analysées dansL'/nttiau,ou ne L'avaient été,que d'une manière insuffisante. Nous sommes.donc obljgésd'y revenir avant de commencer le compte-rendu des séances du ïfiremier semestre de 1843, dont nous possédons déjà les principaux éléments.
'Météorologie : Résultats dtobservations ^faites â Peking pendant les douze mois de tannée 1841. — Ces observations ont été faites par M. Gachkévitcb, membre de -Ja bmsiam ecclésiastique russe de Péking, qui avait été muni d'instalment s météorologiques et magnétiques par le département asiatique du ministère des affaires étrangères de Russie, l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg et l'état-major du corps des ingénieurs des mioes russes.
Nous n'indiquerons ici que les températures moyennes de
chacun des mois de l'année déterminées d'après les observations de 3, 7, 9,11 heures du matin, 1,5, S, 1 et 9 heures du soir. Les degrés sont ceux du thermomètre de Reaumur.
Moyennes de oeuf Moyennes dédui-
obsci valions Je Maxima. Mi Dim a. Difference*. tes maxima
chaque jour. el mini ou.
Janvier 4?» 85 + — 44%5 16°,B - «M
Février — 1 ,88 + 7 ^ — 13 30 ,7
Mars + 2 ,16 + U J — 4 45 ti
Avril -f >37 + 20 ,4 + 2,3 18,1 + 41
Mai -f- 16 ,52 + 25 ,9 + 5 ,2 20 ,7 + 15,!»
Juin + 47 >73 + 24\6 + 11 ,6 13 ,0 + 18 »1
Jutttet + W »68 + M + 11
AoOt f + 4^ M + n 4- es ,7 A + 10
Septembre + 15 ,42 + 24 ,1 + 9,0 11 A + 42 ,1
Octobre. -j- p — P,3 19. >0 4- 19 ,9
Novembre -j- 3 ,26 + 12,2 — 7 ,6 49 ,7 + 19 .7
Décembre — ,2 ,92 . 4-. — 9 *3 13 ,9 + A3 ,9
Moyennes + ^ ,85 + 17,71 + 0,71 17 ,0 + »,21
Hifcr — 3 ,12.. Le thermomètre n'est pas tombé au-dessous de—14°>S
Printemps -f" 10 ,02
,15... Le thérmomôtre n*a pas dépassé + 26°,1 Automne -f- 9 ,48
Astronomie: Comité du 2 décembre ' 1839. La détermination de l'orbite de cette comète, dont la déçouvei:te Appartient à M. Galle, à été l'objet d'un travail fait *vec soin par MM. Peiers et 0. Struve. — Les observations de cette,comète ont été faites à Poulkova par 0. Struve avec le grand réfracteur. Ces observations oopimenoent le 42 décembre i$39 et ont été continuées Jusqu'au £3 janvier 1&M). Pendant ce temps la comète a été observée dans quinze nuits. Les conditions atmosphériques ont ëléitrès défavorables poqr ces observations,, car la température élût :ConsianMi>Çfit au-dessous de — Réaumur ; elle baissa arôme jusqu'à — 24» pendant plusieurs nuils de suite, et,produisait ainsi un ^mouvement très fort dans les images. Néanmoins l'exactitude des observations est très satisfaisante, qpmme cela-est prouvé par tfpocord tfles renies observations de la même nuit entre elles et par la comparaison des observations au&éléments de l'orbite de la cojnèle. A cause de celte exactitude des observations, et parce que changement de position de la comète, tant hébocenirique que géocentiique,( pendant le temps des observations, a été très considérable (le,changement heliooen trique de laposuion de la comète-a été environ le changement géocentriqne environ 72°), on devait espérer queoe^ob^ervatioosdonneraient-uné détermination très exacte dû6 éléments;de l'orbite de la cornèie et principalement aussi de Mm excentricité. l'exception des quatre comètes à courlc.péviodei, on ne connaît l'excentricité que pour très peu de ces astres,avec quelque probabilité. 'Presque (ou» jours .il faut se contenter de supposer l'excentricité égale à l'unité ; car jusqu'en 1828, oil M. Struve père «employa pour la première fois le grand réfracteur de Dorpat aux observations des comètes, ces observations étaient toujours tellement imparfaites, que ce iv'est que pour les comètes très longtemps visibles et dont on a recueilli beaucoup d'observations, par e*emple.|wuiK«llôSiite«i(^ que la.dél^aùnatiuu tle l^iienlricil'e pmivait tyre-entreprise, wefequeiquesaocès.
tient tes Mfeuls que. nous a von* faite «n.couwuA.pour laidéten-niinâtioft de Voniilje9>di^séSfda«$>L'ordre dans^lequél ils ont éié<exéailé*..>lLcoM€ii4~d^ éléments
rabo^ttesf 'niédi«its ries observations du 12 décembre, tfju déoembt'e ét'du SS janvier. Ces éléments,r^préswfcent<dêjè si près touted les observations,.quellesppwrwentssfcrviivde toswe aux recherches ultérieures» Mous avons easuite'^hinBé tine éphéméride'pour les* diattgeaieiMs ries-ascensions droites et des déclinaisons de la cOnnète, correspondants anx petits change^ inems des éléments ou des Heux du soleil employés. Viennent après, les changements des éléments ^la comète et de ses positions, produits parles perturbations des planètes durant

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L'INSTITUT,
jrQtn&niA&i un us s&
DES SCIENCES ET DES SOCIÉTÉS SAVANTES
EN FRANCE ET A L'ETRANGER.
P» SECTION.
SCIENCES MATHÉMATIQUES, PHYSIQUES ET NATURELLES.
TOME XI.

ON S'ABONNE A PARIS,
AUX BUREAUX DU JOURNAL, RUE GUÉNÉGAUD, N* 19;
DAiri LBS DÉPABTBBUVT8 BT A L'ÉTAAXOIR9
Chez tous les Libraires, les Directeurs des postes, et aux bureaux des Messageries.
1843.

 


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Citation: John van Wyhe, editor. 2002-. The Complete Work of Charles Darwin Online. (http://darwin-online.org.uk/)

File last updated 2 July, 2012